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Glenda Jackson est complètement captivante dans son dernier film

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Glenda Jackson et Michael Caine dans The Great Escaper

Glenda Jackson et Michael Caine dans The Great Escaper

Lorsque Bernard Jordan, un vétéran du jour J, âgé de 89 ans, s’est échappé de sa maison de retraite à Hove, a traversé la Manche et s’est rendu sans problème aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie en juin 2014, il a fallu un certain temps toute la journée pour que quiconque cligne des paupières. Il s’est simplement promené dans un imperméable et a attendu un bus.

Michael Caine, dans Le grand évadé, donne à Bernard une nonchalance imperturbable, mais il y a de l’acier là-dessous : on ne cesse de lui dire qu’il est « parti trop tard » pour être introduit en France de manière organisée par la Royal British Legion, alors il prend simplement les choses en main. Il estime qu’il le doit à des amis morts sous ses yeux.

Resté à « The Pines » se trouve sa seule complice – sa femme Irene (Glenda Jackson, dans son dernier rôle), qui n’a aucun mal à esquiver et à se dissimuler le temps qu’il lui faut pour atteindre le continent. Ces deux-là ont des chambres séparées et un quotidien touchant où Irène refuse de le laisser entrer tant qu’elle n’est pas maquillée. Lorsqu’un Bernard préoccupé lui explique ce qu’il envisage de faire, elle ne lui fait pas obstacle et ne s’inquiète que lorsque l’inattendu survient du jour au lendemain : la nouvelle se répand sur Internet et son histoire devient virale.

Le récit d’Oliver Parker de cette saga de héros d’un jour, avec son scénario salé de William (Made in Dagenham) Ivory, aurait pu être beaucoup plus câlin. Je suis content que ce ne soit pas le cas. La force du film réside dans sa simplicité et sa mélancolie, car il retrace l’histoire d’un mariage, ardent, d’autrefois, et toujours aussi émouvant. Les brefs flash-backs sur l’enfer de Bernard sur les plages sont des aperçus serrés, des fragments traumatisants, plutôt qu’un panorama dont il n’aurait jamais pu être témoin – pas seulement une utilisation prudente d’un budget, mais une utilisation honnête.

Les scènes de Caine avec un collègue vétérinaire qu’il rencontre sur le passage, un alcoolique joué avec une grâce discrète par John Standing, permettent aux deux hommes de parler de leurs démons. Devant les caméras, Bernard doit jouer et sourire, mais le film résiste à la tentation de faire de sa nouvelle renommée une quelconque récompense : tout n’est que spectacle, une parade mératrice. Sous cette prise de conscience, Caine découvre couche après couche, allant toujours plus profondément.

Le véritable cadeau du film, modestement dimensionné d’une manière qui s’avère beaucoup moins banale que je ne l’avais craint, c’est le spectacle qu’il donne à Jackson – se débrouiller seule en l’absence de Bernard, s’en prendre à ses infirmières et leur donner parler vraiment de la date à laquelle elle va mourir.

Elle est complètement fascinante, une force de la nature. Quand ils lui apportent du fish and chips, il n’y a certainement pas besoin de vinaigre, étant donné la saveur piquante qu’elle crache à chaque ligne. Sa vitalité grossière est restée intacte jusqu’au bout, et personne qui a apprécié Jackson en tant qu’interprète ne peut se permettre de manquer cela.


Certificat 12A, 96 min

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