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Sport

Geneviève Asselin-Demers déjoue les pronostics, l’humidité et même les serpents ! | Vous avez vu?

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Il doit y avoir très peu de touristes cette semaine sur les plages du Mexique qui méritent autant de profiter du beau temps un verre à la main que Geneviève Asselin-Demers. La Québécoise a encore livré un effort surhumain samedi et a été la première femme à franchir la ligne d’arrivée de l’Ultra-Trail Puerto Vallarta, une course de 95 kilomètres.

La gagnante du marathon de Montréal en 2015 a bouclé l’exténuant parcours en 12 heures 7 minutes 50 secondes, soit plus de 46 minutes d’avance sur son plus proche poursuivant. Cependant, elle n’a pas été considérée parmi les coureuses d’élite, qui s’élançaient en premier sur la ligne de départ.

C’était une surprise. Je suis venu ici pour faire un top 3, pour me qualifier pour l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en 2024explique-t-elle depuis son hôtel, où elle se repose un peu avant de rentrer au pays mercredi.

Cela fait juste deux ans que je fais piste, donc j’ai toujours un petit sentiment d’imposteur. Mais quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, j’ai finalement senti que j’avais ma place.

Le sentiment à mon arrivée était incroyable. Même s’il faisait chaud, j’avais des frissons !

La Montréalaise avait revu à la baisse ses attentes à son arrivée au Mexique en raison des conditions météorologiques très différentes de celles dans lesquelles elle s’entraîne habituellement.

Il faisait tellement chaud et humide. Je suis habitué à la chaleur, mais pas à une telle humidité. Quand j’ai quitté Montréal, il commençait à neiger et ici il faisait 32°C, avec une humidité de 40précise celle qui vient de décrocher sa première victoire internationale.

À leur arrivée, les coureurs ont tous été aspergés d’eau froide pour les soulager des maux créés par la chaleur immense. Dans son cas, le choc thermique lui a provoqué des crampes qui l’ont fait s’effondrer au sol. Elle y resta une dizaine de secondes.

Le pire, c’était surtout de devoir faire un entretien en anglais après, car je ne réussis pas très bien en anglais. Je pense que c’était la chose la plus difficile !s’exclame-t-elle en riant.

Quand les animaux s’en mêlent

Outre la chaleur, la faune mexicaine était un autre élément auquel l’ultra-marathonien a dû faire face. Les coureurs devaient porter des vêtements longs à certains endroits du parcours.

Nous vous informons avant la course que si vous êtes mordu par un serpent, ce n’est probablement pas grave, mais de le signaler au prochain ravitaillement. Si c’est une araignée, vous devez la prendre en photo au cas où elle serait mortelle ou dangereuse» dit simplement l’ingénieur de formation.

Sur le parcours, j’ai vu des serpents et des araignées passer entre mes jambes. Ce n’étaient pas des vers de terre, c’étaient de très gros serpents. C’est assez effrayant. Je me suis même fait attaquer par un coq… C’était une course d’aventures !

Malgré la présence de ces animaux exotiques et dangereux, ce sont les bêtes avec lesquelles la Québécoise était un peu plus familière qui lui causaient le plus d’ennuis.

À un endroit, il y avait un troupeau de grosses vaches qui bloquaient le chemin et de l’autre côté, il y avait un ravin. Un pas à la fois, j’ai pu les contourner 500 mètres plus loin à travers la junglecontinue-t-elle en riant.

Un bel exemple de persévérance

Dans les moments les plus difficiles de cette course qui a duré plus d’une demi-journée, Asselin-Demers a pu compter sur une source de motivation supplémentaire. En effet, son bon ami Marc-André Paillé, bien connu dans le milieu du trail au Québec, est décédé récemment d’une crise cardiaque.

C’était le Jour des Morts ici au Mexique, alors j’ai fait imprimer sa photo pour l’afficher sur le kiosque de mon hôtel. Lui et moi avions des coutumes. Avant toutes nos courses, nous nous appelions. Dans les moments où les choses n’allaient pas bien, je pensais à lui et il me donnait des ailes pour avancer.confie-t-elle.

La coureuse sera au Mont Saint-Grégoire le samedi 11 novembre où une randonnée est prévue en hommage à son amie décédée.

La star montante de l’ultra-trail a elle-même été confrontée à d’importants problèmes de santé ces dernières années. C’est ce qui l’a poussé à passer de la course sur route au trail.

Je vais à l’encontre de toutes les prédictions des médecins car j’ai subi des opérations importantes. On m’a retiré une grande partie de mon côlon et de mes intestins, et on m’a dit que continuer la course serait difficile car le côlon aide à prévenir la déshydratation.explique la mère.

Il n’y a pas grand-chose dans la vie qui m’arrête, alors j’ai mis cela derrière moi et j’ai décidé de montrer aux gens que si vous le voulez, vous le pouvez.

Cette persévérance hors du commun a payé et sa qualification à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en est la dernière preuve. Geneviève Asselin-Demers vient de tirer un trait sur sa saison, mais elle déborde déjà d’ambition en pensant au défi qui l’attend l’été prochain sur les 170 km de sentiers des Alpes françaises.

Tout le monde me dit que beaucoup de gens échouentUTMB parce qu’ils sont trop confiants, mais finalement ils ne parviennent pas à terminer la course. J’ai encore une certaine force mentale. Donc, quoi qu’il arrive, je vais certainement le terminer et autant me placer bien.conclut-elle avec un grand sourire aux lèvres.

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