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Nouvelles canadiennes

La défense de Peter Nygard accuse la 1ère plaignante de se contredire

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La défense a mis fin jeudi au contre-interrogatoire de la première plaignante du procès Peter Nygard en accusant la femme de se contredire dans ses déclarations et d’avoir une mémoire erronée sur ses allégations.

La plaignante accuse l’homme de 82 ans de l’avoir violée en 1989 dans son ancien atelier de mode.

Peter Nygard, qui a grandi au Manitoba, est accusé d’avoir violé cinq Torontoises de 1986 à 2005, alors qu’il était au sommet de sa carrière internationale.

La plaignante, qui ne peut être identifiée en raison d’une interdiction de publication, était une actrice de 28 ans au moment des faits reprochés. Elle a maintenant 62 ans.

Avertissement : ce texte pourrait choquer certains lecteurs.

Elle a expliqué cette semaine les circonstances dans lesquelles Peter Nygard l’a violée dans la suite privée de son atelier de mode de la rue Niagara, au centre-ville de Toronto, après un concert.

Jeudi, au troisième et dernier jour de son témoignage, la femme est tombée en panne à la barre des témoins. Poussée à bout, elle répète que la suite avait une porte secrète cachée dans le mur et qu’elle était la prisonnière de Peter Nygard.

La femme se souvient qu’il était en colère et qu’il n’était plus le même homme. Elle précise qu’elle s’est résignée lorsqu’il l’a attrapée après avoir couru après elle dans la chambre avant de la jeter sur le lit.

La plaignante n°1 a dû s’interrompre à plusieurs reprises jeudi pour surmonter ses émotions devant le jury.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Il était à cheval sur mes jambes et il a commencé à me déshabillerdit-elle les larmes aux yeux.

Je lui ai ordonné, en jurant, de mettre un préservatif, quand il m’a jeté sur le lit et m’a enlevé mes vêtements.

Elle ajoute qu’elle a remarqué que Peter Nygard avait une cinquantaine de boîtes de préservatifs dans le placard de la chambre lorsqu’il s’est levé pour en chercher une.

La plaignante explique à la défense qu’elle a accepté à contrecœur de monter boire un verre chez lui après le concert. Pierres qui roulent auquel il l’avait invitée.

Boire un verre ne signifie pas forcément consommer de l’alcool, cela peut être du thé, du café… mais il était joueur et séduisantsouligne-t-elle.

Une illustration judiciaire du procès.

Peter Nygard écoute le plaignant n° 1 sur son écran devant lui ; les femmes qui l’accusaient étaient alors âgées de 16 à 28 ans.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La plaignante affirme que Peter Nygard lui a dit d’arrêter de pleurer après l’agression présumée et qu’il a nié l’avoir violée, contrairement à ce qu’elle lui a dit en s’habillant.

Une plaignante clairvoyante, affirme la défense

La défense est ensuite revenue sur la prémonition que la plaignante dit avoir vécue dans le garage de l’immeuble avant de monter dans la suite.

La femme de 60 ans a témoigné mardi que l’idée d’être violée l’avait poussée m’a brièvement traversé l’esprit lorsqu’elle est arrivée à l’atelier après le concert, mais elle a accepté d’aller boire un verre par politesse.

Jeudi, la plaignante a répété que l’idée d’être violée lui avait traversé l’esprit. L’avocat de la défense, Brian Greenspanpuis interpelle sa voyante en se moquant d’elle devant le jury.

Une illustration judiciaire du procès.

La plaignante n°1 explique au jury comment elle affirme avoir été agressée sexuellement au domicile de Peter Nygard en 1989.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La femme répond que l’enjeu était trop important pour Peter Nygard et qu’il ne mettrait pas en péril sa notoriété.

Cependant, je me suis dit qu’il n’oserait jamais compromettre sa carrière dans la mode, sa réputation, ni son amitié avec Brian Mulroney et les membres de son gouvernement.

