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Nouvelles canadiennes

La perpétuité requise contre Mohamed Lamine Aberouz

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Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis ce mardi la réclusion à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans contre Mohamed Lamine Aberouz, seul accusé dans le procès de l’attentat de Magnanville. Le jeune homme de 30 ans comparaît pour association de malfaiteurs terroristes, mais aussi pour complicité. Il est soupçonné d’avoir été là, avec le terroriste Larossi Abballa, lorsque celui-ci a tué Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing le 13 juin 2016, devant leur fils de 3 ans. Ce qu’il nie fermement.

« Les débats n’ont fait que renforcer notre conviction que Mohamed Lamine Aberouz était présent le soir des faits au domicile du couple », ont-ils indiqué, soulignant notamment la trace du profil ADN retrouvée sur les lieux du crime, au niveau de la droite. repose-poignet de l’ordinateur des victimes, élément de preuve majeur mais affaibli à l’audience.

Une trace « pure » rappelle le deuxième magistrat du Pnat, pour qui l’hypothèse d’un « transfert » de Larossi Abballa, avancée par la défense, « semble difficile » aux experts interrogés. Et un profil ADN « confirmé trois fois par deux laboratoires », soutient-elle avant d’affirmer : « La seule option crédible est que cet ADN franc démontre que cet ordinateur a été utilisé par Mohamed Lamine Aberouz qui était présent sur les lieux du crime. »

« Mohamed Lamine Aberouz n’a pas d’alibi »

Quel intérêt aurait eu ce proche de Larossi Abbala à être là ? Pour l’accusation, il s’agissait de « rassurer » le terroriste sur l’utilisation de ce PC, sur lequel ont été effectuées des recherches de photos de Jean-Baptiste Salvaing. « Nous ne vous disons pas que Larossi Abballa ne sait pas allumer un ordinateur, mais qu’il n’était pas à l’aise. Celui qui a les compétences, c’est Mohamed Lamine Aberouz. »

Mais cette « conviction » de l’accusation vient aussi d’autres éléments : « de la multitude d’armes blanches sur les lieux du crime (trois couteaux ont été retrouvés par les enquêteurs) ou encore de la peine prononcée par le terroriste dans sa vidéo de revendication en direct sur Facebook : » Ils ne savent pas ce que nous avons sur nous. Ce pluriel, selon le magistrat, « signe irrévocablement une complicité » pour laquelle Mohamed Lamine Aberouz risque la perpétuité.

Enfin, « Mohamed Lamine Aberouz n’a aucun alibi », note le magistrat, qui rappelle qu’« aucun témoin ne le situe à la mosquée » où il affirme se trouver au moment des faits. Elle fustige le « festival de mensonges et de revirements en tout genre » de ses proches, venus innocenter l’accusé à l’audience. Des déclarations « absolument angoissantes », ajoute-t-elle.

« Quand on rassemble toutes les pièces du puzzle, il est évident qu’il est coupable ! » »

Le premier magistrat du Pnat à intervenir a tenté de convaincre le tribunal de la culpabilité de Mohamed Aberouz de l’autre chef d’accusation qui pèse sur lui, celui d’association de malfaiteurs terroriste, ce qui se traduit par un soutien idéologique à Larossi Abballa. Celui-ci est constitué, selon elle, de plusieurs éléments : « contacts téléphoniques, physiques et virtuels » entre les deux hommes, « participation à un groupe engagé dans la cause jihadiste » sur Telegram pour lequel Mohamed Aberouz apparaissait comme un « sachant » qui ont renforcé leur idéologie ou encore ont fourni à Larossi Abballa les éléments de sa revendication.

La magistrate a surtout souligné « la multiplication des rencontres » entre l’accusé et le terroriste dans les semaines précédant l’attentat du 16 juin 2016 : « 3 en mars, 4 en avril, 6 en mai et 3 début juin ». cette période « correspond au passage de Larossi Abballa dans une phase opérationnelle : allégeance à l’État islamique, repérage, acquisition d’un téléphone et d’une ligne dédiée, création de comptes Telegram, recherches sur Jessica Schneider ».

«Quand on réunit tous les éléments du puzzle (adhésion à l’idéologie de l’État islamique, proximité avec Larossi Abballa et influence sur lui, méthodologie de la revendication, ADN, possibilité de fuite, absence d’alibi, incohérence des déclarations) , évidemment il est coupable ! », résume l’accusation.

« Sa capacité d’évolution est nulle », ajoutent les magistrats, dénonçant une « posture de victime » de l’accusé. « Il s’est placé dans une prison mentale dont il ne pourra pas s’échapper », disent-ils.

La défense plaidera dans l’après-midi. Le verdict doit être rendu mercredi.

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