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Santé

Infarctus mésentérique : symptômes, causes, traitements

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Vérifié le 14/11/2023 par PasseportSanté

L’infarctus mésentérique est à l’intestin ce que l’accident vasculaire cérébral est au cerveau et l’infarctus du myocarde au cœur : une urgence absolue, qui mérite d’être mieux connue. Causes, symptômes, traitements… On fait le point.

Qu’est-ce qu’un infarctus mésentérique ?

« Comme les autres infarctus du cœur ou du cerveau, l’infarctus mésentérique (ou ischémie mésentérique) est synonyme d’une interruption du flux sanguin. Cela entraîne la mort d’un segment de l’intestin », explique le professeur David Laharie, gastro-entérologue au CHU de Bordeaux.

Privé de sang et donc d’oxygène, l’intestin peut en effet devenir nécrotique. Elle touche plus fréquemment les personnes de plus de 60, 70, 80 ans. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre de cas augmente. L’ischémie mésentérique aiguë touche 10 000 personnes chaque année en France, selon la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE).

Le taux de mortalité de l’ischémie mésentérique aiguë est élevé, et les séquelles sont souvent majeures pour les survivants, en raison de la résection importante de l’intestin grêle, qui nécessitera ensuite une nutrition par perfusion au long cours.

Infarctus mésentérique : quelles sont les causes ?

Le coupable est un caillot de sang. Ce caillot peut migrer du cœur vers l’une des artères de l’intestin. La plaque athéroscléreuse peut également se former directement dans les artères qui irriguent les intestins en sang. Le plus souvent, c’est l’artère mésentérique supérieure qui est touchée.

« Les facteurs de risque sont le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’excès de cholestérol et des antécédents d’artérite des membres inférieurs, d’insuffisance cardiaque ou d’infarctus du myocarde. »

Prévenir l’infarctus mésentérique, c’est avant tout s’attaquer à ces facteurs de risque cardiovasculaire : perdre quelques kilos si nécessaire, manger sainement, faire de l’exercice régulièrement, contrôler son hypertension artérielle et son taux de cholestérol ou encore arrêter de fumer.

Quels sont les symptômes ?

« Dans la forme chronique, il y a des douleurs abdominales sévères déclenchées par les repas, au point que les gens ne peuvent plus manger. Au début, c’est épisodique. Et quand rien n’est fait, cela se reproduit à chaque repas », explique le professeur Laharie.

Cela conduit souvent à une aversion pour les repas et à une perte de poids. Ces signaux d’alerte doivent être pris au sérieux et inciter à consulter très rapidement, afin de ne pas atteindre le stade de l’infarctus mésentérique, où l’artère se bouche complètement. Les difficultés pour s’alimenter et les douleurs après toute prise alimentaire doivent être signalées au médecin pour lui permettre de poser le bon diagnostic.

Dans la forme aiguë, lorsque le blocage de la circulation sanguine est soudain, les douleurs abdominales sont soudaines et très intenses. Elle s’accompagne souvent de nausées, de vomissements et de diarrhée.

«Grâce à un angiogramme-scanner abdominal, à l’examen de référence ou à une IRM injectée», répond le professeur Laharie. L’ajout d’un produit de contraste permet d’opacifier des parties du corps, pour les rendre plus visibles sur les images enregistrées lors de l’examen. Mais les signes sont soit discrets, soit peu spécifiques, ce qui entraîne de fréquents retards diagnostiques.

« Idéalement, le patient devrait être orienté vers un centre d’urgences vasculaires digestives, pour bénéficier d’une prise en charge optimale et multidisciplinaire. Parce que les signaux sur le scanner d’infarctus mésentérique ne sont pas toujours évidents. » De plus, il n’existe pas de biomarqueurs spécifiques, ce qui ne facilite pas les choses.

« Il faut penser à l’infarctus mésentérique, et il faut y penser vite, pour ne pas perdre des minutes, voire des heures, précieuses pour le pronostic. »

En quoi consiste l’accompagnement ?

« En cas d’ischémie chronique, le traitement doit être entrepris rapidement pour tenter de débloquer le vaisseau, afin de ne pas atteindre le stade de l’infarctus mésentérique. » L’objectif est de rétablir un flux sanguin normal dans les vaisseaux irriguant l’intestin. « Soit avec un stent, soit à l’aide d’un pontage. »

« Face à un infarctus mésentérique, il faut appeler le 15, c’est une urgence absolue », insiste le Dr Laharie. Car si la circulation sanguine est bloquée trop longtemps, une partie de l’intestin devient nécrotique et met alors la vie en danger.

L’administration d’une antibiothérapie orale dès le diagnostic est associée à une réduction du risque de nécrose intestinale. Une fois le diagnostic posé, une procédure de revascularisation intestinale des vaisseaux obstrués doit également être réalisée le plus rapidement possible. C’est une course contre la montre : « les médecins n’ont que 4 heures devant eux pour pouvoir réaliser cette intervention. » L’équipe médicale fera également tout son possible pour retirer la plus petite partie de l’intestin possible, celle qui est nécrotique. Cela permet au patient de rester indépendant sur le plan nutritionnel, en évitant une alimentation par perfusion (parentérale) et une stomie digestive (sac de collecte des selles), ce qui offre une bien meilleure qualité de vie.

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