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Santé

La fréquence d’utilisation du téléphone influence la quantité de spermatozoïdes

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C’est une question qui s’est posée dès qu’on a commencé à les utiliser beaucoup : les ondes électromagnétiques des téléphones portables peuvent-elles avoir un impact sur la qualité du sperme ? On ne va donc pas faire une expérience directement sur les humains en les soumettant à des tonnes de vagues…

Biais dans les études épidémiologiques précédentes

Pour répondre en partie à cette question, il faut être rusé et mener ce que l’on appelle des études épidémiologiques. Dans ce type d’étude, on relie la fréquence d’une variable biologique à un comportement particulier. Dans notre cas, on peut s’intéresser à la quantité, à la motilité ou à la morphologie des spermatozoïdes… et lier ces résultats et tendances au mode de vie des participants, donc à l’usage du téléphone. Mais les conclusions que l’on peut en tirer dépendent des paramètres initiaux… et les études précédentes, réalisées dans les années 2000, souffraient de biais.

Rita Rahban est professeur assistant au Département de médecine génétique et développement de l’Université de Genève : « On dit qu’il y a un effet sur la motilité, la viabilité des spermatozoïdes, ainsi que la concentration. Celui de 2005 n’a pas trouvé d’effet sur la viabilité, mais celui publié en 2008 a trouvé un effet sur la motilité et la concentration. Et le problème avec ces études est qu’en fait, évidemment, il y a un biais de sélection, dans la sélection de la population, ce sont des hommes qui viennent normalement à la clinique de fertilité, donc ils peuvent avoir une qualité de sperme pire que celle de la population générale. . Comme vous le voyez, il s’agissait d’échantillons comprenant entre 250 et 350 personnes, cela reste donc des échantillons qui ne sont pas très grands et donc pour lesquels il est difficile d’avoir des conclusions solides. »

Une véritable association de jeunes hommes en bonne santé…

Ces scientifiques ont voulu cette fois tenter d’observer ce phénomène non pas dans les cliniques de fertilité, mais dans la population générale, avant et après l’arrivée des smartphones. Il s’agit donc d’une étude réalisée entre 2005 et 2018. Pour cela, ils ont eu recours au service militaire obligatoire en Suisse. Plus de 2 800 jeunes hommes âgés de 18 à 22 ans ont gracieusement fait don de leur sperme à la science et répondu à des questionnaires sur leur état de santé général, leur santé reproductive, s’ils boivent, s’ils fument, ce qu’ils mangent… et combien de fois par jour ils utilisent leur cellulaire. téléphone. Des questionnaires très précis pour éviter le principal écueil des études épidémiologiques qui sont les facteurs de confusion, c’est-à-dire les variables qui en cachent d’autres. Et résultat : il y a bien une association.

Rita Rahban est le premier auteur de cette étude : « Nous avons en fait constaté que la probabilité qu’un homme ait une concentration de spermatozoïdes plus faible est plus grande lorsqu’il utilise son téléphone plus souvent. Donc, fondamentalement, les hommes qui utilisent leur téléphone plus souvent ont plus de chances d’avoir une concentration de spermatozoïdes plus faible. Mais nous n’avons pas vu d’association en termes de motilité ou de morphologie. »

…mais pas de lien de causalité

Mais les caractéristiques des études épidémiologiques ne permettent jamais de démontrer un lien de causalité. Rita Rahban : «  Dans les études épidémiologiques, où il faut être très prudent, on parle d’une étude d’association, c’est donc effectivement une forme de corrélation, comment une variable change en fonction d’une autre variable. Il s’agit donc simplement de chiffres, il peut s’agir de probabilités ou d’une quantification de l’ampleur de la diminution de la concentration en fonction de l’utilisation de la téléphonie mobile. Mais nous ne pouvons absolument pas – dans les études épidémiologiques, presque jamais ou très très rarement – affirmer que l’utilisation du téléphone portable est à l’origine d’une plus faible concentration de spermatozoïdes. »

L’un des rares exemples où il existe un lien de causalité avéré entre une maladie et un comportement est celui des cancers et du tabac, car d’autres études ont prouvé ce lien direct. Sinon, il faut garder à l’esprit que les études épidémiologiques se limitent aux associations.

Pas de lien non plus avec l’infertilité

L’association est réelle mais les conclusions s’arrêtent là, les auteurs le disent eux-mêmes. Et comme toute étude, elle a des limites. Dans ce cas, c’est la fréquence d’utilisation qui a été étudiée, c’est-à-dire le nombre de fois qu’un sujet utilise son téléphone, mais pas le nombre d’heures qu’il reste dessus. Il ne faut pas non plus conclure que le téléphone conduit à l’infertilité. Quand on regarde les chiffres, ceux qui utilisent le plus le téléphone ont une concentration moyenne de spermatozoïdes de 47 millions de spermatozoïdes par millilitre…. ce qui est certes inférieur, mais qui reste deux fois plus élevé que la norme définissant l’infertilité selon l’Organisation mondiale de la santé.

Sciences, QED



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