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monde

Israël et le Hamas en guerre, jour 34 | De violents combats à Gaza, des dizaines de milliers de civils doivent fuir

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Israël a annoncé jeudi avoir détruit un « bastion » du Hamas au nord de la bande de Gaza, au prix de violents combats terrestres accompagnés de bombardements qui ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir vers le sud du territoire palestinien assiégé. .




Ce qu’il faut savoir

  • Mercredi, 50 000 civils ont fui le nord de la bande de Gaza vers le sud ;
  • Huit Palestiniens tués lors d’un raid israélien en Cisjordanie occupée ;
  • L’Italie a envoyé un navire-hôpital pour aider la population palestinienne ;
  • Emmanuel Macron a appelé jeudi à « œuvrer pour un cessez-le-feu » ;
  • « Il n’y a pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza », selon un responsable militaire israélien ;
  • L’Iran a rejeté une déclaration du G7 appelant Téhéran à cesser de soutenir le Hamas palestinien.

Après plus d’un mois de frappes israéliennes meurtrières, en représailles à l’attaque sanglante menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre, plusieurs centaines de milliers de civils, selon l’ONU, restent coincés dans une situation humanitaire désastreuse au nord de la bande de Gaza. , notamment dans la principale ville du territoire.

Jeudi, l’armée a annoncé avoir pris le contrôle la veille, « après dix heures de combats », d’un « fief » du Hamas à Jabaliya, un camp de réfugiés au nord de Gaza, à partir duquel « des terroristes s’entraînaient et menaient des attaques ».

Lors de ces combats contre le Hamas et son allié le Jihad islamique, « positionnés à la fois sur le terrain et sous terre », les militaires « se sont emparés de nombreuses armes, ont découvert des entrées de tunnels dont une, adjacente à un jardin d’enfants, menait à un vaste réseau souterrain », » a ajouté l’armée.

Israël a également annoncé qu’une frappe aérienne avait tué un chef militaire du Hamas, Ibrahim Abu-Maghsib, chef d’une unité de missiles antichar.

Israël bombarde sans relâche le petit territoire depuis le 7 octobre et s’est engagé à « anéantir » le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, classé organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël.

L’armée y mène également depuis le 27 octobre une opération terrestre, resserrant son emprise sur la ville de Gaza où se trouve, selon Israël, le « centre » des infrastructures du Hamas.

Israël et le Hamas en guerre, jour 34 | De violents combats à Gaza, des dizaines de milliers de civils doivent fuir

PHOTO FORCES DE DÉFENSE ISRAÉLIENNE, VIA REUTERS

Soldats israéliens à Gaza, le 9 novembre 2023

Quelque 130 entrées de tunnels ont été découvertes depuis le début de cette opération, qui a coûté la vie à 34 militaires selon l’armée.

Mercredi, l’AFP a pu s’approcher de l’épicentre des combats au nord de Gaza lors d’une incursion organisée par l’armée israélienne, dont les images étaient soumises à la censure militaire.

Palmiers brûlés, lampadaires tordus, panneaux routiers déformés témoignaient de l’intensité de l’offensive le long de la route côtière en ruine qui relie le nord au sud du territoire, où des drapeaux israéliens flottent sur les bâtiments détruits le long de la plage.

L’armée israélienne a annoncé qu’un nouveau « corridor » serait ouvert jeudi, après le départ la veille de 50 000 civils vers le sud.

Israël a toutefois nié l’existence d’une « crise humanitaire » à Gaza. Israël « facilite l’acheminement de l’aide humanitaire », a déclaré un responsable militaire, reconnaissant les « nombreuses difficultés » auxquelles sont confrontés les civils.

« Terrifié »

Mercredi, bien plus que la veille, des milliers de Palestiniens désespérés ont fui vers le sud, à pied ou en charrette, les mains vides ou n’emportant que le strict nécessaire.

