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Nouvelles canadiennes

La Maison Poincaré, un nouveau musée pour réconcilier public et mathématiques

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« Ici, notre objectif est de montrer à quel point les mathématiques sont actuelles et vivantes. » Chercheur et enseignant à Polytechnique, Lucas Gerin fait partie des 14 ambassadeurs scientifiques qui ont contribué à la création de la Maison Poincaré, premier musée dédié exclusivement aux mathématiques, qui ouvre ses portes au public samedi 30 septembre. À Lyon, la Maison des Mathématiques et L’informatique, pionnière créée en 2012 par le Labex Milyon de l’université, propose déjà des activités de médiation ludiques mais en conciliant ces deux disciplines.

Jeux à jouer

Le projet parisien, souhaité par l’ancien député et mathématicien Cédric Villani, médaillé Fields en 2010, a été soutenu par le CNRS et la Sorbonne Université, au cœur de ses locaux du Quartier latin. « Il a la particularité d’être adossé à un institut de recherche, l’Institut Poincaré, qui accueille des scientifiques en résidence avec des conférences ouvertes au public », insiste Lucas Gerin. Une fois par trimestre, ces chercheurs viendront même discuter de manière informelle à l’heure du thé avec les visiteurs du musée.

En attendant, elle propose de multiples jeux et activités aux jeunes et à leurs familles pour se familiariser avec les mathématiques, leur créativité mais aussi leurs applications très concrètes dans la vie quotidienne.

Le chercheur en probabilités Lucas Gerin a par exemple conçu une sorte de boulier géant rouge et bleu modélisant la répartition des joueurs dans deux jeux vidéo, en fonction de leur âge, de la taille de leur écran et de leur nombre d’amis. À quel camp appartient la balle blanche glissée dans le jeu ? Une bonne observation fournit la clé de l’énigme, tout en sensibilisant les participants à la nécessaire protection de leurs données personnelles.

« C’est beau, n’est-ce pas ? »

A côté, une table interactive propose une initiation à la mécanique des fluides en tentant de canaliser des troupeaux de moutons ou une foule. « poli et grossier » ! Ci-contre, deux cordes de guitare géantes permettent de visualiser le déroulement d’une onde, sa fréquence et la modulation du son selon la tension des cordes.

En vous amusant à lancer un pendule articulé, vous pourrez également expérimenter de première main la « théorie du chaos » ou comment un système évolue au fil du temps de manière imprévisible. « C’est beau, n’est-ce pas ? « , s’enthousiasme Lucas Gerin.

Dans le salon de thé lambrissé, il exhibe également avec plaisir les « colliers mathématiques » destinés à illustrer la théorie des nœuds ou cette délicate collection de sculptures géométriques utilisées par ses grands prédécesseurs au XIXe siècle. Un « chuchoteur de formules » fait rêver le profane à la magie ésotérique des équations célèbres.

Sur un écran tactile, une frise chronologique permet d’identifier les grandes inventions mathématiques : des équations d’Euclide et un dé icosaédrique égyptien vieux de deux mille deux cents ans jusqu’à la publication d’un chercheur en 2020…

Une expérience VR

Dans une autre salle, les visiteurs équipés de casques de réalité mixte découvrent, à partir d’images numériques d’abeilles dispersant du pollen de fleurs, les merveilles du mouvement brownien, le mouvement aléatoire d’une particule immergée dans un fluide. Un modèle normalement invisible à l’œil nu ! Tandis qu’au sous-sol, toujours de manière ludique, une exposition temporaire présente les grands enjeux de l’intelligence artificielle, notamment ses biais cognitifs, et sa lourde empreinte carbone.

Dans ces locaux qui abritèrent au début du XXe siècle le laboratoire du grand physicien atomique Jean Perrin, prix Nobel en 1926, puis celui d’Yvette Cauchois qui lui succéda, ces personnalités sont évoquées aux côtés des mathématiciens d’aujourd’hui. Parmi eux, un YouTubeur célèbre, un chercheur arrivé à cette discipline par magie, un autre ayant grandi dans une ville de banlieue, un enseignant et metteur en scène de théâtre…

L’accent a été mis sur la diversité de leurs parcours, en mettant particulièrement l’accent sur les femmes. Parce qu’ils sont anormalement sous-représentés (20 %) dans le milieu mathématique universitaire. « Il y a beaucoup de travail dans notre discipline, des postes très variés et souvent épanouissants. Si seulement cela pouvait bénéficier à davantage de jeunes filles, ainsi qu’à des adolescentes issues de milieux modestes ! « , rêve Lucas Gérin.

C’est l’objectif de la Maison Poincaré, qui prévoit d’accueillir 30 000 visiteurs durant ses trois premières années, dont les deux tiers sont des scolaires, dont la moitié viennent d’établissements situés dans les zones prioritaires d’Île-de-France. -France.

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