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Nouvelles canadiennes

Guerre Israël-Hamas : pourquoi Ottawa refuse-t-il toujours de demander un cessez-le-feu ? | Moyen-Orient, l’éternel conflit

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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, reconnaît que la bande de Gaza, assiégée par l’armée israélienne, est « le pire endroit au monde », mais refuse toujours de demander un cessez-le-feu humanitaire dans la région.

Interrogée à quatre reprises sur ce sujet lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Abou Dhabi, où elle se trouve, Mme Joly a évité de parler de trêve ou de cessez-le-feu, répétant que le Canada multipliait les discussions avec les principaux acteurs de la région afin d’atteindre un dialogue politique (…) à moyen et long terme.

Je pense qu’il est important d’envoyer un message clair de désescalade afin que nous puissions aussi parler de paix et de stabilité. Il est important de réfléchir à la manière dont nous pouvons engager un dialogue politique tout en gérant la crise actuelle.

Alors que l’ONU et plusieurs autres pays, dont la Russie, la Chine, la Turquie et des pays arabes, appellent à un cessez-le-feu depuis le début du conflit, déclenché après l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier, plusieurs pays occidentaux restent bloqués. réticent à le faire.

Mercredi dernier, les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité, présentée par le Brésil, qui appelait à une pause humanitaire entre le Hamas et l’État hébreu. Washington a dénoncé ce texte qui ne mentionnait pas le droit d’Israël à se défendre.

Deux jours plus tôt, la Russie avait soumis un autre texte exigeant un cessez-le-feu immédiat. Cette résolution a été rejetée par trois membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ainsi que par le Japon.

A Bruxelles, les pays de l’Union européenne devront se pencher sur une éventuelle trêve humanitaire lors d’un sommet prévu jeudi et vendredi. Paris a déjà lancé lundi un appel en ce sens, disant espérer que ce pourrait conduire à un cessez-le-feu.

Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères.

Photo : La Presse Canadienne / Adrian Wyld

Le Canada divisé

Le président français Emmanuel Macron compte aller plus loin lors de sa visite prévue en Israël mardi. Selon l’Élysée, il demandera au reprise d’un véritable processus de paix pour la création d’un État palestinien, aux côtés de celui d’Israël, qui comprendrait également la fin de la colonisation en Cisjordanie.

Au Canada, la classe politique est divisée et des divergences sont apparues cette semaine même au sein du caucus libéral. Vendredi, 33 députés fédéraux, dont 23 libéraux, ont exigé dans une lettre adressée au gouvernement de Justin Trudeau que le Canada se joigne au nombre croissant de pays qui réclament un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient.

Lundi, c’était au tour du Bloc québécois de se prononcer également en faveur d’un cessez-le-feu multilatéral et temporaire à respecter par Israël, le Hamas et le Hezbollah. La semaine dernière, le chef du Bloc Yves-François Blanchet a plutôt insisté sur la nécessité de neutraliser le Hamas et a déclaré qu’il ne voyait pas comment un cessez-le-feu pourrait avoir lieu.

Des Palestiniens se rassemblent près des décombres d'une maison touchée lundi par une frappe aérienne israélienne à Khan Younes, dans le sud de Gaza.

Des Palestiniens se rassemblent près des décombres d’une maison touchée lundi par une frappe aérienne israélienne à Khan Younes, dans le sud de Gaza.

Photo : Israël-palestiniens

Les conservateurs, quant à eux, affirment queIsraël a le droit de se défendre tout en respectant le droit international humanitaire, a déclaré le lieutenant du Québec, Pierre Paul-Hus.

J’entends la position de plusieurs de mes collègues. (…) Les Canadiens s’attendent à ce que le Canada joue un rôle équilibré. (…) Nous ne devons jamais avoir peur de parler de paix.

Mme Joly a également répété queIsraël a le droit d’exister et de se défendre. Mais, en même temps, a-t-elle ajouté, il faut penser à moyen et long terme (pour) faire en sorte que cette paix soit plus durable.