Selon l’ONU, 1,5 millions de personnes sur les 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacées à cause de la guerre.

« C’est une situation difficile », a déclaré à l’AFP Ehsan Abu Sleem, qui portait son bébé d’à peine deux mois. « Nous sommes épuisés, nous avons parcouru un long chemin et nous ne savons pas combien de temps il nous reste pour marcher. »

« Nous avons pris la décision de partir parce que les bombardements étaient très intenses », a-t-il ajouté : « Les enfants et les femmes étaient terrifiés et nous n’en pouvions plus. »

Des centaines de milliers de réfugiés se pressent déjà vers le sud, dans des conditions déplorables.

Un chirurgien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Tom Potokar, a décrit une situation « catastrophique » à l’hôpital européen de Khan Younes, une grande ville du sud de la bande de Gaza.

Israël et le Hamas en guerre, jour 34 | De violents combats à Gaza, des dizaines de milliers de civils doivent fuir

PHOTO IBRAHEEM ABU MUSTAFA, REUTERS

Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, le 9 novembre 2023

« Au cours des dernières 24 heures, j’ai vu trois patients avec des asticots dans leurs blessures », a-t-il raconté à l’AFP.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination humanitaire (Ocha), « les produits alimentaires essentiels tels que le riz, les légumineuses et l’huile végétale sont presque épuisés ».

« Une crise de l’humanité »

En Israël, au moins 1 400 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, selon les autorités, en majorité des civils tués le jour de l’attaque du Hamas, d’une violence et d’une ampleur sans précédent depuis la création de l’État d’Israël. en 1948.

Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont fait 10 569 morts, principalement des civils, dont 4 324 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

De multiples appels à une trêve ont été lancés pour permettre l’acheminement de l’aide à la population de ce territoire de 362 kilomètres carrés privé d’eau, d’électricité, de nourriture et de médicaments par le siège total imposé par Israël depuis le 9 octobre.

Gaza, en proie à la pauvreté, était déjà soumise à un blocus terrestre, aérien et maritime israélien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Treize ONG, dont Médecins sans frontières (MSF) et Amnesty International, ont appelé à un « cessez-le-feu immédiat » à la veille d’une conférence humanitaire internationale organisée par le président français Emmanuel Macron jeudi à Paris.

Le gouvernement israélien n’est pas représenté à cette conférence et les pays arabes n’ont pas envoyé de représentant de haut niveau.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a lancé à cette occasion un nouveau cri d’alarme. « Le cauchemar que traverse Gaza aujourd’hui est plus qu’une crise humanitaire, c’est une crise de l’humanité. Il est de notre devoir de saisir l’opportunité de le restaurer aujourd’hui, sans plus tarder », a déclaré l’UNRWA.

Israël et le Hamas en guerre, jour 34 | De violents combats à Gaza, des dizaines de milliers de civils doivent fuir

PHOTO HATEM MOUSSA, PRESSE ASSOCIÉE

Deir el-Balah, sud de la bande de Gaza, 9 novembre 2023

La situation humanitaire s’aggrave de jour en jour, selon les ONG, alors que l’aide internationale arrive au compte-goutte depuis l’Egypte par le poste frontière de Rafah, au sud du territoire.

Au nord de la bande de Gaza, des centaines de milliers de personnes se trouvent toujours au nord du Wadi Gaza, la voie navigable qui traverse le territoire d’est en ouest, « dans une situation humanitaire désastreuse », « luttant pour obtenir les quantités minimales d’eau et nourriture nécessaire à leur survie », selon OCHA.

Pas de cessez-le-feu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exclut tout cessez-le-feu sans la libération des 239 otages détenus par le Hamas depuis le 7 octobre.

Une source proche du Hamas à Gaza a indiqué à l’AFP que des négociations menées par le Qatar étaient en cours pour la libération de douze otages, dont six Américains, en échange d’une trêve humanitaire de trois jours.

