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« Je n’ai aucune confiance » : Benjamin Netanyahu face à la colère de nombreux Israéliens | Moyen-Orient, l’éternel conflit

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Rue bordant la Knesset, le parlement israélien, Maoz Inon le connaît bien.

Ma fille et moi avons manifesté tellement de fois icidit celui qui a participé l’année dernière au mouvement de protestation contre la réforme judiciaire du gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Mais mardi soir, sa présence près du Parlement à Jérusalem avait une tout autre signification.

Le 7 octobre, ses parents, Bilha et Yakovi Inon, ont été assassinés par le Hamas. Depuis un mois, Maoz dit je ne dors pas et je pleure tout le temps. J’espère que je me réveillerai et réaliserai que ce n’est qu’un cauchemaril ajoute.

Outre le Hamas, il tient le gouvernement de son pays en partie responsable de la tragédie qui touche sa famille.

Maoz Inon prononce un discours lors d’une manifestation devant la Knesset à Jérusalem.

Photo : Getty Images / Alexi J. Rosenfeld

Ils (les autorités) n’ont pas assuré la sécurité de base que l’État promet à ses citoyens. L’État a trahi mes parents.

Pour lui, un leader politique doit payer : le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a repris les rênes du pouvoir l’année dernière.

Et dans la foule, Maoz Inon n’est pas le seul à le penser. Partir» peut-on entendre crier pendant la manifestation.

Je n’ai aucune confiance, nous ne croyons pas un mot de ce qu’il dit. J’espère qu’il démissionnera le plus rapidement possible. J’espère même qu’on le forcera à démissionner» raconte Philippe Friedman, un Franco-Israélien, venu du sud du pays pour pouvoir partager ce message.

Une enquête auprès de l’entreprise Institut de recherche Lazarpublié vendredi dernier, affirmait que seulement 27 % des Israéliens jugent que l’actuel chef du gouvernement, qui dirige un cabinet de guerre avec certains membres de l’opposition, est la meilleure personne pour diriger le pays.

Un rassemblement à la mémoire des victimes et des otages de Jérusalem.

En plus de critiquer le Premier ministre israélien, les manifestants rassemblés à Jérusalem ont rendu hommage aux victimes des attentats du 7 octobre et aux otages.

Photo : Getty Images / Alexi J.Rosenfeld

Un autre sondage suggère que 29 % de la population souhaite qu’il démissionne immédiatement, tandis que 47 % des Israéliens souhaitent qu’il quitte ses fonctions une fois le conflit terminé.

Je ne m’attends pas à ce qu’il démissionne, estime Merav Michaeli, chef du Parti travailliste, un parti d’opposition. Cet homme politique est l’un des rares élus israéliens à réclamer le départ de Benjamin Netanyahu.

Contrairement à certains manifestants, Merav Michaeli refuse de le tenir pour responsable des attentats qui ont frappé le pays le 7 octobre, mais elle juge que le Premier ministre n’a pas la confiance de l’opinion, ce qui, selon elle, est particulièrement grave en temps de guerre.

Libération des otages et campagne militaire

Parmi les critiques les plus virulentes du Premier ministre et de son gouvernement figurent les familles de certains otages.

Malheureusement, ils ne font pas tout ce qu’ils peuvent» déplore Yonav, dont le cousin, Omer, a été kidnappé alors qu’il assistait au festival de musique.

Sur une place de Tel-Aviv, tout près du ministère israélien de la Défense, lui et sa famille se relaient depuis un mois pour partager ce message.

Des affiches rappelant l'identité des otages recouvrent les murs d'une rue située tout près du ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv.

Des affiches rappelant l’identité des otages recouvrent les murs d’une rue située tout près du ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

On ne comprend pas pourquoi on est toujours là un mois plus tardajoute Yonatan, un jeune Israélien qui fait du bénévolat auprès des familles.

Pour lui, le gouvernement devrait étudier d’autres possibilités qu’une intervention militaire pour assurer la libération des quelque 240 personnes toujours aux mains du Hamas à Gaza. Y compris libérer les genscroit-il en référence à un échange de prisonniers.

Le but est de sauver des viesTranches de Yonatan.

Si lors de ces rassemblements, à Tel-Aviv, tout le monde réclame un retour rapide des otages, il n’y a pas d’accord unanime sur la manière d’y parvenir.

Plus nous exerçons une pression militaire sur le Hamas, plus nous avons de chances d’obtenir leur libérationa déclaré Philippe Friedman, rencontré lors de la manifestation près de la Knesset à Jérusalem.

Un manifestant tient une affiche appelant à la libération des otages.

Philippe Friedman s’est rendu à Jérusalem pour exiger la libération des otages.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Il en va de même pour le soutien à l’intervention israélienne à Gaza, où les troupes auraient désormais atteint le cœur de la principale ville de l’enclave.

Les critiques virulentes à l’encontre de Benjamin Netanyahu ne se traduisent pas forcément par un désaveu de la campagne militaire menée par son gouvernement.

Pour Philippe Friedman, des appels à des trêves pour l’acheminement de l’aide humanitaire sont contre-productifs. Il estime également, comme l’a mentionné le Premier ministre Netanyahu ces derniers jours, qu’Israël devra assurer une présence dans la bande de Gaza une fois le conflit terminé. Pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’ils soient à peu près sûrs qu’il existe un gouvernement stable et non composé de terroristesprécise-t-il.

Face à des gens qui veulent nous tuer, nous avons besoin d’une réponse très fermeajoute Mariam, également rencontrée devant la Knesset.

Maoz Inon, fils endeuillé des victimes de l’attentat du 7 octobre, croit en une autre voie.

Maoz Inon, qui a perdu ses parents le 7 octobre, participe à un rassemblement à Jérusalem.

Maoz Inon a délivré un message pour la paix lors du rassemblement de mardi à Jérusalem.

Photo : Getty Images / Alexi J. Rosenfeld

Il faut un cessez-le-feu humanitaire pour les deux partiesil plaide, ajoutant qu’en combattant à Gaza, en envahissant Gaza, nous encourageons un cycle de mort et de violence.

Malgré le soutien à une intervention militaire exprimé à quelques mètres de lui, dans la foule des manifestants, Maoz Inon assure qu’il est loin d’être seul à privilégier une solution pacifique.

Je planterai les graines de l’espoir, les graines de la paix. C’est l’héritage de ma mère et de mon pèreil assure.

Mais après un mois de guerre, il est difficile de prédire quand la terre sera fertile.

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