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Nouvelles canadiennes

Justin Trudeau aura-t-il le courage de perdre ?

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Il ne se passe pas une semaine à Ottawa sans une nouvelle vague de spéculations autour de l’avenir de Justin Trudeau.

Restera, ne restera pas.

Il a beau promettre qu’il terminera son mandat, rien ne se passe.

Chaque nouveau sondage qui confirme l’étonnant déclin de son parti alimente la machine à rumeurs. Chaque nouvelle enquête qui scelle la désaffection de l’électorat à son égard, personnellement, relance les spéculations.

Néanmoins, le dilemme des libéraux est faustien.

Vaut-il mieux risquer de perdre avec Justin Trudeau ? Ou faut-il miser sur un nouveau leader pour espérer relancer le gouvernement ?

Évitez l’abattoir

Il est difficile de se souvenir d’un gouvernement qui ait été confronté à de tels vents contraires.

Les deux tiers de ses électeurs en 2021 excluent de lui renouveler leur confiance. Si des élections avaient lieu aujourd’hui, Pierre Poilievre serait élu premier ministre !

L’inquiétude est réelle au sein du caucus. Mais on est encore loin d’une révolte digne du Parti québécois dans de telles circonstances.

La raison est double.

Le Parti libéral du Canada (PLC) d’aujourd’hui est entièrement une création de Justin Trudeau et de son entourage. Ils l’ont fait renaître de ses cendres, ils contrôlent tous les leviers, tous les centres du pouvoir.

Au PLC, il n’existe donc pas de contrepoids légitime capable d’orchestrer une révolte contre le roi.

Deuxièmement, les libéraux peuvent critiquer amèrement leur leader, il n’existe pas d’alternative naturelle au conseil des ministres.

Au Québec, on cite souvent François-Philippe Champagne et Mélanie Joly. Mais pourraient-ils faire mieux que Justin Trudeau au Canada anglais ? Beaucoup de gens en doutent.

Chrystia Freeland, la toute-puissante première ministre, sauverait-elle les meubles du Québec ? Probablement pas.

Reste l’homme dont tout le monde parle, Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre.

Le sauveur

De nombreux libéraux le voient dans leur soupe.

Quelle meilleure manière de restaurer la crédibilité d’une société anonyme qui dépense trop, s’intéresse peu à l’économie et est trop éveillée qu’un banquier. Et pas n’importe quel banquier, celui qui a permis à l’économie canadienne de surmonter la crise de 2008 et qui a piloté l’impossible Brexit de l’autre côté de l’Atlantique.

Le principal intéressé s’est laissé courtiser, a laissé les rumeurs se répandre. Puis il rompit son silence.

Mark Carney l’a confirmé dans une interview avec Globe et Mail qu’il n’excluait pas de lancer une éventuelle course à la direction du PLC.

Signal important. Stratégique ou injuste ?

Si tous les paris sont ouverts, les réponses sont loin d’être claires.

Mark Carney n’a aucune expérience politique. Toujours hantés par l’échec cuisant de Michael Ignatieff, le plus grand premier ministre que le Canada ait jamais eu, beaucoup craignent que le banquier et homme d’affaires ait aussi peu de flair politique que l’intellectuel de Harvard d’hier.

Vient ensuite la question existentielle. Vaut-il mieux briguer un quatrième mandat avec un nouveau leader comme Mark Carney et risquer de le brûler dans une défaite écrasante ? Ou vaut-il mieux laisser Justin Trudeau assumer le risque de cette défaite pour laisser Mark Carney reconstruire le parti ?

Tant que les réponses à ces questions ne seront pas claires, Justin Trudeau restera fermement en selle.



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