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Nouvelles canadiennes

La Pologne préserve sa démocratie

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La Pologne préserve sa démocratie

Un changement politique majeur s’opère en Pologne, où le parti populiste Droit et Justice (PiS) a été écarté du pouvoir le 15 octobre lors des élections législatives. Arrivé premier, il n’a cependant pas obtenu suffisamment de sièges pour atteindre une majorité à la Diète – la chambre basse du Parlement – ​​contrairement à ses adversaires, qui ont formé une coalition autour du parti libéral de centre-droit, Plateforme civique.

Ce vote met fin à huit années de pouvoir pendant lesquelles le PiS cherchait à mettre toutes les institutions au pas. Politiquement conservateur, économiquement interventionniste, il a polarisé la société en recourant souvent à la désinformation grâce à des médias contrôlés. Un mandat supplémentaire lui aurait permis de réduire davantage les freins et contrepoids. L’élection du 15 octobre a donc été perçue par ses opposants comme un choix crucial, un vote sur les valeurs, les libertés et la démocratie. Les jeunes et les femmes ont été particulièrement mobilisés, avec une participation record historique de 72,9%.

Le changement de majorité est également important à l’échelle continentale. La Pologne pourra jouer un rôle beaucoup plus actif dans une Union européenne que connaît parfaitement Donald Tusk, chef de la Plateforme civique. Déjà Premier ministre de 2007 à 2014, il s’est ensuite longtemps assis à la table des chefs d’Etat et de gouvernement. Il a ensuite présidé le Conseil européen pendant cinq ans avant d’assumer la présidence du Parti populaire européen (droite), qui dispose du groupe le plus important au Parlement de Strasbourg.

Le nouveau gouvernement cherchera à résoudre les différends qui, en raison de la politique du PiS, opposent la Pologne à la Commission européenne et à la Cour de justice de l’UE. L’enjeu le plus spectaculaire est le blocage d’un versement de 35 milliards d’euros auquel la Pologne a droit au titre du plan de relance européen post-Covid. L’UE ayant décidé d’établir un lien entre cette aide et le respect de l’État de droit, elle a bloqué la procédure tant que Varsovie ne respectait pas l’indépendance des juges et maintenait le contrôle du pouvoir exécutif sur la justice. .

Cas particulier : les relations entre la Pologne et l’Allemagne vont s’améliorer sensiblement. Les dirigeants du parti PiS ont multiplié les déclarations d’une violence étonnante à l’encontre de leur voisin, accusé de ne pas avoir assez payé les dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale et de vouloir dominer l’Europe via l’Union européenne. Les conflits mémoriels furent inlassablement activés, et Donald Tusk, décrit comme« incarnation du mal », était bien entendu accusé d’être à la solde d’Angela Merkel. Cependant, les deux pays entretiennent des relations économiques étroites avec des flux commerciaux plus élevés, en 2022, que ceux entre la France et l’Allemagne. Mais les souverainistes polonais prospèrent grâce au récit d’une histoire nationale déchirée entre les objectifs expansionnistes de Moscou, à l’est, et de Berlin, à l’ouest. Appartenant à une petite minorité slave, les Cachoubes, qui ont dû s’adapter pendant des siècles à de fréquents déplacements de frontières, Donald Tusk ne se prête pas à ces surenchères.

Le nouveau gouvernement de Varsovie devrait donc être un partenaire raisonnable à Bruxelles. Mais il n’aura pas les mains totalement libres puisque le président de la République, Andrzej Duda, issu du PiS, est encore là pour deux ans. La cohabitation ne fait que commencer.

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