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Nouvelles canadiennes

La douleur de vivre dans une ville au cœur d’or

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La mobilisation citoyenne a atteint un sommet en juin dernier, lorsque plus de 1 000 habitants ont fait part avec force de leurs inquiétudes concernant la sécurité publique aux élus et à la police lors d’une séance du conseil municipal qui a duré plus de deux heures.

Depuis, certains citoyens comme Jacqueline McLean disent avoir remarqué certaines initiatives, comme l’augmentation du nombre de patrouilles policières.

Mais nous n’avons vu aucun changementinsiste André Gagnon qui ne compte pas baisser les bras.

Notre maire vaut un gros zéro parce qu’elle ne travaille pas pour nous autres» affirme Lorraine Mageau, visiblement frustrée.

Elle reproche à la mairesse Michelle Boileau d’avoir été la seule membre du conseil municipal regroupant neuf élus à avoir voté, en juillet dernier, contre le déplacement de l’abri Espace Vivant.

La Ville de Timmins est mal équipée pour répondre seule aux problèmes de santé mentale et de toxicomanie, qui exacerbent l’itinérance, déplore la mairesse Michelle Boileau, exhortant la province et Ottawa à investir davantage dans ces enjeux. Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Lorsqu’on demande à la maire ce qu’elle pense des préoccupations des citoyens, quelques secondes de silence s’ensuivent, suggérant une réponse nuancée.

 » Bien sûr, je suis sensible à cette expérience que vivent les résidents. »

Une citation de Michelle Boileau, mairesse de Timmins.

Sa mission, résume-t-elle, consiste à la fois à aider les personnes vulnérables et maintenir la qualité de vie que les gens recherchent à Timmins. Elle ajoute : Ce n’est pas facile à trouver (la balance).

Un cas comme celui du Living Space illustre particulièrement son dilemme.

Je ne donnerai jamais la priorité au confort de quelqu’un plutôt qu’aux nécessités de la vie de quelqu’un d’autre.décide-t-elle fermement.

Voter en faveur du déplacement du refuge loin des zones commerciales et résidentielles, et potentiellement hors des limites de la commune, aurait été, pour elle, demander aux services sociaux et aux structures de santé qui accompagnent les sans-abri de faire un travail qui va (…) à l’encontre des meilleures pratiques de l’industrie. Elle ne pouvait pas se résoudre à le faire.

La mairesse Boileau a constaté les conséquences de sa prise de position, ce qui lui a valu une avalanche de commentaires sévères sur les réseaux sociaux.

J’aimerais pouvoir dire que je prends cela avec des pincettes (…), mais cela m’affecte certainement sur le plan personnel et professionnel.commente-t-elle.

Une pancarte faite à la main demandant de nettoyer et de jeter vos seringues.

Des rencontres citoyennes auront lieu dans chacun des cinq quartiers de Timmins et la mairie souhaite que la population commente les solutions possibles. Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Elle a renforcé la sécurité de son domicile et choisit désormais avec soin les événements publics auxquels elle participe.

Certains des commentaires qui lui sont visés proviennent toutefois de citoyens qui ne connaissent pas entièrement les données sur lesquelles la Ville s’appuie pour prendre ses décisions, observe Mme Boileau.

Cela me rappelle qu’il faut toujours mieux communiquer sur le travail qui se fait, l’approche que nous adoptons.explique le maire qui entame cet automne des rencontres citoyennes avec les résidents de Timmins.

Nous avons absolument besoin d’une communauté déterminée à mettre fin à l’itinérance, non seulement des organisations, mais aussi de la population. Nous ne pouvons pas le faire sans euxinsiste Brian Marks, directeur exécutif du Conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane (CASSDC).

Il ajoute que son organisation espère trouver le meilleur emplacement possible pour relocaliser le refuge. Toutefois, Brian Marks espère que cette démarche contribuera également à déconstruire les préjugés.

 » Toutes les introductions par effraction ne sont pas liées à l’itinérance. En adoptant ce point de vue, nous évitons de nous concentrer sur les véritables raisons de l’augmentation de la criminalité. »

Une citation de Brian Marks, directeur exécutif, CASSDC

La police de Timmins confirme avoir reçu un total de 830 appels liés à des crimes contre les biens entre janvier et avril de cette année, comparativement à 700 au cours de la même période l’an dernier.

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