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Nouvelles canadiennes

Faut-il craindre une nouvelle vague cet hiver ?

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Après avoir surveillé près de 200 stations au plus fort de la crise du Sars-Cov-2, le réseau Obépine continue de contrôler une trentaine de stations d’épuration. A quel niveau le virus circule-t-il actuellement selon les analyses dont vous disposez ?

Pr. Vincent Maréchal : « Une trentaine de stations d’épuration, cela nous permet d’avoir une bonne visibilité sur la situation actuelle. Nous avons donc vu arriver la vague que nous vivons actuellement, même si le virus avait largement reculé à la fin du printemps.

Pour la première fois depuis le début des observations, à certains endroits, il n’y avait plus aucun signe du virus dans les eaux usées. Les nouveaux signaux sont réapparus entre fin juin et début juillet. Depuis, cette vague s’est largement confirmée. »

À quel degré?

« Cette vague, avec la réouverture des écoles et des activités professionnelles, se situe aujourd’hui à un niveau modéré mais très important. Par exemple, à Rouen, la reprise est significative depuis début juillet. Nous sommes actuellement à environ un quart du pic observé dans cette ville au plus fort de la crise à l’hiver 2021. Le niveau de trafic est tout à fait comparable, dans certaines grandes villes, au niveau de circulation des saisons précédentes. »

Faut-il s’attendre à un hiver difficile à cet égard, comme en 2021 ?

« Il est difficile de faire des projections à moyen terme. Le principal indicateur est celui de l’impact de la maladie sur la pression hospitalière. Nous sommes à 14e ou 15e Lors de la vague de l’épidémie, l’immunité collective est normalement plus solide et les vaccins utilisés à partir du 2 octobre devraient être plus efficaces.

Nous verrons comment fonctionne l’immunité collective et quelle sera l’efficacité des vaccins. On sait que la vague est très présente, dans une saison favorable aux virus, mais on ne sait pas jusqu’où elle montera. »

14e ou 15e vague en 3 ans et quelques mois d’épidémie. Qu’est-ce que cela dit sur le Sars-Cov-2 ?

« Le Sars-Cov-2 est presque devenu un virus endémique. Ce n’est pas vraiment saisonnier car on a des pics presque tous les deux mois, deux mois et demi. Ils évoluent en fonction de la capacité du virus à produire des formes d’évasion de la réponse immunitaire.

La virulence des variants actuels ne semble pas plus grande que celle des formes précédentes. Cependant, éviter d’attraper le Covid semble rester une bonne chose. Mais on voit bien que les messages de prévention ne sont plus efficaces et que le virus circule bel et bien. »

Qu’apporte le suivi des eaux usées, par rapport aux autres outils de suivi classiques (chiffres d’urgence, SOS Médecins) ?

« Aujourd’hui et surtout dans une situation où les tests individuels sont extrêmement réduits, c’est un excellent outil pour traquer le virus. C’est particulièrement pertinent lorsque le taux de détection est très faible, comme aujourd’hui. Cette surveillance permet d’informer les autorités sur la dynamique du virus mais aussi de caractériser le virus. »

Ce est-à-dire ?

« La surveillance des eaux usées permet une surveillance génomique. Pouvoir séquencer le virus chez les porteurs est une information importante aujourd’hui alors que très peu de séquençage est désormais réalisé. Des variantes peuvent être détectées dans les eaux usées dès leur apparition.

De plus, Obépine pourra bientôt calculer la proportion de ces variantes parmi les formulaires installés. Par exemple, Pascal Barbry, collaborateur d’Obépine, a détecté le variant Pirola, dernier variant du Covid, dans les eaux usées de Nice. Ces eaux renseignent sur la dynamique et la nature d’un virus. L’idée est d’étendre cela à d’autres virus. »

Lequel ?

« On sait aujourd’hui qu’on peut traquer beaucoup d’infections respiratoires à travers les eaux usées, la grippe A, la grippe B, le virus syncytial (responsable des bronchiolites, ndlr)…

Nous travaillons également sur une plateforme de recherche et de surveillance des virus émergents ou potentiellement émergents dans les eaux usées, à la demande de France 2030. Si ce projet aboutit, nous surveillerons la dengue, mais aussi le West Nile et l’Usutu qui circulent en Nouvelle-Aquitaine. . . Les arbovirus sont un axe de développement. Il en va de même pour la surveillance des maladies sexuellement transmissibles, avec un intérêt particulier pour la surveillance des HPV. »

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