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Nouvelles canadiennes

La guerre laisse des traces, même dans les prénoms

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Son père, Robert Tremblay, part au combat très jeune. Agé d’à peine 20 ans, il répond à l’appel à la mobilisation pour la guerre de Corée et traverse l’océan Pacifique en 1952 à bord duUSS Marine Phénix.

Malgré son jeune âge, son père est axé sur une chose : la rigueur. « Il a rapidement gravi les échelons. Il est devenu majeur après seulement quelques années», raconte Leila Tremblay.

« Quand il a embarqué, selon ma mère, il était déjà aux commandes… ce n’est pas étonnant ! C’était un homme fier, droit et, oui… autoritaire. Sa place était sans doute aux commandes : il inspirait un tel respect », se souvient-elle.

Il faisait partie du 1er bataillon du Royal 22e Régiment, dont le quartier général est à la Citadelle de Québec alors que la majorité du personnel est stationné à la base de Valcartier.

Ce régiment entièrement francophone a marqué les Coréens notamment grâce aux « kaki charities », organisme qui récupérait les surplus alimentaires du bataillon afin de les redistribuer dans les hôpitaux ou les orphelinats du pays.

Rombert Tremblay, en 1952.

Robert Tremblay a été mobilisé un peu moins d’un an en Corée, de mai 1952 à mars 1953. Il a ensuite été déployé comme gardien de la paix de l’ONU en Allemagne, au Congo et à Chypre.

Voyages importants

Le père de Leila fait partie des forces régulières jusqu’en mai 1972. Il les quitte ensuite pour rejoindre les groupes de réservistes, parmi lesquels il gravit les échelons jusqu’au grade de lieutenant-colonel. Il a pris sa retraite définitive de l’armée en 1977, alors qu’il était commandant d’une unité de réserve.

Évidemment, cet engagement militaire ne lui laissait pas beaucoup de temps à consacrer à sa famille.

« Un papa militaire, c’est un papa peu présent, qui passe souvent par là. Je n’ai jamais vraiment su où il allait ni quand il reviendrait… mais il revenait toujours ! » mentionne Mme Tremblay.

Robert Tremblay, au centre, lors de son déploiement en Corée.

« Je lui demandais parfois pourquoi il partait toujours si loin. Et il m’a dit qu’il était comme ça, qu’il ne voulait rien rater, qu’il devait aller découvrir d’autres cultures, vivre d’autres expériences. Tout l’intéressait !  » Elle ajoute.

Malgré ses absences répétées, Mme Tremblay soutient qu’elle a appris beaucoup de choses de son père, et que ce dernier lui a transmis certaines passions qui perdurent encore aujourd’hui.

« Il m’a transmis son énergie, sa ténacité, et j’espère un peu de son courage. Mais surtout le goût de découvrir d’autres mondes ! Et cette passion se transmet de génération en génération », affirme-t-elle en faisant référence à ses enfants.

Un nom qui ne tombe pas du ciel

Parfois, en temps de guerre, il y a des moments moins tristes.

Ce n’est qu’en 2018, quelque temps avant le décès de sa mère, que Leila Tremblay apprend qu’elle portait un autre nom, avant le retour de mission de son père.

« Je suis née hors mariage, j’ai donc été placée dans une garderie, mais j’ai eu la chance que mes parents biologiques me reprennent. Sauf qu’à cette époque mon prénom n’était pas Leila, et je l’ai appris il y a seulement quelques années », commence-t-elle.

Avant d’être officiellement reconnue par ses parents biologiques, Leila Tremblay portait le nom de Catherine-Êve Kirouac.

« J’ai été pré-baptisé par ma mère à l’orphelinat. Sauf que quand mon père est revenu et m’a officiellement reconnue comme sa fille, il m’a appelée Leila », poursuit-elle.

Le père de Leila Tremblay, Robert, accompagnait le président de la Tchécoslovaquie communiste, Antonin Novotny, lors d'un défilé en 1967.

Lors de son déploiement à Chypre, Robert Tremblay se lie d’amitié avec la petite-fille d’un collègue général. Elle l’appelait toujours tôt le matin pour aller nager : « Salut monsieur Tremblay! Vous venez nager ? » Et cette petite fille s’appelait… Leila.

« Je l’ai découvert trop tard, on aurait pu faire un film avec. Quand ma mère me l’a confié, un matin en prenant notre café, je lui ai dit, mais maman, il faut que tu écrives ça ! » s’exclame Mme Tremblay.

Des personnes célèbres

Tout au long de sa carrière militaire, Robert Tremblay accumule plusieurs médailles. Il a également accompagné plusieurs dignitaires en visite dans le pays, comme le général de Gaulle et la reine Elizabeth II.

Robert Tremblay qui accompagne le général Charles de Gaulle lors d'un défilé en 1967.

Pour Leila Tremblay, le Memorial Day est très spécial, non seulement en raison de l’implication de son père, mais parce que c’est aussi l’anniversaire de son père.

«Cette période de l’année est si importante, pour se souvenir de nos courageux soldats qui ont fait tant de sacrifices, de vie de famille, d’expériences traumatisantes, qui ont donné tant de leur énergie pour maintenir la paix», souligne Mme Tremblay.

« Mon père nous a quitté il y a longtemps (1996), mais parfois je me sens très proche de lui. Replonger dans nos souvenirs me touche beaucoup et oui… il me manque tellement », conclut-elle.

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