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Nouvelles canadiennes

« Je me relève aujourd’hui à 75 ans sans rien devant moi » : les personnes âgées aussi prises à la gorge

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Les jeunes Québécois sont de plus en plus représentés dans les procédures d’insolvabilité au Québec. Notre Bureau d’Enquête et le spectacle je j’ai rencontré plusieurs jeunes qui ont fait faillite avant même d’avoir 25 ans, mais aussi des personnes âgées qui ont du mal à payer leurs factures.

DETTE TOTALE : 10 002 $

  • NOM : Murielle
  • ÂGE : 75 ans
  • VILLE : Montréal
  • LA FAILLITE : janvier 2022
  • CAUSE : baisse de revenus suite au placement de sa mère en centre résidentiel

DETTE TOTALE : 8 628 $

  • NOM : Madeleine
  • ÂGE : 95 ans
  • VILLE : Montréal
  • LA FAILLITE : mars 2022
  • CAUSE : revenus insuffisants par rapport aux obligations

Gruik

De nombreuses personnes âgées et retraitées à faibles revenus ont du mal à payer leurs factures et disposent de peu d’options pour y faire face.

Plus du quart des dossiers d’insolvabilité chez les personnes âgées de 65 ans et plus au Canada l’étaient au Québec en 2022, selon les données du Bureau du surintendant des faillites.

Notre Bureau d’enquête révélait hier que les jeunes Québécois avaient de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts et qu’ils représentaient maintenant près du tiers des cas d’insolvabilité au Québec.

Mais il n’y a pas que les jeunes qui peinent à arriver. Murielle, retraitée de 75 ans, et sa mère de 95 ans ont dû chacune déposer le bilan à quelques mois d’intervalle en 2022, car elles ne pouvaient plus payer leurs factures.

«J’ai travaillé 46 ans. J’ai commencé à 19 ans et j’ai arrêté à 67 ans. Je me retrouve aujourd’hui à 75 ans, presque 76 ans, sans rien devant moi», regrette Murielle, qui a préféré taire son nom de famille.

L’histoire de ces deux femmes montre à quel point il peut être difficile de respecter son budget lorsque sa santé commence à se détériorer. Il existe peu de moyens de générer de nouveaux revenus.

Les deux dames âgées n’ont plus jamais possédé de biens immobiliers, un facteur important de leur enrichissement récent, selon les administrateurs (voir autre texte).

« On voit de plus en plus de gens qui, malgré tous leurs efforts, n’y parviennent pas. On sait que les banques alimentaires sont débordées, les ressources d’aide sont pleines partout», estime Marie-Josée Ouimet, conseillère budgétaire à l’ACEF Lanaudière.

Chute coûteuse

Selon le récit de Murielle, c’est la chute de sa mère qui aurait précipité leur insolvabilité.

Les deux femmes vivaient dans le même appartement, mais l’accident de Madeleine a nécessité son hospitalisation. Elle a alors dû vivre dans un refuge car elle ne pouvait plus marcher.

Résultat, elle s’est retrouvée à devoir débourser 1 596 $ par mois pour un logement, et Murielle a dû continuer à assumer seule le coût de l’appartement.

  • Écoutez la tranche juridique avec Félix Séguin où il aborde la question de l’insolvabilité financière des Québécois via
    :


«Ça aurait été trop douloureux pour moi de m’occuper d’elle, de la relever et tout ça. Elle aurait été condamnée à sa chambre et à son lit toute la journée. Le CLSC pourrait venir trois fois par jour, c’est le maximum. Ils ne pouvaient pas venir plus loin », explique-t-elle.

Cette situation fait que chaque dépense, aussi petite soit-elle, est désormais soigneusement analysée.

Murielle a remis à notre Bureau d’enquête un carnet dans lequel chaque déboursé est consigné, afin de s’assurer de ne pas dépasser un budget réglé rapidement.

« Il n’y a pas de sorties et de loisirs », résume Murielle. Le peu (de luxe) qu’on pouvait s’offrir avant comme aller chez le coiffeur, une fois au restaurant ; C’est tout ce que nous avons dû mettre de côté pour au moins vivre dans notre appartement.

Quelque chose d’aussi simple que d’acheter des chaussures devient compliqué.

Il a fallu négocier avec le centre d’hébergement pour avoir une réduction de loyer d’environ 200 dollars par mois, raconte la femme de 75 ans, mais c’est à chaque fois un parcours du combattant pour justifier des ressources limitées.

Des prêteurs voraces

Murielle dit que la plupart des institutions financières lui ont dit non lorsqu’il s’agissait de demander de l’aide. Il faut dire que ce n’était pas sa première faillite. Elle s’était déjà déclarée insolvable en 2002 et en 2018.

Les taux d’intérêt qui lui ont été proposés variaient entre 28 et 31 %, a-t-elle déclaré.

« On a emprunté 5 000 $, 7 000 $ et on a dû rembourser près de 20 000 $, raconte Murielle.

«C’est une humiliation. On se sent irresponsables même si c’est la vie qui nous rend comme ça parce que tout augmente et tout coûte cher », souligne-t-elle.

Elle dit que sa mère dit parfois qu’elle a hâte de « partir » pour ne plus être un fardeau financier, mais c’est quelque chose qu’elle déteste entendre.

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