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Nouvelles canadiennes

La Corée du Sud, nouveau grand exportateur d’armes

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Séoul, Corée du Sud)

De notre correspondant

« Nous sommes très fiers de cet engin, c’est le fleuron de l’armée sud-coréenne », se vante d’un soldat sud-coréen en treillis devant l’imposant char d’assaut K-2. Au-dessus de lui, des avions à réaction de l’armée de l’air effectuent des vrilles sous le regard d’une foule étonnée. Du 17 au 22 octobre, l’Exposition internationale de l’armement, ADEX, s’est tenue à l’aéroport militaire de Séoul. Une grande vitrine pour les constructeurs de défense sud-coréens, devenus de plus en plus incontournables sur la scène internationale, sur fond de guerre en Ukraine.

Longtemps restée limitée à son marché intérieur, l’industrie d’armement sud-coréenne (chars, artillerie, véhicules blindés, avions de combat, munitions, frégates, etc.) s’est ouverte sur le monde, à la surprise générale. « Nous ne l’avons pas vu venir » témoigne un entrepreneur français du secteur, qui préfère rester discret.

Le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022 a marqué le réveil des armes sud-coréennes. Ses exportations ont atteint le montant de 17 milliards de dollars (16 milliards d’euros) en 2022. Le pays atteint désormais la septième place parmi les pays exportateurs d’armes au monde et vise la quatrième place.

En effet, face à la menace russe, des pays européens comme la Pologne, membre de l’Otan et allié clé de Kiev, ont voulu s’armer. L’année dernière, Varsovie a passé des commandes totalisant 12 milliards d’euros auprès des industries de défense sud-coréennes. Un contrat historique. Le « pays du matin calme » s’impose désormais comme un concurrent sérieux des Américains et des Européens. La Corée du Sud prévoit de récidiver avec un deuxième contrat polonais prochainement.

Moins chères et d’aussi bonne qualité que la concurrence, les armes sud-coréennes ont de bons arguments de vente. Mais ce n’est pas tout, explique Paik Wooyeal, chercheur en relations internationales à l’université Yonsei de Séoul :«La Corée du Sud n’hésite pas à puiser dans ses propres stocks militaires pour honorer ses commandes. »Techniquement toujours en guerre avec la Corée du Nord depuis l’armistice de 1953, la Corée du Sud a également maintenu ses chaînes de production ouvertes.

Bénéficiant d’usines modernes et d’une forte coopération entre l’État, l’armée et les industriels, Séoul a de grandes ambitions. « Le contrat polonais était un premier pas sur le marché européen» déclare le ministre sud-coréen de l’Armement. Grâce à ce contrat, la Pologne pourra produire nos équipements sous licence et les exporter, ce qui renforcera à terme notre présence en Europe. » La Corée du Sud utilise les exportations comme un outil stratégique dans le contexte de la guerre en Ukraine. Si Séoul s’abstient encore aujourd’hui de fournir des armes directement à Kiev, pour ne pas froisser Vladimir Poutine, elle autorise ses clients à transférer ces mêmes armes.

Les constructeurs sud-coréens s’intéressent également à d’autres marchés. Ainsi, l’un des clients privilégiés de Dassault, les Émirats arabes unis, semble désormais se tourner vers la concurrence sud-coréenne représentée par KAI. En septembre, les Émiratis ont exprimé leur intérêt à participer au développement du dernier avion de combat de la société, le KF-21.

Il faut cependant rester prudent. « Il y a un engouement autour de la Corée du Sud depuis la guerre en Ukraineprécise Paik Wooyeal. Elle a réussi à surfer sur des demandes pressantes en armement que ses concurrents n’étaient pas en mesure de satisfaire, mais rien ne garantit qu’elle tiendra dans le temps. »

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