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Santé

Le bus Cœur de Femmes s’arrête à Auxerre : « Notre objectif est de sauver 10 000 femmes »

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Première cause de décès chez les femmes en France et dans le monde, les maladies cardiovasculaires touchent de plus en plus de femmes, de plus en plus jeunes. Thierry Drilhon, co-fondateur d’Agir pour le coeur des femmes aux côtés de la célèbre cardiologue lilloise Claire Mounier-Vehier, cite volontiers trois chiffres pour comprendre l’ampleur du phénomène : « 2, comme le nombre de femmes tuées dans un accident de la route. chaque jour en France. 33, comme le nombre de décès quotidiens dus au cancer du sein. 200, comme le nombre de femmes qui meurent chaque jour en France des suites d’une maladie cardiovasculaire. » « Contrairement aux idées reçues, les maladies cardiaques ne touchent pas que les hommes âgés et bedonnants », affirme Thierry Drilhon.

Une médecine « encore trop genrée »

Une réalité encore trop méconnue qui entraîne des retards de diagnostic et de traitement, même si l’urgence est parfois vitale. « La médecine est malheureusement encore très genrée. Si une femme tombe dans la rue, on pensera d’abord à un malaise vagal, pas à un problème cardiaque. Or, on n’a que quatre minutes pour réagir. »

Un diagnostic d’autant plus faux que les symptômes diffèrent selon le sexe et sont moins évidents chez les femmes, qui elles-mêmes les ignorent souvent. Par ailleurs, « 81 % des femmes ne prennent pas soin de leur santé, privilégiant celle de leurs proches, et 42 % ne surveillent jamais leur cœur », rapporte Thierry Drilhon, citant une étude récente.

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Alors face à cette « urgence médicale et sociétale », l’association Agir pour le cœur des femmes a lancé, il y a deux ans, le bus du Cœur des Femmes, pour « alerter, anticiper, agir ».

Sur 8 000 femmes accueillies, 89,6% présentaient des risques

Depuis sa création, ce bus qui sillonne les territoires au plus près des patients éloignés des parcours de soins a permis d’accueillir 8 000 femmes. Parmi eux, « 89,6 % présentaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire », précise Thierry Drilhon. Qui sait : « Nous sauvons des vies. Notre objectif est de sauver 10 000 femmes. Nous allons faire exploser ce chiffre. Il se souvient particulièrement d’un patient chez qui on avait découvert, lors de l’examen, une fissure de 7 cm au niveau de l’aorte. « C’était une urgence absolue, sa vie était en danger. Elle a été opérée immédiatement et a pu être sauvée. Si elle n’était pas venue, elle serait morte. »

Stationné depuis le mercredi 8 novembre 2023 au matin devant le gymnase des Hauts d’Auxerre boulevard Montois pour sa 35e étape, le bus Cœur des femmes permet d’évaluer, à travers un parcours en dix points, tous les facteurs de risque. . A bord, des équipes de soignants bénévoles de la région. «Je suis une infirmière à la retraite», dit l’une d’elles. « Pour moi, c’était normal de s’impliquer. Beaucoup de femmes se négligent et c’est grave.»

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Suivez un itinéraire en dix étapes

A 59 ans, Corinne partage ce sentiment. En avril dernier, elle a fait une chute. « Une amie aide-soignante m’a conseillé de consulter un cardiologue, par précaution. Jusque-là, j’avais toujours retardé… J’avais peur de ce que les médecins pourraient trouver. Mais quand j’ai entendu parler de ce bus, je me suis forcé venir. » Se définissant comme « quelqu’un d’assez stressé », Corinne ressent « des petites choses dans son cœur, surtout le soir » et « des craintes d’avoir des problèmes cardiaques », explique-t-elle lors d’un premier entretien avec un médecin, à son arrivée sur le Cœur. bus. Ceci est suivi d’une piqûre au doigt pour mesurer la glycémie et les lipides ; avant d’être pesé et mesuré.

Malgré le sérieux et la rigueur des examens effectués, le bus, étroit et chaleureux, ne ressemble guère au milieu médical et l’ambiance s’en ressent. Entre femmes, les secrets et les rires affluent vite. « C’est vrai qu’on parle beaucoup, mais c’est parce qu’on est stressées », sourit Corinne. Laquelle est ensuite reçue par un gynécologue, afin d’évoquer son suivi, mais aussi d’évoquer la ménopause, les problèmes hormonaux, les antécédents familiaux. Corinne parle de ses fausses couches et de son hystérectomie. Le cocon du bus se prête, opportunément, à des confidences parfois délicates. Après avoir discuté avec un addictologue – le tabac et l’alcool constituent notamment des facteurs de risque cardiovasculaire – Corinne s’allonge pour passer un électrocardiogramme. Un moment redouté.

