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Nouvelles canadiennes

La guerre à Gaza mobilise le monde arabe

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Le Caire, Tunis et Beyrouth

De nos correspondants

La guerre entre Israël et le Hamas à Gaza provoque une véritable onde de choc dans certains pays arabes. Spontanément ou exploitée par les dirigeants locaux, la population est descendue dans la rue pour soutenir les Palestiniens de Gaza.

« Ni Néguev, ni Sinaï, la Palestine est à nous, la Palestine est arabe. » Ce refrain monte en Egypte depuis une semaine. La population rejette massivement l’installation forcée des Gazaouis dans le désert frontalier du Sinaï, suggérée par les responsables israéliens. Tout comme le président Abdel Fattah Al Sissi, qui s’est montré très ferme mercredi 18 octobre lors d’une conférence de presse : si cette idée de « liquidation de la cause palestinienne » persiste, « Je demanderai aux Egyptiens de descendre dans la rue, et ils seront des millions », il a menacé. Vendredi 20 octobre, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues. Le pays le plus peuplé du monde arabe – et le premier à signer un accord de paix avec Israël en mars 1979 – veut rappeler au monde son rôle de leader régional et se poser en premier défenseur du peuple palestinien.

Au Caire, sur l’avenue qui longe la tombe du Soldat inconnu, des portraits du raïs jalonnent le parcours, et des bus, remplis de militants chauffés à blanc, ont été affrétés pour remplir les rangs. « Nous sommes là pour soutenir notre président ! S’il veut faire la guerre, nous serons tous derrière lui, et moi, si Dieu le veut, je serai en première ligne ! « , en récite un. Ces mouvements sont sans précédent dans l’Egypte du président Al Sissi, qui interdit depuis dix ans tout rassemblement et musele brutalement l’opposition.

Pourtant, ce jour-là, une manifestation beaucoup plus spontanée était organisée place Tahrir, lieu symbolique du Printemps arabe de 2011. Des chants hostiles au régime se mêlaient à des airs pro-palestiniens dans une foule de quelques centaines de personnes. Comme une réminiscence de la révolution qui a renversé l’ancien président Hosni Moubarak il y a douze ans. Les manifestants ont été dispersés au bout d’une heure et 43 d’entre eux ont été arrêtés.

En Tunisie, la population affiche spontanément son soutien unanime à Gaza mais tourne sa colère vers la France. « Non aux intérêts français en Tunisie »,« la voici, la France coloniale »,« Macron assassin ! »… Ce samedi 21 octobre, en route vers le centre-ville, le cortège passe devant l’Institut français. Sur la façade on peut lire « colon un jour, colon toujours ! » « , tags en arabe, français et anglais. « Même après nous avoir occupés pendant près de cent ans, les Français continuent de soutenir la colonisation. » raconte Mustapha, un jeune commercial qui, depuis le 17 octobre, participe « sur toutes les marches ».

Pour lui, ce parallèle historique alimente un ressentiment fédérateur. Ce soir-là, alors que les réseaux sociaux tunisiens étaient inondés d’images des victimes de l’hôpital Ahli-Arab de Gaza, une foule s’est spontanément rassemblée près de la place de l’Indépendance, face à l’ambassade de Tunisie. France. Le mouvement a pris de l’ampleur le 18 octobre, lorsque l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à une manifestation nationale. Selon les chiffres officiels, près de 20 000 personnes y ont participé. D’autres ont eu lieu à Sfax, Kairouan, Bizerte ou Gafsa.

«Nous avons manqué les cours à venir» » dit un groupe souriant de quatre lycéens de Sousse, uniforme scolaire sur les épaules et pancarte à la main. Ils ont participé à un rassemblement devant l’Institut français. « Nous voulions juste envoyer un message » déclare Younes, un jeune étudiant. Pour la majorité des Tunisiens, il est hors de question de sombrer dans la violence. « Nous n’avons aucune haine contre les Français ni contre leurs valeurs, qu’on nous enseigne à l’école », explique Mustapha, ancien étudiant en lettres. « Mais nous sommes choqués que les Français ne suivent pas les principes qu’ils ont historiquement défendus. »

Au Liban, voisin d’Israël avec lequel le pays est toujours officiellement en guerre, tout le monde craint un conflagration régionale avec, en toile de fond, le souvenir de la guerre de l’été 2006 qui a opposé pendant trente-trois jours le Hezbollah libanais. à l’État hébreu ; Pour les deux principaux partis chiites, Hezbollah et Amal, la défense de la cause palestinienne est une question de « mission sacrée ». Depuis le début du conflit, ils ont mobilisé des milliers de personnes, keffieh palestinien au cou, aussi bien dans la banlieue sud de Beyrouth qu’à Baalbek dans la Bekaa, ou encore à Saïda – où se trouve le plus grand camp palestinien du Liban, Aïn- El-Héloué –, Nabatiyeh ou encore Tyr, au sud du pays.

Des rassemblements plutôt calmes, ponctués de discours de cadres du Hezbollah. Dans la foule, chacun disait qu’il était déterminé à se sacrifier pour la Palestine si le Liban se retrouvait entraîné dans la guerre. Ali, 25 ans, se dit « prêt à se battre dès que Hassan Nasrallah (chef du Hezbollah, NDLR) donnera l’ordre. Des mobilisations ont été organisées depuis les camps palestiniens de Bourj El-Barajneh au sud de Beyrouth et de Nahr El-Bared, à Tripoli. Et le 13 octobre, un « Vendredi en colère »devant le siège des Nations Unies à Beyrouth, appelé à intervenir pour mettre fin aux crimes israéliens contre la population gazaouie.

Le 17 octobre au soir, peu après l’explosion de l’hôpital Ahli-Arab dans la bande de Gaza, quelques centaines de jeunes, dont certains partisans du Hezbollah ou militants de partis de gauche, ont convergé vers l’ambassade de France. et l’ambassade américaine au nord de Beyrouth, pour dénoncer leur soutien à Israël. Tous les Libanais regardent avec inquiétude la frontière sud, où des affrontements armés quotidiens opposent le Hezbollah et les factions palestiniennes à l’armée israélienne, tout en respectant, pour l’instant, les règles d’engagement en vigueur depuis la guerre de 2006.

Si la plupart des partis libanais affirment leur soutien aux Palestiniens, les Forces Libanaises de Samir Geagea, adversaire traditionnel du Hezbollah, insistent pour qu’il « n’a pas le droit d’entraîner le pays dans des guerres dont le Liban ne peut pas supporter les conséquences. »

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