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Nouvelles canadiennes

Jean-Pierre Elkabbach, un intervieweur hors pair

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C’est un expert en interview politique qui est parti. Haïm Jean-Pierre Elkabbach, dit Jean-Pierre Elkabbach, est décédé mardi 3 octobre à l’âge de 86 ans. Depuis plus de cinquante ans, il a marqué le paysage audiovisuel français par son talent, son charisme, sa pugnacité et sa complicité. avec ceux qui sont au pouvoir. Juif laïc, il avait juré à la mort de son père, tué l’année de ses 12 ans, à Yom Kippour, de faire briller son nom. Promesse tenue.

Jean-Pierre Elkabbach débute sa carrière à Oran, sa ville natale, comme correspondant de l’ORTF, peu avant de s’installer à Paris en 1961. Il oscille alors entre le petit écran et la radio, de France Télévisions à Europe 1 en passant par Public Sénat. Il les dirigera successivement, avant d’être évincé d’Europe 1 en 2017 et de rejoindre CNews comme conseiller de Vincent Bolloré, puis de réinvestir postes de télévision et ondes radio sur les chaînes du milliardaire breton.

Connu pour ses interviews acerbes et sa réplique cinglante, il a exercé sa sagacité et sa réponse auprès de chacun des présidents du Ve République, à l’exception du général de Gaulle. Resteront également ancrées dans les mémoires, ses joutes verbales en 1978 contre Georges Marchais (alors secrétaire du Parti communiste), dans l’émission « Cartes sur table », qu’il co-anime sur Antenne 2 avec Alain Duhamel.

Tout au long de sa carrière, Jean-Pierre Elkabbach s’est tenu « proche des puissants, les séduit », note Isabelle Veyrat-Masson, directrice de recherche au CNRS et spécialiste en communication politique. C’était « une voix que personne ne pouvait faire taire » pour François Hollande, un « directeur média exigeant et visionnaire » aux yeux de Nicolas Sarkozy, un « Monstre sacré du journalisme français » selon Emmanuel Macron. Au-delà de la partisanerie, il « flottait sur les ailes des géants », résume le chercheur. À plusieurs reprises, il a été critiqué pour sa trop grande proximité avec les hautes sphères du pouvoir, sans que cela n’affecte durablement sa carrière.

Nourri d’une passion totale pour l’information et la politique, il était l’incarnation du journalisme. « enraciné dans les années 1960, qui ne s’est pas excusé de ne pas être objectif, et qui mourra probablement avec lui », prédit Isabelle Veyrat-Masson, qui a expérimenté sa personnalité lorsqu’elle était étudiante « aussi généreux qu’excessif ». Une journaliste dont elle se souvient « surtout l’engagement, pour le journalisme, pour la politique au sens global mais aussi pour la mémoire ».

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