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Nouvelles canadiennes

La Chine accusée de génocide culturel en Mongolie intérieure

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Le groupe des droits de l’homme Centre d’information sur les droits de l’homme du sud de la Mongolie accuse la Chine de génocide culturel.

La même chose pourrait nous arriver qu’aux Ouïghours du Xinjiangdit Bai, un militant en exil.

Bai a également construit une nouvelle vie pendant quatre ans à Oulan-Bator, en Mongolie, afin de poursuivre son combat. Il milite pour empêcher l’assimilation de la communauté vivant dans sa région natale, la région autonome chinoise de Mongolie intérieure, que les habitants appellent plutôt Mongolie du Sud.

Ils soulignent fréquemment que le terme Mongolie intérieure est une désignation occidentale coloniale et péjorative.

La Chine avait déjà imposé l’enseignement du mandarin dans les écoles pour certaines matières en 2020, au détriment de la langue mongole. À la rentrée scolaire de ce mois-ci, la réforme scolaire a été étendue à tous les cours en Mongolie intérieure.

Selon la Fédération internationale des Mongols basée à Oulan-Bator, la Chine accentue le processus de sinisation des familles.

Les autorités font par exemple beaucoup de propagande, affirme Zolzaya Nyamdorj, qui dirige la Fédération internationale des Mongols. Les autorités chinoises disent aux gens que s’ils apprennent le mandarin, ils deviendront des gens civilisés et pourront obtenir des promotions. Les autorités y changent les noms des Mongols. Il est plus difficile de trouver du travail.

Zolzaya Nyamdorj (à gauche) dirige la Fédération internationale des Mongols.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

La plupart de ceux qui ont fui la Chine et se sont réfugiés, légalement ou non, en Mongolie et en Europe craignent des représailles s’ils osent dénoncer la situation.

Les autorités chinoises intimideraient ma famille qui vit toujours en Mongolie intérieure, raconte un homme qui vit à Oulan-Bator depuis dix ans et qui a voulu raconter son histoire, mais en restant totalement anonyme. Ils pourraient faire licencier mes frères et aussi réduire la pension de vieillesse de mon père.

Cet homme et la Fédération internationale des Mongols citent en exemple le sort du militant mongol et ardent critique de la Chine, Munkhbayar Chuluundorj, arrêté à Oulan-Bator l’année dernière puis condamné à 10 ans de prison pour avoir collaboré avec des agents étrangers indiens pour nuire à la Chine. .

Munkhbayar Chuluundorj avait demandé sur les réseaux sociaux au Premier ministre mongol de démissionner car, selon lui, il n’osait pas tenir tête à la Chine et à ses tactiques d’assimilation. Il a ajouté que la Mongolie tout entière risquait de devenir l’esclave de la Chine.

C’est dangereux en Mongolie pour les exilés de la Mongolie intérieure chinoise, explique Zolzaya Nyamdorj de la Fédération internationale mongole. La Mongolie est économiquement dépendante de la Chine et il existe un traité d’extradition entre les deux pays. Ce n’est pas prudent.

La Chine accusée de génocide culturel en Mongolie intérieure

Si je me tais, la Chine nous fera tous taire

Le militant en exil Bai n’a pas l’intention de se cacher, même si la police menace sa mère et sa fille qui vivent toujours en Mongolie intérieure. Il est l’un des rares à avoir obtenu le statut de réfugié de l’ONU en Mongolie.

C’est la destruction d’une culture qui se produit sous nos yeux en Mongolie intérieure, en Chine, dit Bai. C’est aussi une façon de détruire complètement la Mongolie, à mon avis. Donc si je garde le silence, la Chine nous fera tous taire. La prochaine génération assimilée me demandera alors pourquoi je n’ai rien fait pour les protéger.

Un exemple d'écriture traditionnelle mongole.

Un exemple d’écriture traditionnelle mongole.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Près de 4,5 millions de Mongols vivent aujourd’hui en Mongolie intérieure, soit plus que dans l’ensemble de la Mongolie. Les Mongols vivant en Chine étaient encore plus nombreux il y a plusieurs décennies, mais ils ont été confrontés à la répression dans les années 1960 et 1970, lors de la Révolution culturelle dirigée par Mao.

Le sort des habitants de Mongolie intérieure en Chine est donc préoccupant en Mongolie. Beaucoup les perçoivent Mongols du Sud comme étant les gardiens de la culture traditionnelle et ancienne du peuple mongol, car ils sont les seuls à utiliser encore aujourd’hui l’écriture traditionnelle.

La Mongolie a adopté l’alphabet cyrillique russe, mais tente depuis 30 ans de faire revivre cette calligraphie ancienne qui se lit de haut en bas.

Le militant Bai a également enseigné l’écriture traditionnelle avant de fuir la Chine. Aujourd’hui, il rêve de fonder sa propre école en Mongolie pour transmettre son savoir. Il dit que la défense de la langue et de l’identité du peuple mongol est plus importante que sa propre vie.

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