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monde

J’ai peur des Américains (3)

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C’est le moment de l’année où j’exprime ma peur des Américains. A un an de la prochaine élection présidentielle, je ne sais pas si la république américaine deviendra une dictature douce, mais je sais une chose : il y a des Américains qui travaillent très dur pour cela.




Comme Donald Trump, encore et encore…

Inquiet des procès criminels et du procès civil, l’ex-président reste une force politique irrésistible. Sans faire campagne, il est en passe de remporter l’investiture républicaine.

Il sera le candidat de son parti en 2024… j’allais dire s’il n’est pas en prisonmais non, même depuis la prison, semble-t-il, il pourra se présenter aux élections.

Et certainement, ses fans voteront pour lui.

LE Washington Post a publié un scoop effrayant il y a quelques jours⁠1. Autour de Trump, ses sbires s’affairent déjà à imaginer quelles seront les premières actions de la version 2.0 d’une administration Trump.

Les « penseurs » de Trump World travaillent déjà dur pour garantir que lors du deuxième mandat nous ne répétions pas les « erreurs » du premier. On apprend dans le Poste que si Trump devient président en 2025, seuls des loyalistes sans compétences particulières seront nommés à des postes clés.

Exemple : Trump réfléchit déjà à l’identité de son procureur général, parmi une courte liste d’avocats flagorneurs… qui le vantent à la télévision.

Oui, c’est le critère de l’ex-président pour sélectionner leprocureur général : laissez-le cirer ses bottes à la télé.

Premier point à l’ordre du jour d’une administration Trump 2.0 : utiliser l’appareil d’État pour se venger de ses détracteurs et adversaires politiques. Trump, selon Poste, a déjà sa liste d’ennemis à poursuivre en faisant appel au ministère de la Justice. Son ancien chef d’état-major John Kelly, l’ancien procureur général Bill Barr, son ancien avocat Ty Cobb et l’ancien chef d’état-major des forces armées Mark Milley sont dans le viseur.

Et bien sûr, les crimes imaginaires de la famille Biden feront également l’objet d’enquêtes politiquement dirigées si Trump redevient président des États-Unis…

Aux États-Unis, un mur de Chine sépare la politique du pouvoir judiciaire. Pour éviter, justement, que le pouvoir politique ne soit tenté d’utiliser l’appareil d’État pour harceler les adversaires. Cette muraille de Chine a été renforcée après le scandale du Watergate, après que l’administration Nixon ait tenté de s’immiscer dans les enquêtes du FBI…

Les acolytes de Trump sont déjà à l’œuvre pour abattre ces murs de Chine et faire en sorte que l’indépendance des procureurs de la justice puisse être rapidement piétinée.

Extrait de l’article Poste : «Pour faciliter la volonté de Trump de diriger les actions du ministère de la Justice, ses associés ont élaboré des plans pour saborder 50 ans de politiques et de pratiques destinées à protéger les enquêtes criminelles des considérations politiques. Les critiques ont qualifié ces idées de dangereuses et d’inconstitutionnelles… »

Suis-je le seul plus bizarre Un peu ?

Selon le classement de Freedom House⁠2la tentation autoritaire gagne du terrain dans le monde : la Hongrie, Israël, le Brésil, l’Inde, la Pologne, la Tunisie flirtent ou ont flirté avec le déclin des standards démocratiques, de moins en moins d’humains vivent dans les pays libres…

Et ce pays que l’on qualifiait autrefois pompeusement (mais pas tout à fait faussement) de « leader du monde libre », les États-Unis d’Amérique, est déchiré par un flirt antidémocratique qui aurait été totalement inimaginable il y a à peine dix ans.

Je me souviens d’une époque où les candidats à la présidentielle défaits appelaient eux-mêmes leurs adversaires pour les féliciter de leur victoire.⁠3. Je me souviens d’une époque où un président défait, en quête d’un second mandat, laissait un message chaleureux à son successeur dans le Bureau Ovale.⁠4

Je cite cette célèbre lettre de George HW Bush à Bill Clinton : « Vous serez notre président lorsque vous lirez cette lettre. Je ne souhaite que le meilleur pour vous et votre famille. Votre réussite est désormais la réussite de notre pays. Je vous encourage avec passion… »

Cette époque est révolue parce que le Parti républicain dérive vers le fascisme. Trump, ses acolytes et leurs fans n’ont jamais accepté la défaite claire et nette de 2020. Ils ont tenté d’empêcher par la force la transition pacifique du pouvoir, dans ce que nous appellerions sans vergogne – si cela venait d’un autre pays – une tentative de coup d’État. . Depuis, ils diffusent le Gros mensongele « grand mensonge » des « élections volées ».

Les plans de vengeance de Trump, s’il est réélu, sont courants dans les dictatures et les démocraties immatures.

Déclaration d’un constitutionnaliste américain dans le cadre de l’enquête sur Washington Post : « Cela ressemblerait à une république bananière si les gens utilisaient leur fonction publique pour attaquer leurs opposants… »

Mais Trump, malgré tout, est en avance dans les sondages sur tous ses adversaires républicains. Il devance le président Biden dans les États clés, dans les mêmes sondages.

J’entends déjà le lecteur blasé me dire que ce qui se passe aux États-Unis ne concerne que les Américains. C’est faux, c’est complètement faux.

Le Canada a toujours bénéficié d’une relation stable avec son voisin américain. Mais le virage autoritaire des États-Unis représente une menace pour le Canada à plusieurs égards. Les experts en sécurité nationale ont tiré la sonnette d’alarme à ce sujet en 2022⁠5.

Au cours de son premier mandat, Trump a traité le Canada comme presque tous les alliés démocrates des États-Unis : comme un adversaire, selon sa (mauvaise) humeur.

Il y a des raisons de croire que, comme dans toutes choses, s’il revient au pouvoir, Trump sera encore pire avec le Canada qu’il ne l’était lors de son premier mandat.



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