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Nouvelles canadiennes

La hausse des frais de scolarité annoncée au Québec provoque des réactions dans l’ouest du pays

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En Colombie-Britannique, étudiants et observateurs déplorent la décision du Québec d’augmenter les frais de scolarité pour les résidents des autres provinces souhaitant étudier dans une université québécoise. La ministre de l’Éducation postsecondaire, Selina Robinson, souhaite quant à elle que le Québec fasse marche arrière.

Dans le cadre de cette annonce, le gouvernement Legault imposera une hausse des taux de base à 17 000 $ par année pour les étudiants universitaires canadiens ne résidant pas au Québec, soit près de deux fois plus que les taux actuels.

Si Québec cible principalement les étudiants anglophones, à l’heure actuelle, la mesure touche aussi la grande majorité des étudiants qui choisissent un établissement francophone et qui n’ont pas droit à une exemption.

Pour les francophones hors Québec, il est certain que cela aura un impact disproportionnéJuge Stéphanie Chouinard, professeure de sciences politiques au Collège militaire royal du Canada.

Pour l’année scolaire 2022-2023, 15 000 étudiants provenant d’autres provinces canadiennes ont fréquenté une université québécoise. De ce nombre, 17,5 % d’entre eux, soit 2 626, fréquentaient un établissement francophone.

C’est une politique qui risque de changer la donne et de changer les calculs qui seront faits avec les mamans et les papas quand on regarde où on va faire nos études postsecondaires.

Un obstacle supplémentaire

C’est un peu tôt évidemment, les étudiants n’ont pas encore fait leur choix, mais beaucoup y voient un obstacle supplémentaire.confirme Alain Arbour, directeur de l’école Jules-Verne, à Vancouver.

L’école francophone, dont les élèves sont issus de milieux sociaux et économiques différents, compte 72 élèves âgés de 12 ans.e année. Au sein de la cohorte précédente, plusieurs ont poursuivi leur parcours à Polytechnique Montréal, tandis que d’autres sont allés McGill et à Concordia.

Beaucoup souhaitent continuer en français. Avec l’éducation qu’ils ont reçue ici en français, c’est pour eux une progression naturelle. Certains peuvent se tourner davantage vers des programmes locaux en anglais. C’est ce que je trouve dommage.

A défaut de vouloir étudier en français, certains comme Jacques Blasset souhaitent pouvoir vivre dans cette langue.

Même si McGill est une école anglaise, je veux être dans un environnement français, donc c’est embêtant de ne pas pouvoir étudier au Québecdéplore l’élève de 12 anse année, qui démontre un intérêt pour l’informatique et l’ingénierie.

Jusqu’à vendredi, sa camarade Sophie Gandell prévoyait également de déposer une demande auprès de McGill ou à Concordia, mais les coûts supplémentaires importants l’en ont dissuadé. En étudiant au Québec dans une université anglophone, l’adolescente espérait pouvoir maintenir ses compétences en français.

C’est un peu discriminatoireelle dit. Cela va favoriser les riches et je sais que ce n’était pas l’intention du gouvernement, mais en fin de compte, les gens qui ne peuvent pas payer ne peuvent pas étudier dans l’école de leurs rêves et c’est vraiment décevant.

Colombie britannique inquiétude

Le ministre de l’Éducation postsecondaire de la Colombie-Britannique parle d’un décision malheureuse. Selina Robinson s’apprête à suivre l’exemple de son homologue saskatchewanais et à écrire à la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, pour lui faire part de ses inquiétudes.

Je pense que c’est (une décision) très problématiquea indiqué le ministre, lors d’un point de presse. Il faut s’assurer de traiter équitablement tout le monde, peu importe leur province d’origine, et j’espère que le gouvernement du Québec reconsidérera sa décision.

Selina Robinson a également demandé une réunion des ministres responsables de l’enseignement supérieur à travers le pays pour discuter de la question.

Des dérogations à venir

Lors d’un point de presse mardi, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, a laissé entendre que des mesures sont envisagées pour les étudiants d’autres provinces qui souhaitent étudier en français dans une université québécoise.

Le but est justement de renforcer le réseau francophone» a-t-elle dit, affirmant vouloir se pencher sur la situation des étudiants d’autres provinces qui souhaitent venir étudier en français au Québec.

Nous allons regarder çaelle a confirmé. Il y a évidemment des dérogations, les cohortes actuelles ne sont pas concernées par les mesures, les 2e et 3e cycle de recherche ne sont pas concernés par ces mesures. Les Français, les Belges, c’est le statu quo pour ces gens-là.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, a annoncé la semaine dernière des mesures visant à rééquilibrer le financement des réseaux universitaires anglophones et francophones du Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

L’attaché de presse du ministre Déry a également souligné mardi que les programmes d’ingénierie, de médecine et de droit coûteraient toujours moins cher au Québec que dans les autres universités canadiennes. Le cabinet du ministre n’est toutefois pas en mesure de préciser quand les mesures d’exemption promises seront présentées.

Pour la politologue Stéphanie Chouinard, l’anecdote est révélatrice. Cela nous dit que les francophones hors Québec, dans le calcul fait par le gouvernement Legault, ne sont finalement qu’un détail.

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