Stratégie de défense

M. Greenspan note également de nombreuses contradictions dans le témoignage de la femme lors de l’interrogatoire de la Couronne, dans ses réponses à la défense et dans sa déclaration à la police en septembre 1998, neuf ans après les événements allégués.

Mardi, le plaignant a par exemple déclaré que le concert des Stones avait lieu tard dans la soirée, qu’il faisait froid, mais qu’il ne neigeait pas. Cependant, selon la défense, le concert a commencé tôt, à 18h30, et il neigeait et il faisait très froid, d’après les prévisions météorologiques.

Une illustration juridique par l’avocat Brian Greenspan.

L’avocat Brian Greenspan a envoyé la plaignante n° 1 dans ses limites à la fin du contre-interrogatoire.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La plaignante a également expliqué aux policiers qu’elle ne se souvenait plus si la porte de la suite de l’atelier avait une poignée. Cependant, elle affirme désormais en avoir été privée.

Elle a déclaré plus tard qu’elle avait parlé à l’agent de sécurité lorsque Peter Nygard avait appelé un taxi pour qu’elle rentre chez elle après le viol présumé.

Elle a également déclaré en contre-interrogatoire qu’elle lui avait plutôt confié que (son) patron n’était pas sympa.

Cependant, elle a déclaré mardi à la Couronne qu’elle avait dit au gardien qu’elle venait d’être violée et que son employeur un attaquant. Cependant, elle ne se souvient plus très bien de ce qu’elle a dit à la police à ce sujet.

Une illustration judiciaire du procès.

Le procureur Neville Golwalla interroge mardi la plaignante n°1, lui montrant ses photos d’époque devant Peter Nygard et l’avocat Brian Greenspan à sa gauche.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Finalement, elle a omis de dire à la police que Peter Nygard possédait de nombreuses boîtes de préservatifs chez lui. Elle a toutefois indiqué à la Couronne que les cartons se trouvaient dans la salle de bain et, à la défense, qu’ils étaient rangés dans une armoire en face du lit.

Votre mémoire neuf ans après les faits est pire que 40 ans plus tardLui dit ironiquement M. Greenspan.

C’est vrai qu’on a une meilleure mémoire en vieillissantlui a-t-il dit à un autre moment de ses attaques.

Interrogée sur sa décision de ne pas dénoncer Peter Nygard le soir du viol présumé, elle a répondu qu’elle avait peur et s’inquiétait de sa jeune carrière d’actrice, qui disparaissait à cause de nombreux contrats de doublage.

Une illustration judiciaire du procès.

Le procureur Neville Golwalla réinterroge le plaignant n°1 après le contre-interrogatoire de la défense.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La plaignante a oublié sa veste chez Peter Nygard ce soir-là. Elle a appelé sans succès le créateur, lui laissant un message et lui a dit que l’assistante du créateur l’avait rappelée pour lui dire qu’elle l’avait récupéré.

Elle m’a demandé si j’allais bien, parce qu’elle se doutait de ce qui m’était arrivé

Elle explique que Peter Nygard l’a appelée quelques mois plus tard, mais elle lui a dit de ne plus jamais la recontacter.

La défense a finalement laissé entendre que la plaignante ne s’intéressait à son client que pour son argent, mais qu’elle était déçue car il ne correspondait ni à ses goûts ni à ses attentes.

J’aurais pu envisager de sortir avec lui intimement s’il avait été plus courtois et s’il avait montré un peu d’intérêt pour moi.a-t-elle dit.

Dans son droit de réponse, la Couronne a remis les pendules à l’heure concernant les déclarations de la plaignante au cours des 25 dernières années sur ce qui lui est arrivé.

J’étais en mode survieelle conclut en soulignant que la lecture et la psychothérapie en Californie lui avaient permis de comprendre ce type de comportement défensif chez les victimes.

Le procès a été ajourné à mardi.

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