« C’est pour ça que je suis venu, pour voir si tout va bien de ce côté-là. » Quelques minutes plus tard, lors de la dernière consultation, un médecin la rassure : « Il n’y a pas de problème majeur. » Tout au long du parcours, à chaque étape, les soignants ont évalué les facteurs de risque de Corinne sur un graphique. Plus l’étoile qu’ils dessinent est proche du centre rouge, plus le risque est grand. L’étoile de Corinne reste verte, à un ou deux points près. Le médecin lui conseille « de maintenir chaque jour une activité physique courte mais régulière », prescrit « une surveillance de la tension artérielle » et « une prise de sang complète ».

Créer un écosystème local

Après le passage du bus Cœur des femmes dans une ville, « jusqu’à 150 rendez-vous médicaux peuvent être pris avec des professionnels locaux », précise Thierry Drilhon. Car il ne s’agit pas simplement de proposer un dépistage ponctuel, mais de créer un écosystème local autour de la santé cardiovasculaire et d’encourager les soins de longue durée. « Rester trois jours dans une ville n’est évidemment pas suffisant. C’est pourquoi les dépistages sont réalisés par des professionnels de santé locaux. A l’issue du dépistage, les femmes sont réinsérées dans un parcours de soins avec « elles », explique le professeur Claire Mounier-Vehier.

Au-delà de sauver des vies, le bus Coeur permet également de réaliser chaque année un observatoire de la santé cardiovasculaire et gynécologique des femmes en France, grâce à des données précises et nombreuses, afin de suivre l’évolution de la situation et la portée des messages de prévention. . Un message bien transmis à Corinne, qui ressort « rassurée » de ce parcours « très complet ». «J’ai l’impression d’avoir couvert ce qui m’inquiétait en venant. C’est sûr, je vais parler du bus Heart autour de moi et conseiller à tout le monde de venir. Parce que toujours, mieux vaut prévenir que guérir.

Etude de l’association Axa Prévention de septembre 2021.
Informations utiles. Le bus Coeur des femmes restera à Auxerre jusqu’au vendredi 10 novembre 2023. Il est stationné devant le complexe sportif René-Yves Aubin à Auxerre, 20 boulevard Montois, et est ouvert de 9h à 17h.

Contact.

Sur www.agirpourlecoeurdesfemmes.com ou par téléphone au 03.86.72.44.00. Des symptômes qui devraient vous alerter
Fatigabilité pendant l’exercice. Déplacer une chaise, marcher vite, monter un escalier : on s’épuise vite et cela a tendance à s’aggraver.
Palpitations. Votre cœur se met à battre très vite, par à-coups. Celle-ci se déclenche par un geste ou sans raison particulière, généralement le soir ou la nuit.
Brûlure à la poitrine et toux. Vous ressentez une douleur intense dans la poitrine, surtout au repos, qui s’aggrave lorsque vous inspirez ou toussez.
Douleur thoracique intense. Impression d’un étau qui rayonne dans la mâchoire et le bras gauche. Ou des douleurs intermittentes, avec une intense sensation de tiraillement.

Sensation d’épuisement, essoufflement, signes digestifs.

Ces symptômes peuvent évoquer un infarctus du myocarde, surtout s’ils se répètent jusqu’à durer plus longtemps que d’habitude. Les signes digestifs sont, quant à eux, très peu connus et conduisent souvent à des erreurs de diagnostic. Ils impliquent des difficultés à digérer, des brûlures d’estomac, des nausées ou encore des vomissements. Tous ces symptômes surviennent parfois aussi au repos, peuvent s’arrêter spontanément et réapparaître.

Ce qu’il faut faire ?

En prévention, demandez à votre médecin un bilan cardiovasculaire. Si vous ressentez de la fatigue pendant l’exercice, consultez sans tarder votre médecin généraliste ou un cardiologue. Pour tous autres signaux d’alerte, n’hésitez pas à appeler le 15.
Texas

vous : Cécile CartonPhotos : Céline Niel

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