Une position « délicate »

C’est précisément ce que droit d’Israël à se défendre ce qui explique, selon Louise Blais, ancienne ambassadrice du Canada auprès des Nations Unies, la réticence des pays occidentaux, dont le Canada, à demander un cessez-le-feu au Moyen-Orient. Ils soutiennent la politique israélienne d’anéantissement du Hamas afin d’éliminer la menace (provenant du mouvement islamiste palestinien) et de prévenir de futures attaques.explique-t-elle à Radio-Canada.

Cela indique toutefois que des discussions sont en cours entre les alliés d’Israël et le gouvernement de Benjamin Netanyahu. minimiser l’impact de la guerre sur les civils.

Benjamin Netanyahu et Joe Biden s'embrassent.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accueilli le président américain Joe Biden à sa descente de l’avion à Tel Aviv le 18 octobre 2023.

Photo : Reuters/EVELYN HOCKSTEIN

Mme Blais affirme cependant que les États-Unis, et plus généralement les pays occidentaux, se trouvent dans une position délicatsurtout si le conflit persiste.

Les réactions au conflit sont diamétralement opposées à l’échelle mondiale, dit-elle, ce qui a pour effet de cristalliser le fossé entre l’Occident et le reste du monde.

On assiste, à tort ou à raison, à une érosion de la crédibilité des positions occidentales (…) à l’heure où le gouvernement américain espérait reconstruire sa sphère d’influence (dans le monde).

Même réaction du politologue Sami Aoun, qui affirme qu’Israël n’accepteront jamais un cessez-le-feu avant de restaurer leur respectabilité militaire et de se venger du Hamas après son attaque qui a causé la mort de près de 1 400 personnes. Le Hamas a également kidnappé 212 Israéliens ou étrangers.

A Gaza, plus de 5 000 Palestiniens, en majorité des civils, dont près de 2 055 enfants, sont morts dans les bombardements israéliens en représailles qui ont détruit des quartiers entiers, selon le Hamas.

Les Israéliens sont profondément blessés et insultés. Revenir (au statu quo) avant le 7 octobre serait le début de l’effondrement pour eux, explique à Radio-Canada le directeur de l’observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.

Un manifestant tient une pancarte avec une image du président français Emmanuel Macron en train de lire

Manifestation à Paris pour exiger la fin de la guerre entre Israël et le Hamas.

Photo : Getty Images / EMMANUEL DUNAND

De son côté, l’ancien ambassadeur du Canada Ferry de Kerckhove, également professeur à l’Université d’Ottawa, dénonce le manque de courage Politique canadienne envers les États-Unis et Israël : Je trouve consternant qu’en 2023, face à un conflit de ce type, personne n’ait le courage d’appeler à un cessez-le-feu. Je trouve cela absolument inacceptable.

Tout le monde est d’accord sur le fait que ce qu’a fait le Hamas est horrible et ignoble, mais partir de là massacrer des hommes, des femmes et des enfants et démolir la moitié (de la bande de Gaza), je trouve cela méprisable.

Concernant les efforts de la France en faveur d’un trêve humanitaireil affirme qu’il s’agit d’un pas en avant, mais que cette trêve doit toutefois s’accompagner d’un cessez-le-feu afin de permettre à l’aide humanitaire d’entrer dans la bande de Gaza.

Samedi, un premier convoi d’aide humanitaire a pu être acheminé vers la région, grâce à l’ouverture temporaire d’un poste frontière entre l’Egypte et Gaza. Seuls 20 camions ont été autorisés à entrer, une quantité jugée insuffisante pour lutter contre cette crise humanitaire sans précédent, selon les humanitaires déployés sur le terrain. Plus de 200 camions transportant environ 3 000 tonnes de matériel humanitaire se trouvent à proximité du point de passage depuis des jours.

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