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Science et technologie

Le CNRS s’ancre à La Seyne avec la construction d’un nouveau bâtiment

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De colocataires, ils deviennent voisins. Sur le site du Brégaillon, à La Seyne-sur-Mer, la division technique de l’Insu (Institut national des sciences de l’univers) du CNRS sortira des 600 m2 de bureaux qu’elle a occupé au sein de l’Ifremer pour un nouveau bâtiment de 2 450 m2 situé juste à côté. Dans le but de créer un campus scientifique unique  » au-delà des grands centres universitaires et multidisciplinaires », a souligné Antoine Petit, PDG du Centre national de la recherche scientifique, lors de la pose de la première pierre le 10 novembre.

Le bâtiment baptisé « Meust » (pour Eurocentre méditerranéen des sciences et technologies sous-marines) est conçu en forme de « L ».  » L’une des plus grandes difficultés que nous avons rencontrées était que le terrain de 4 800 m2 est presque triangulaire» précise Véronique Toussaint, architecte en charge du projet chez BBG Architectes, lauréate du concours de croquis début 2019. Il fallait cependant organiser de grands volumes rectangulaires. »

Un outil d’instrumentation pour le CNRS

La configuration en angle permet de diviser l’espace en deux. D’un côté, une partie plus administrative avec des espaces de rangement et d’accueil puis des bureaux au premier étage. De l’autre, une superficie uniquement au rez-de-chaussée. Nous y trouverons ateliers avec de grandes hauteurs sous poutres afin d’intégrer des ponts roulants capable de supporter jusqu’à huit tonnes de charge. Un petit bassin y sera intégré afin d’effectuer des mesures en immergeant le matériel scientifique. Une salle de 600 m2 et 8 mètres de haut, pour rentrer les semi-remorques et permettre la manœuvre des conteneurs, unit les deux parties.

Cette nouvelle enceinte sera essentiellement dédiée à l’instrumentation, autrement dit à la partie technique de la recherche, ici principalement dédiée à science maritime. DT-Insu et sa vingtaine d’ingénieurs et techniciens déjà présents à La Seyne constitueront l’unité principale hébergée dans ce bâtiment. Elle est chargée de développer les technologies et les nouveaux instruments imaginés par les différents laboratoires du CNRS. C’est au sein du DT-Insu que, par exemple, le BathyBotce robot qui explore les profondeurs océaniques, à 40 kilomètres au large de Toulon – et surtout 2 400 mètres de profondeur.

Vidéo de préfiguration réalisée par BBG Architectes

Elle sera rejointe ponctuellement par des chercheurs de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MOI), basé à Marseille, ainsi que du Centre de physique des particules de Marseille (CPPM). Il est le laboratoire hôte du Laboratoire sous-marin Provence Méditerranée et de son détecteur sous-marin de neutrinos, KM3NeT, aujourd’hui présent au sein de l’Institut de biologie marine Michel Pacha, toujours à La Seyne. La CPPM va donc délocaliser son câble et ses serveurs sur ce nouveau site.

Au total, entre trente et quarante personnes devraient occuper les lieux.

Cent deux pieux pour soutenir la dalle

 » Comme nous sommes dans une zone à risque de submersion marine, le bâtiment sera surélevé au dessus du niveau de la mer tout en étant relié au quai afin de charger le matériel. », poursuit Véronique Toussaint. Lequel quai sera surélevé de 50 centimètres par Ports Toulon Provence Méditerranée (TPM), propriétaire du site, lorsque la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var gèrera le domaine. Le CNRS bénéficie d’une autorisation temporaire d’occupation (AOT).

Le chantier doit être livré dans 19 mois. La campagne de décontamination du site se poursuit jusqu’à la mi-décembre.  » C’était une décharge des années 80 », précise l’architecte. A partir de cette date, 102 pieux, allant de 60 centimètres à un mètre de diamètresera coulé jusqu’à 20 mètres de profondeur afin d’aller » trouver le bon sol « . Ils viendront tenir la dalle. Puis fin février, commencent les travaux de gros oeuvre de ce chantier, répartis en 18 lots. Il est géré par Sodobat- Société Nouvelle Vigna.

(Crédit : K. Sarrazin) – Après la phase de décontamination actuellement en cours, place à la pose des pieux.

 » Le client souhaitait un bâtiment exemplaire, poursuit Véronique Toussaint. A l’intérieur, le bardage est en bois, le sol de l’étage supérieur est en caoutchouc et nous utilisons des isolants performants et écologiquement acceptables. » Au rez-de-chaussée, le bâtiment sera réalisé en béton brut embouti pour ressembler à des rochers. Le plancher sera en aluminium de couleur rouille. Le projet prévoit également l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit en pente.

UN parking d’une vingtaine de places, dont quatre disposent de bornes de recharge électrique, complète l’ensemble. Il est prévu que cet espace, plus abrité du vent, soit planté de plantation d’une quinzaine d’arbres » ce qui est rare sur un site industriel », illustre Véronique Toussaint.

Un investissement de 9,5 millions d’euros

Le déménagement de DT-Insu a été évoqué pour la première fois en 2010. » Mais le projet lui-même date de 2016 », précise Jean-Daniel Barde, adjoint au service technique et logistique de la délégation Côte d’Azur du CNRS, notamment chargé du pilotage de l’opération.

Le CNRS s'ancre à La Seyne avec la construction d'un nouveau bâtiment
(Crédit : K. Sarrazin) – La pose de la première pierre en présence de Nathalie Bicais, maire de La Seyne, Antoine Petit, directeur général du CNRS, Jean-Pierre Giran, président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, Laëtitia Quilici, Vice-président Président du Département du Var.

Cependant, la construction du bâtiment pourrait finalement ne pas voir le jour. Les travaux, initialement estimés à 8 millions d’euros, sont passés à 12 millions d’euros il y a un an et demi en raison de la flambée des prix. Le montant est actuellement fixé à 9,5 millions d’euros. Le CNRS, qui avait prévu une enveloppe de 4 millions d’euros, apportera à terme un financement de 5 467 000 euros.

« Ils considéraient ce projet comme important. Nous ne disposions pas d’un véritable outil de construction correspondant à ce que nous souhaitions faire. » explique Jean-Daniel Barde.

Parmi les financeurs, on compte également le Département du Var et la Métropole Toulon Provence Méditerranée (1 750 000 euros) ainsi que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (500 000 euros).

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