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Nouvelles canadiennes

Évaluation orthographique en secondaire 5 : des résultats angoissants

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« Il y a beaucoup de détails au niveau de l’orthographe et de la grammaire, donc c’est difficile de retenir tous ces détails au lycée », argumente un élève de cinquième. Près d’un candidat sur deux a échoué en orthographe à l’examen du ministère en juin dernier. Des résultats inquiétants, estiment les experts, qui constatent des difficultés en français chez les diplômés depuis le milieu des années 1980.

Cependant, selon les résultats de la session d’examens de juin 2023, les élèves ont généralement obtenu de meilleurs résultats aux examens de français de 4e et 5e secondaire que l’année dernière. Mais le diable se cache dans les détails. Parmi les cinq critères évalués, le dernier correspond à la conformité normes d’usage et d’orthographe grammaticale. C’est le critère le moins bien maîtrisé où les résultats atteignent à peine 55,6% de réussite.

Les professionnels de l’enseignement tirent un amer constat. C’est triste de voir qu’il y a autant d’étudiants qui ne répondent pas au critère de maîtrise de l’orthographe pour cet examen., commente Isabelle Plante, professeure au département de didactique de l’UQAM. Étudiants ont échoué complètement, note Élodie Bleyaert, enseignante en Outaouais.

Écart public/privé

Près d’un élève sur deux ne maîtrise pas l’orthographe selon une moyenne obtenue entre le réseau public (50,9%) et le réseau privé (70,8%). Certains enseignants déplorent la différence importante de niveaux d’évaluation entre les deux réseaux : les écoles privées sont financées par le gouvernement, donc techniquement, cela enlève des ressources publiques là où elles sont nécessaires.en déduit Élodie Bleyaert.

Il faut s’assurer que le financement, ultimement, soit équitable dans le réseau scolaire et que ce ne soient pas seulement les plus nantis ou les privilégiés de notre société qui aient droit à des ressources supplémentaires.

Le phénomène n’est pas nouveau. En 2007, seulement 43 % des élèves des écoles publiques ont réussi la partie orthographe de l’examen. La proportion était de 65% dans le secteur privé. Quelle explication peut-on donner ?

Il y a quelque chose qui ne rentre pas, qui ne rentre pas chez nos jeunesnote Élodie Bleyaert avec amertume. Et pourtant, nous nous sommes donné pour tâche d’essayer de leur apprendre quelques règles de grammaire.

Elle décrit devoir répéter des notions qui auraient dû être acquises plus tôt, une perte de temps pour avancer dans le programme scolaire. Des élèves sont admis en secondaire 5 sans le niveau requis, déplore-t-elle. D’autres examens ministériels pourraient être utiles pour mieux sélectionner les candidats. Peut-être qu’un enfant devrait être corrigé par le ministère de l’Éducation avant d’entrer à l’école secondaireestime Mme Bleyaert.

Autre explication des échecs en français : l’école se concentrait davantage sur l’orthographe dans les années 60 et 70, selon l’enseignant, alors que les compétences privilégiées aujourd’hui concernent l’esprit critique et l’argumentation. Le critère orthographique est également passé au second plan pour les étudiants. Ils ont du mal à réaliser l’importance de bien écriresoutient le professeur.

La pandémie, un prétexte ?

La pandémie a entraîné le retrait de certaines épreuves ministérielles, rappelle la professeure de didactique Isabelle Plante. Les étudiants pourraient avoir été moins bien préparés et le retour aux évaluations normales c’était un peu brutalelle juge.

C’est également l’argument avancé par le ministère de l’Éducation. N’oublions pas que les élèves québécois ont dû s’adapter et poursuivre leur parcours scolaire de mars 2020 à septembre 2022 dans des conditions pas toujours favorables à l’apprentissage.a répondu le ministère dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Même si la pandémie est derrière nous, les effets exceptionnels qui en résultent demeurentécrit également le ministère.

Pour Line Laplante, professeure titulaire de la Chaire sur les apprentissages fondamentaux en alphabétisation à l’UQAM, la pandémie a pris le dessus et a contribué à accentuer un phénomène déjà présent.

Selon elle, les résultats de l’examen sont si faible qu’ils illustrent bien un problème dans l’enseignement du français au Québec.

L’apprentissage de l’orthographe ne commence pas en 4e ou en 5e secondaire, explique l’enseignante, mais au tout début de la scolarité, dès la première année elle-même, (voire) en maternelle quand on apprend le nom des lettres, leur son, quoi. Nous faisons des tentatives d’écriture, au tout début de l’apprentissage de l’orthographe.

Le phénomène que nous observons actuellement résulte d’une accumulation, au fil des années scolaires, d’un retard qui à un moment donné devient si évident qu’on ne peut plus l’ignorer.

Le ministère de l’Éducation préfère capitaliser sur les bons résultats obtenus cette année. Quand on regarde le taux de réussite pour l’ensemble de ce test, il s’élève à 74,8 %. C’est 5 points de pourcentage de plus que celui obtenu lors du test de juin 2022il répond dans un courriel à Radio-Canada.

Les quatre autres critères évalués en français concernent « l’adaptation à la situation de communication », la « cohérence du texte », « l’utilisation d’un vocabulaire approprié », ainsi que « la construction de phrases et de ponctuations appropriées ».

Le ministère de l’Éducation affirme cependant préoccupé par cette situation et assure (surveiller) la situation de près. Il rappelle avoir annoncé en juin dernier une stratégie comprenant plusieurs mesures visant à améliorer la qualité du français, dont la mise à jour continue du programme d’études.

Selon les informations d’Elyse Allard

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