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Nouvelles canadiennes

L’avertissement du Canada contre les voyages au Liban crée un « effet de panique » | Moyen-Orient, l’éternel conflit

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« Les gens paniquent ! » » raconte Georges Aoun, de l’agence « Uniglobe Voyages Lexus », dont les bureaux sont situés au centre-ville de Montréal. Selon lui, près de 250 de ses clients qui se trouvent actuellement au Liban éprouvent des difficultés à trouver des vols retour vers le Canada.

Depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque meurtrière du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre, les affrontements sont quasi quotidiens à la frontière israélo-libanaise, dans le sud du pays, et ont déjà fait 22 morts, faisant craindre de voir le puissant Hezbollah pro-iranien ouvre un nouveau front depuis le Liban.

Mercredi soir, le gouvernement canadien a mis à jour ses conseils aux voyageurs pour le Liban (Nouvelle fenetre)appelant ses ressortissants à éviter tout voyage à Beyrouth en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, des troubles civils, du risque accru d’attentats terroristes et du conflit armé en cours avec Israël.

Le gouvernement exhorte également les plus de 15 000 Canadiens et résidents permanents actuellement au Liban à quitter ce pays limitrophe d’Israël tant que des vols commerciaux sont encore disponibles.

Par ailleurs, la compagnie aérienne nationale libanaise, la Compagnies aériennes du Moyen-Orient (MEA), a annoncé vendredi qu’elle réduirait ses vols de moitié en raison de la situation sécuritaire.

À partir de dimanche, nous opérerons avec environ huit avions sur un total de 22 avions commerciaux.dit son PDG, Mohammad al-Hout. Il a également indiqué que dès samedi soir, le MEA allait abriter une dizaine d’avions dans les pays voisins, dont Chypre, la Turquie et le Qatar.

L’armée canadienne se prépare

Le souvenir de la guerre israélienne contre le Liban en juillet 2006 est encore très vif chez de nombreux Libano-Canadiens. L’aéroport international de Beyrouth a été l’une des premières cibles de l’armée israélienne lors de ce conflit qui a duré 33 jours.

Situé dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite Hezbollah, il est le seul aéroport opérationnel du pays. À l’époque, le Canada avait pu évacuer par voie maritime près de 15 000 de ses ressortissants – une opération qui a coûté environ 94 millions de dollars au gouvernement canadien.

Une photo prise depuis la ville d’Adaisseh, dans le sud du Liban, montre la clôture séparant la frontière entre le Liban et Israël, le 30 août 2023.

Photo : Getty Images / AFP/MAHMOUD ZAYYAT

La panique a régné parmi les voyageurs au Liban après l’avertissement émis par le gouvernement canadien, notamment parce que beaucoup d’entre eux se souviennent encore de la guerre de 2006 et craignent que les autorités canadiennes ne puissent les évacuer, comme c’était le cas il y a 17 ans.

Mais vendredi, le major-général Darcy Molstad, commandant adjoint du Commandement des opérations interarmées du Canada, a indiqué que des officiers militaires canadiens étaient déjà au Liban, en Israël, à Chypre et en Grèce pour préparer une éventuelle évacuation des civils, si nécessaire.

Selon M. Aoun, l’une des principales difficultés pour les Libano-Canadiens souhaitant revenir au Canada est le manque de sièges disponibles sur les vols commerciaux au départ de Beyrouth, plusieurs compagnies aériennes ayant annulé leurs liaisons vers la capitale libanaise, comme l’allemande Lufthansa ou les Suisses Compagnies aériennes suisses.

Jusqu’à 1 500 $ de frais supplémentaires

Outre le Canada, les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, la France et la Belgique ont également mis en garde leurs ressortissants contre tout voyage au Liban.

Le manque de vols commerciaux disponibles entraîne ainsi une augmentation considérable des prix des billets d’avion, et les voyageurs qui modifient leur réservation doivent payer des frais supplémentaires pouvant aller jusqu’à 1 500 dollars, selon M. Aoun, même si c’est pour revenir deux jours plus tôt que prévu.

Une foule porte un cercueil drapé aux couleurs du Hezbollah.

Des partisans du Hezbollah portent le cercueil d’un militant tué lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la frontière sud du Liban, le 18 octobre 2023.

Photo : Getty Images / Manu Brabo

Nadine Sinno, 35 ans, est arrivée au Canada avec sa famille dans les années 1990 pour échapper à la guerre civile qui a déchiré le Liban pendant plus de 15 ans. Elle devait se rendre samedi au Liban avec ses filles de 2 et 6 ans pour y passer une semaine auprès de sa mère qui doit se faire opérer. Elle a finalement décidé d’annuler son voyage parce que la situation sécuritaire est très préoccupante.

Ce n’est pas tant la guerre qui me fait peur, mais le fait de me retrouver coincé là-bas avec mes enfants, si l’aéroport est hors service ou s’il n’y a plus de vols commerciaux disponibles pour rentrer chez moi. au Canada. (…) Je ne veux pas faire vivre à mes filles le traumatisme de la guerre.

En 2006, plusieurs Libanais ont pu fuir leur pays par voie terrestre via la Syrie, mais cette option est aujourd’hui bien plus compliquée en raison de l’insécurité dans ce pays voisin, ravagé par 11 ans de guerre.

« Mon père est complètement seul »

Nisrine Gharios Challita n’a pas quitté le Canada depuis qu’elle y a immigré avec son mari et ses deux filles âgées de 14 et 16 ans en 2020, en pleine pandémie. Elle espérait se rendre au Liban samedi pour voir son père qui vient de terminer un traitement contre un cancer.

Infirmière à CIUSSS originaire du centre-sud de Montréal, elle avait prévu des vacances de deux semaines avec ses filles et son mari pour accompagner son père lors de ses examens médicaux de suivi.

Elle dit qu’elle a acheté des billets pour la famille il y a trois mois pour un coût total de 7 600 $, mais après évaluation de la situation, nous avons décidé d’annuler notre voyage et je ne sais pas encore si nous serons rembourséselle explique.

Maintenant, mon père est complètement seul et je ne peux rien y faireelle a lâché.

Michel Bassil, 50 ans, est arrivé au Canada il y a 22 ans. Cet ostéopathe montréalais se rend normalement trois fois par année au Liban pour voir ses parents à Beyrouth.

Cet automne, il espérait y faire un court séjour avant de se rendre à Dubaï, où il devait assister à la première communion de sa nièce. Il a d’ailleurs finalement décidé d’annuler son voyage, profitant d’une mesure mise en place par Air Canada permettant à ses clients de modifier sans frais leurs billets à destination ou en provenance de Beyrouth ou d’Amman, en Jordanie.

Ceux qui ont acheté un billet au plus tard le 13 octobre 2023 pour les voyages prévus avant le 30 novembre 2023 recevra un remboursement intégral en cas d’annulation, la compagnie aérienne l’indique sur son site Internet.

Je n’ai pas peur des violences qui peuvent survenir (…), mais cette fois je n’ai vraiment pas l’intention de prendre de risque, c’est la première fois de ma vie que j’ai décidé de ne pas prendre le risque d’aller au Liban .

M. Bassil ne sait pas quand il aura l’occasion d’y retourner, sachant, dit-il, que le billet le moins cher trouvé en août était de 2 800 $. J’espère pouvoir y aller pendant les vacances, en décembre, même si je sais que cela me coûtera beaucoup trop cher. Mais je dois y aller pour mes parents.

Avec les informations de l’Agence France-Presse

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