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Nouvelles canadiennes

Identité de genre chez les jeunes : le dilemme de Pierre Poilievre

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Certains conservateurs y voient une question de principe. Certains y voient une opportunité de réaliser des gains politiques. D’autres craignent que cette question polarisante ne se retourne contre eux pendant la campagne électorale et détourne l’attention des questions économiques.

Le malaise est palpable à l’entrée du caucus conservateur face aux questions touchant à l’identité de genre chez les jeunes.

Je ne suis pas impliqué dans cette affaire» dit en riant le Manitobain James Bezan. C’est une question provinciale, je ne ferai aucun commentaire, souligne le Québécois Gérard Deltell. Le député Glen Motz écoute la question et répond simplement Merci beaucoup Avant de partir.

Manifestement, les députés conservateurs se conforment à la directive émise cet été par le bureau du chef qui leur demandait d’éviter de commenter publiquement ce dossier.

Pourtant, à l’interne, l’épineuse question de l’identité de genre chez les jeunes fait l’objet de vifs débats dans l’entourage de Pierre Poilievre, selon de nombreuses sources conservatrices contactées par Radio-Canada.

Nous n’avons pas encore pris de position claire sur la questiondéplore une source conservatrice. Je m’attendais à ce que nous allions plus loin et que nous avancions plus vite.

A l’inverse, d’autres conseillers de Pierre Poilievre estiment que le leader a tout intérêt à rester flou pour le moment.

Il sera plus clair quand cela sera payant pour lui.

Dans l’entourage du leader, il y a ceux qui pensent pouvoir utiliser cette question pour faire des gains auprès de la base et ceux qui pensent que le pari est trop dangereux car il pourrait perdre des électeurs modérésconclut une troisième source.

Radio-Canada s’est entretenue anonymement avec une dizaine de conservateurs pour leur permettre de s’exprimer librement.

Position vague de Pierre Poilievre

Plusieurs gouvernements conservateurs provinciaux veulent obliger les enseignants à aviser les parents lorsqu’un élève de l’école souhaite changer son identité de genre, son nom ou ses pronoms.

Pour l’instant, Pierre Poilievre soutient que les droits des parents doivent être respectés et que c’est aux provinces de décider comment gérer la question des élèves transgenres dans le système éducatif.

Cependant, depuis que les délégués ont adopté une résolution au congrès du Parti conservateur du Canada (PCC) à Québec qui chercherait à interdire « les interventions chirurgicales ou chimiques » pour la transition de genre chez les mineurs, Pierre Poilievre n’a toujours pas dit s’il soutenait ou rejetait cette idée. .

Pierre Poilievre prononçant son discours d’ouverture au congrès du Parti conservateur à Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / David Richard

De plus, le chef conservateur n’a toujours pas commenté le recours par la Saskatchewan à la clause dérogatoire.

Selon nos informations, les conseillers conservateurs estiment qu’il s’agit d’une occasion manquée pour le leader. Ces histoires viennent chercher le mondeconfie un stratège du parti.

C’est bon pour nous. Le vote de nos membres est en phase avec la majorité silencieuse au Canadail continue. Si Pierre Poilievre appuyait ouvertement cette résolution, il ferait rapidement le plein de voix.

Plusieurs sources conservatrices estiment que la question de la protection des enfants contre idéologie transgenre attire l’attention positive d’un grand nombre de femmes et de plusieurs communautés culturelles, notamment dans les grandes régions de Toronto, Vancouver et Montréal.

Il s’agit de deux groupes d’électeurs qui ont échappé aux conservateurs lors des trois dernières élections et que Pierre Poilievre courtise activement afin de retrouver le chemin du pouvoir.

Invité à commenter les discussions internes au sein de son parti sur la question, le bureau de Pierre Poilievre a répondu en faisant référence à ses commentaires passés dans les médias, où il avait demandé à Justin Trudeau de occupez-vous de vos affaires et laissez les provinces gérer les écoles et les parents éduquer leurs enfants.

Cependant, tous les conservateurs interrogés estiment que le sujet principal doit rester l’économie. C’est notre pain et notre beurre, répètent-ils en coulisses. La question de l’identité de genre est considérée comme secondaire.

Néanmoins, cette question préoccupe les conservateurs car elle constitue à la fois une opportunité de gains politiques et un risque d’ouverture aux attaques libérales.

Risque et distraction

Selon nos informations, plusieurs conservateurs proches de Pierre Poilievre mettent en garde le parti contre l’idée de réaliser des gains rapides sur un sujet épineux et polarisant.

Il faut être prudent, confie une source, pour éviter que cela ne devienne un talon d’Achille.

Car au-delà des parents inquiets pour la santé de leur enfant, de grandes manifestations comme 1 million d’enfants du 4 mars a également attiré des personnes qui ont une attitude d’intolérance envers la communauté LGBTQ+.

Manifestants lors du rassemblement 1 Million March 4 Children à Surrey, en Colombie-Britannique, le 20 septembre 2023.

Lors de la manifestation 1 Million March 4 Children, plusieurs manifestants portaient des pancartes remettant en question la notion d’identité de genre, comme on le voit ici à Surrey, en Colombie-Britannique, le 20 septembre 2023. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms/CBC

Des pancartes brandies par certains manifestants contenaient des messages homophobes et transphobes. C’est cet aspect du débat qu’une partie de l’entourage de Pierre Poilievre tente d’éviter.

Nous nous souvenons de ce qui s’est passé avec Andrew Scheer et l’avortement, qui ont nui à sa campagne. Nous ne voulons certainement pas rejouer ce film.indique une autre source conservatrice.

Lors de la campagne électorale de 2019, Andrew Scheer avait déclaré qu’il n’allait pas rouvrir la question de l’avortement. Lors du premier débat en français, il a refusé à plusieurs reprises de se déclarer opposé à l’avortement. Cet épisode a été suivi d’une baisse des intentions de vote.

Si ce sujet se retourne contre nous, notamment dans les grandes villes et dans les régions les plus progressistes, il risque de détourner l’attention du message économique.ajoute un autre conservateur.

La question des droits des transgenres à l’école, c’est un spectacle parallèle politiquemaintient une source conservatrice.

C’est une tactique des libéraux, qui veulent nous faire trébucher sur les questions socialesajoute un autre conservateur. Si nous insistons trop sur cette question, nous leur donnons un bâton pour nous battre.

Malgré les pressions qui semblent venir des différentes factions du parti, le leader conservateur tarde à prendre clairement position.

Pierre est très cérébral, confie un de ses conseillers. Il veut prendre le temps de se faire une idée et de prendre position sans avoir à changer d’avis.

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