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Nouvelles canadiennes

Grève des transports scolaires : les familles sous pression

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« Nous avions espéré qu’à la fin de la semaine il y aurait une proposition qui serait acceptée, mais ce n’est pas le cas. Je dois dire aux parents qu’il n’y aura pas d’issue cette semaine», a déclaré le député Yannick Gagnon de Jonquière.

Celui qui est également touché par la situation en tant que père avoue que, depuis la semaine dernière, les appels et les mails s’accumulent à son bureau. « On voit que les parents s’impatientent. C’est un autre fardeau supplémentaire pour eux. »

Agendas familiaux désorganisés

Dans un monde où les routines familiales sont réglementées comme sur des roulettes, les parents commencent à se rendre compte que le fardeau de devoir transporter leurs enfants à l’école matin et soir est immense. À cela s’ajoute l’heure du déjeuner pour plusieurs d’entre eux. Il faut savoir que les élèves du primaire qui ne sont pas inscrits en service de garde depuis septembre ne peuvent pas être ajoutés à la liste puisque les éducateurs ont un ratio à respecter.

Caroline Gilbert fait partie de ces parents. Depuis trois semaines, elle et son compagnon font comme ils peuvent pour transporter leurs trois enfants. « Cela fait deux vendredis que nous n’avons pas pu envoyer les deux plus jeunes à l’école car nous n’aurions pas pu les récupérer à temps en fin d’après-midi. »

Et à l’école primaire, pas question de laisser un petit une minute de plus seul dans la cour d’école. « Ils sont super stressés. Ils ont peur que nous soyons en retard. »

Elle n’est pas la seule mère à devoir parfois prendre cette décision. « Au Saguenay, il y a quelques petites écoles de quartier, mais il y en a plusieurs où les enfants habitent assez loin. J’ai une collègue de travail qui quitte Larouche matin et soir pour emmener son garçon à Arvida et elle travaille à l’hôpital d’Alma. »

Avec l'hiver ici, les parents ont peur qu'un accident survienne après l'école.  « On voit bien que le transport scolaire est indispensable », souligne Caroline Gilbert.

Marie-Ève ​​Racine fait partie de celles qui doivent parcourir plusieurs kilomètres par jour. Elle habite Saint-Félix-d’Otis et a un enfant qui fréquente l’école primaire du quartier ainsi qu’un adolescent qui doit être présent à 9 heures tous les matins à l’école secondaire des Grandes-Marées à La Baie.

« J’habite Saint-Félix parce qu’ils m’offrent le transport scolaire, sinon je n’aurais jamais emménagé là-bas. J’ai posé des questions au ministère de l’Éducation et ce que j’ai reçu, c’est que le transport scolaire n’est pas un droit, mais un service. »

Marie-Ève ​​Racine, mère de trois enfants

Selon le ministère, même si « un transport scolaire accessible à tous les jeunes est une volonté incontestée, il ne constitue pas un droit garanti par la Loi sur l’instruction publique (LIP). Le transport scolaire reste un privilège.

Les parents qui ont parlé avec Le Quotidien ces derniers jours, ils ont l’impression d’être livrés à eux-mêmes. Plusieurs ont fait part de leur mécontentement à leur député ainsi qu’aux deux centres de services scolaires concernés, Rives-du-Saguenay et De La Jonquière, afin qu’ils puissent faire pression sur l’entreprise Intercar.

Certains se sont également tournés vers le Médiateur national de l’étudiant (PNE) pour faire un signalement. Le responsable des communications, Pier-Olivier Fortin, explique que la plainte a été reçue et qu’une enquête pourrait mener à des recommandations à l’égard de l’organisme éducatif concerné.

« Dans de telles circonstances, la capacité du PNE à traiter une plainte reçue concernant un service en grève est limitée », a précisé M. Fortin dans un échange de courriels.

Marie-Ève ​​Racine, tout comme Caroline Gilbert, ont l’impression de se retrouver dans une partie de ping-pong où la balle se passe d’avant en arrière. « Nous avons besoin d’alternatives cette semaine si rien ne bouge dans les négociations. Et on est d’accord, ce n’est vraiment pas contre les chauffeurs de bus. On est derrière eux, mais là, c’est très exigeant pour les parents et extrêmement stressant pour les enfants», résume Mme Gilbert.

Il faudra également voir si les parents ayant payé le transport pendant l’heure du déjeuner seront remboursés. Les centres de services scolaires analysent les possibilités. En attendant que tout soit réglé, le député Yannick Gagnon demande aux parents de redoubler de prudence pour éviter tout accident. « Je sais que c’est un autre élément de stress qui s’ajoute à nos vies, mais s’il y a un endroit où rester calme en ce moment, c’est dans la cour de récréation. école. »

Le député de Jonquière, Yannick Gagnon, constate au nombre d'appels et de messages qu'il a reçus la semaine dernière que les parents sont à bout de nerfs.

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