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Entreprise

Honte à Shawinigan

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Et pas seulement pour le directeur général, Bryan Perro, mais aussi pour le conseil d’administration, la Ville et le maire Michel Angers.

Selon des informations rapportées mardi matin, les membres du CA ont appris au cours des dernières semaines la situation financière désastreuse dans laquelle se trouvait Culture Shawinigan. En juin dernier, les membres du conseil d’administration ont été informés que le déficit de l’organisme s’élevait à 143 000 $.

Ce n’est pas ainsi.

Fin septembre, ils ont appris que cela s’élevait plutôt à 780 000 $. Je ne suis pas très doué en calculs, mais entre précisément 142 342 $ et 780 000 $, il y a une bonne différence.

Le 27 septembre, le CA a pris la décision de suspendre la signature de contrats ou de nouveaux projets pour les mois à venir.

Rappelons que le bailleur de fonds de Culture Shawinigan est bien entendu la Ville de Shawinigan. On a donc deux possibilités : soit la Ville était consciente du gouffre financier dans lequel était plongée Culture Shawinigan, soit on a caché les chiffres pour ne pas perdre la face.

Michel Angers connaissait-il les vrais chiffres ? Là est la question. Si M. Angers était au courant du déficit de 780 000 $, quelles questions ou actions a-t-il posé pour redresser la situation ?

Évidemment, pas grand-chose.

N’eut été des documents obtenus par Sébastien Houle, quand la population aurait-elle été sensibilisée à la situation financière précaire de l’organisme ? Probablement jamais.

Nous avons délibérément caché la réalité. Combien de personnes le savaient ? Difficile de répondre à cela. C’est un mystère. Mais évidemment, les gens le savaient. Et je vous rappelle que nous parlons d’argent public.

Continuons la chronologie des événements.

Lorsque le président du conseil d’administration a voulu parler au directeur général de la ville, afin d’en savoir plus, le maire Michel Angers lui aurait posé certaines questions en lui disant que lui parler équivalait à parler à son directeur général. Pourquoi, monsieur Angers, ne vouliez-vous pas que le président du conseil d’administration pose des questions au directeur général ?

Aviez-vous peur des réponses qu’il aurait pu donner ?

Voulait-on s’assurer que tout reste interne et que personne ne parle ni ne révèle quoi que ce soit ?

Je pose des questions. J’aimerais avoir des réponses. Et la population aussi. Si les mauvais médias devaient diffuser de telles informations, ce ne serait pas bon pour la ville, n’est-ce pas ?

Ce qui suit est tout aussi intéressant.

Comme le rapportait Sébastien Houle, le 3 octobre, le président du CA a été informé qu’une rencontre aurait lieu entre le maire Michel Angers et Bryan Perro et que la Ville verserait un montant de 390 000 $ à Culture Shawinigan.

Je rappelle les faits. Culture Shawinigan a déjà un déficit de 780 000 $ et on veut quand même envoyer de l’argent supplémentaire, l’argent des contribuables ? Il n’y a rien de trop beau.

À partir du moment où le CA a été informé de la situation catastrophique de Culture Shawinigan et connaissant l’amitié entre Michel Angers et Bryan Perro, il n’aurait jamais dû y avoir de rencontre entre les deux hommes, sans la présence de membres du CA et de gens de la ville.

La culture Shawinigan s’enfonce de plus en plus profondément et à aucun moment le maire n’intervient pour arrêter l’hémorragie. Et qu’a fait M. Perro pour redresser la situation ? Mystère encore une fois.

C’est inquiétant.

Lors de la rencontre du 17 octobre entre M. Perro, des membres de la Ville et deux membres du CA, ces derniers auraient déclaré que c’était la faute de Michel Angers. M. Perro aurait mentionné que c’était le maire qui lui donnait les mandats et que même s’il lui disait qu’il s’enfonçait dans un gouffre financier, le mot d’ordre était de continuer.

On comptait se retrouver avec un déficit de combien ? Un million, 1,5, 2 millions ? Qui dit mieux ? Je ne sais pas pour vous, mais cette histoire sent la nausée.

Et le silence de tous les intervenants en dit long.

D’ailleurs, chers membres du conseil d’administration, vous avez un rôle à jouer dans une telle situation. Il aurait été opportun que le président du CA fasse une apparition médiatique. Faire partie d’un conseil d’administration, ce n’est pas seulement bien paraître sur un CV, c’est une responsabilité importante, surtout lorsqu’il s’agit d’argent public.

Et chers membres du conseil d’administration, vous demandez la tête de Bryan Perro. Quatre jours plus tard, où en sommes-nous ? Est-il toujours en fonction ? Avez-vous statué sur son statut ? Êtes-vous des gens de parole et d’action ou appartenez-vous à la catégorie des plantes vertes ? Vous devrez peut-être également répondre à des questions.

Pendant ce temps, pour tenter de calmer le jeu, la ville de Shawinigan organise un joli point de presse mardi après-midi, pour tenter de nous endormir.

Rassurez-vous, chers citoyens de Shawinigan, une firme spécialisée analysera la gouvernance et les finances de Culture Shawinigan. Nous avons fait cette annonce le jour même où le dossier a été rendu public. Pure coïncidence bien sûr. C’est ce qu’on appelle de la vitrine.

Une grande comédie.

Si la Ville de Shawinigan voulait me convaincre qu’elle voulait sérieusement faire la lumière sur les finances de l’organisme, elle l’aurait fait depuis longtemps.

Monsieur Angers, une autre question pour vous. Connaissant depuis le début octobre la situation catastrophique dans laquelle se trouve Culture Shawinigan, pourquoi avoir offert une somme additionnelle de 390 000 $ au directeur général de Culture Shawinigan ? Vous ne pensiez pas que le déficit était suffisamment important ?

Je ne crois pas un mot quand on nous dit que Culture Shawinigan est un organisme totalement indépendant de la ville, qui contrôle ses décisions et ses propres finances et que la politique ne s’est jamais mêlée de ce dossier.

Il m’est impossible de le croire, d’autant plus que dans les comptes rendus des rencontres entre M. Perro et les membres du conseil d’administration et de la Ville, il aurait affirmé que les mandats venaient du maire, donc de la politique.

Il y a un os dans la bêtise là. Est-ce que quelqu’un ment ou quelqu’un ne nous dit pas toute la vérité ? Comme le dit un proverbe bien connu : certaines vérités sont bonnes à éviter, n’est-ce pas ?

Soyez prudent, chers élus.

La vérité éclate toujours, même si nous essayons de la dissimuler.

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Gn Ca bus

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