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Nouvelles canadiennes

la police évacue une ZAD en cours d’installation

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La ZAD aura duré moins de 24 heures. Une opération de démantèlement par la police est en cours à Saïx (Tarn). Samedi 21 octobre, plusieurs centaines de militants opposés au projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres s’étaient installés dans des habitations situées sur le tracé de l’autoroute, dont les propriétaires avaient été expropriés.

Dimanche en milieu de journée, des gendarmes mobiles, faisant usage de gaz lacrymogènes, ont rapidement repris le contrôle des terrains occupés par les zadistes. Selon des militants, deux personnes, dont Thomas Brail, ont été blessées lors de l’intervention des forces de l’ordre. Cette intervention fait suite aux propos du ministre des Transports, Clément Beaune, qui a annoncé à midi sur France Inter que« il ne peut pas y avoir de ZAD », et qu’une intervention aurait lieu  » rapidement « .

Il y a quelques semaines, les 21 et 22 octobre, avait été annoncée une mobilisation baptisée « Ramdam sur le Macadam », organisée par les opposants à ce projet d’autoroute dont les travaux ont débuté fin mars. Objectif : exiger l’arrêt immédiat des travaux de l’A69, un projet controversé qui réduirait d’une vingtaine de minutes le trajet Castres-Toulouse, mais détruirait de nombreuses zones agricoles.

Selon la préfecture, 5 000 personnes se sont rassemblées à Saïx, sur l’axe autoroutier. Selon les organisateurs, plus de 10 000 personnes se sont rassemblées pour manifester au son des fanfares, dans une ambiance plutôt bon enfant, face à un lourd déploiement des forces de l’ordre.

Bâtiments agricoles occupés

En marge de cette mobilisation, « Un groupe extrêmement virulent de 400 personnes a attaqué une cimenterie et déclenché un incendie », a rapporté la préfecture du Tarn. Plusieurs camions malaxeurs ont été détruits. Une entreprise de travaux publics qui, selon les opposants, est sous-traitante sur le chantier, a également été prise pour cible. Bilan de la journée : sept arrestations, 74 grenades tirées et deux policiers légèrement blessés.

Durant cette journée, plusieurs centaines de militants se sont dirigés vers le lieu-dit La Crémade à Saïx (Tarn), sur l’axe autoroutier, à quelques mètres du point de rassemblement des manifestants. Ils prirent alors possession de maisons et de fermes abandonnées. Parmi les habitations, un hôtel particulier à deux étages, que les militants, qui ne souhaitent pas abandonner, ont en partie rénové pour l’occuper, précise La Dépêche du Midi.

Le président du département appelle au démantèlement

Sur les différents comptes Instagram de militants et de journalistes, dont celui du reporter José Rexach du média Blast, on peut apercevoir ce grand bâtiment, surnommé « la Maison Bleue », couvert de drapeaux de manifestants de toutes les couleurs, et dont la cour est occupée par des opposants. du projet, autour de barbecues.

« C’est clairement une ZAD, assure Reva Viard Seifer, une des militantes en grève de la faim et de la soif il y a quelques jours pour protester contre l’autoroute. L’espace occupé est assez vaste, de nombreuses barricades ont été dressées autour de ce bâtiment. L’objectif est que les gens s’installent et restent. »

Après une suspension temporaire des travaux à partir du 10 octobre suite à la grève de la soif de ces militants, le chantier a repris le 16 octobre. Loin d’abandonner, les opposants au projet gardaient espoir, compte tenu notamment du succès de la mobilisation contre Notre-Dame-de-l’Assomption. Aéroport des Landes.

De son côté, le président du conseil départemental du Tarn Christophe Ramond s’est exprimé samedi soir dans un communiqué, exhortant à la poursuite des travaux malgré l’opposition.  » Je demande à l’Etat d’être ferme et de ne pas permettre la création d’une ZAD dans le Tarn. Tout doit être fait pour mettre fin aux occupations illégales. »

Les ZAD dans le viseur du gouvernement

Depuis le démantèlement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en 2018 et dans la foulée de manifestations contre les retenues d’eau comme à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), la « zone à défendre » est dans le viseur du gouvernement. . Lors d’un entretien accordé à Journal du dimanche en avril 2023, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonce la création d’une cellule anti-ZAD, pour empêcher la constitution de zones à défendre.

Il estimait que les hommes politiques avaient « a manqué de fermeté face à l’extrême gauche, par complaisance intellectuelle ou lâcheté »avant d’affirmer que « Plus aucune ZAD ne sera implantée dans notre pays. Ni à Sainte-Soline ni ailleurs ». Cette cellule, effective depuis début septembre, est composée de cinq avocats et a pour objectif « accompagner » les préfets « afin d’empêcher la constitution » zones à défendre et« assurer leur démantèlement »selon un courrier du ministère adressé aux préfets, en date du 25 septembre.

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