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Nouvelles canadiennes

Israël : le chef de guerre Netanyahu sera tenu pour responsable

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Il lui a fallu quelques heures – le temps du choc devant l’ampleur et la violence du coup d’État du Hamas – pour retrouver les vêtements qu’il aime tant : ceux du chef de guerre. Face caméra, Benyamin Netanyahu déploie une rhétorique qu’il sait manier, lui qui s’est toujours imposé comme M. la Sécurité d’Israël. « Nous sommes en guerre, ce n’est pas une (simple) opération (…). L’ennemi paiera un prix sans précédent. »a-t-il déclaré, groggy, samedi 7 octobre en fin de matinée.

Cette explosion sécuritaire, à une date éminemment symbolique – le 50e anniversaire jour pour jour de la guerre du Kippour (ou guerre d’Octobre) – lui offre un répit sur le front intérieur, après des semaines de mobilisation contre sa refonte du système judiciaire. Pour la première fois depuis janvier, la manifestation organisée chaque samedi soir rue Kaplan à Tel-Aviv n’a pas eu lieu. Les Frères d’armes, ce groupe informel d’anciens combattants et de réservistes mobilisés contre la réforme, annoncent qu’ils rentrent dans le rang. Le chef de l’opposition Yair Lapid tend la main au Premier ministre, qui l’accepte, pour former un « gouvernement d’urgence ».

« La détermination du Hamas a été sous-estimée »

« Chaque conflit pousse à unifier la société israélienne. Et on serait tenté de croire que c’est du pain sacré pour Netanyahou, mais le bilan humain est déjà si lourd, les échecs des services de renseignement si importants, et les appels des habitants si forts qu’il ne pourra pas échapper à un examen. Son répit s’annonce de courte durée. » prédit l’historienne spécialiste d’Israël Frédérique Schillo (1).

Benjamin Netanyahu a pourtant toujours tenu un discours guerrier contre le Hamas. « Pendant dix ans, il a fait campagne sur le thème « Moi au pouvoir, je détruirai une fois pour toutes le Hamas dans ses capacités politico-militaires », quitte à reconquérir tout ou partie de la bande de Gaza », rappelle David Khalfa, codirecteur de l’Observatoire Afrique du Nord et Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès. Mais l’ensemble du modèle de sécurité israélien est tenu sous contrôle. « Israël avait jusqu’à présent adopté une stratégie d’endiguement du Hamas visant à réduire sa menace militaire. Et la détermination du Hamas à ouvrir un nouveau front avec Israël et à entrer dans une guerre ouverte a été sous-estimée.ajoute le spécialiste du Moyen-Orient.

« Le pouvoir a baissé la garde »

Netanyahu est particulièrement critiqué pour avoir contribué à affaiblir l’État juif de l’intérieur au profit de ses ennemis.  » La vulnérabilité d’Israël est que le gouvernement a baissé la garde et s’est enlisé dans une réforme judiciaire menée par un gouvernement d’extrême droite qui a soufflé sur les braises, sans tenir compte du fait que la société était en train de se fissurer. », estime Frédérique Schillo. Quelque 169 anciens militaires et anciens hauts responsables ont tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois pour alerter sur les risques de s’enliser dans cette réforme et appeler à un recentrage sur les vrais problèmes de l’Etat hébreu.

Ce revers stratégique vient aussi comme un coup direct aux discussions en cours depuis des mois en vue d’un éventuel accord de normalisation avec l’Arabie saoudite. Ce dossier, que Benjamin Netanyahu défend personnellement pour contrer l’ennemi iranien, avance « un peu plus chaque jour », se félicitait il y a quelques jours le prince héritier Mohammed Ben Salmane. Mais samedi, Riyad, qui exige en échange des progrès en matière de droits des Palestiniens, a réagi sans condamner les attaques du Hamas.

Au contraire, la diplomatie saoudienne a dénoncé « Forces d’occupation israéliennes » Et «  les dangers d’une situation explosive résultant de la poursuite de l’occupation, de la privation des Palestiniens de leurs droits légitimes et de la répétition des provocations systématiques contre les sanctuaires. Une déclaration qui risque d’altérer la suite des discussions.

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