Le point sur la situation au 34e jour de guerre

La guerre entre Israël et le Hamas entre dans sa 34ee mercredi, a été déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu’il contrôle.

En représailles, Israël a juré d’« anéantir » le Hamas, en bombardant sans relâche le territoire assiégé où se rassemblent 2,4 millions de Palestiniens. L’armée israélienne a lancé le 27 octobre une opération terrestre dans la bande de Gaza.

Voici les derniers développements plus d’un mois après le début de la guerre :

Netanyahu exclut une nouvelle fois tout cessez-le-feu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois exclu mercredi tout cessez-le-feu sans la libération des 239 otages détenus par le Hamas depuis le 7 octobre.

Une source proche du Hamas à Gaza a indiqué que des négociations menées par le Qatar étaient en cours pour la libération de 12 otages, dont six Américains, en échange d’une trêve humanitaire de trois jours.

50 000 civils ont fui vers le sud de Gaza

Alors que les combats entre ses soldats et le Hamas se concentrent dans le nord du territoire où se situe la ville de Gaza, 50 000 civils ont fui mercredi le nord de la bande de Gaza vers le sud, a indiqué l’armée israélienne.

« Ils partent parce qu’ils comprennent que le Hamas a perdu le contrôle du nord (…) Il existe une zone sécurisée (au sud) où des médicaments, de l’eau et de la nourriture sont disponibles », a déclaré le porte-parole du Hamas. armée, Daniel Hagari.

Il a déclaré qu’un « couloir d’évacuation » serait à nouveau ouvert jeudi.

Conférence « Humanitaire » à Paris

Alors que les ONG et l’ONU tirent chaque jour l’alarme sur la situation dans la bande de Gaza, une conférence humanitaire sur Gaza s’est ouverte jeudi à Paris.

« Dans l’immédiat, c’est à la protection des civils qu’il faut travailler. Cela nécessite une pause humanitaire très rapide et nous devons œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu », a déclaré à cette occasion le président français Emmanuel Macron.

L’Italie a annoncé jeudi avoir dépêché un navire-hôpital à Gaza qui devrait y arriver « dans quelques jours ».

Un responsable militaire israélien a affirmé pour sa part qu’il n’y avait « pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza ».

Bilans

Le ministère de la Santé du Hamas a déclaré que 10 569 personnes avaient été tuées dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Parmi les morts figurent 4.324 enfants et 2.823 femmes, selon lui.

Du côté israélien, au moins 1.400 personnes sont mortes, en majorité des civils tués le jour même de l’attaque du Hamas, selon les autorités israéliennes. Le Hamas détient également 239 otages, selon un dernier rapport.

L’armée israélienne a publié les noms de deux soldats tués dans les combats à Gaza, portant à 34 le nombre de soldats tués depuis le début de l’offensive terrestre.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, sept Palestiniens ont été tués jeudi lors d’un raid de l’armée israélienne à Jénine, selon le ministère palestinien de la Santé. Au moins 170 Palestiniens ont été tués par les tirs des soldats israéliens ou des colons dans ce territoire depuis le 7 octobre, selon l’Autorité palestinienne.

Par ailleurs, l’évacuation vers l’Egypte des Palestiniens blessés et des binationaux a de nouveau été interrompue mercredi, selon un responsable palestinien.

La communauté internationale craint une extension du conflit, notamment à la frontière israélo-libanaise, où des échanges de tirs ont lieu quotidiennement entre l’armée israélienne et le Hezbollah, soutenu par l’Iran. Selon un décompte de l’AFP, les violences ont fait 83 morts côté libanais, dont 11 civils.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, sept Palestiniens ont été tués jeudi lors d’un raid de l’armée israélienne à Jénine, selon le ministère palestinien de la Santé.

Au moins 170 Palestiniens ont été tués par les tirs des soldats israéliens ou des colons dans ce territoire depuis le 7 octobre, selon l’Autorité palestinienne.



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