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Nouvelles canadiennes

« En France, une quête spirituelle demeure »

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"En France, une quête spirituelle demeure"

Quels sont les enjeux de ce rassemblement de Lourdes sur l’évangélisation, appelé « Kérygme » ?

Pauline Dawance : Ce rassemblement est une étape dans une démarche lancée par l’Église en France, qui s’inscrit dans la durée. S’appuyant sur ce qui a été initié depuis le début de la démarche en 2022, il s’agit d’œuvrer à ancrer nos pratiques pastorales dans une approche kérygmatique. Concrètement, cela signifie que nous devons nous demander : comment pouvons-nous annoncer l’Évangile aujourd’hui ? Tous les âges et tous les domaines sont concernés par le kérygme, qu’il s’agisse de la catéchèse, de l’enseignement catholique ou de la pastorale de la santé, des prisons, etc.

Il y a un véritable défi d’adaptation. Il ne suffit pas de réciter le Credo ou de dire  » Jésus t’aime « . Nous devons incarner le mystère pascal dans la vie des gens. Il s’agit d’écouter la personne, de la rejoindre, puis de pouvoir lui annoncer que je crois qu’il y a, dans ma vie, Quelqu’un qui m’apporte l’espoir, Quelqu’un qui a traversé la mort et qui est ressuscité.

Comment penser l’annonce de la foi chrétienne dans une société de plus en plus sécularisée ?

PD : Nous avons remarqué une panne dans la transmission. On ne le reçoit pas ou parfois on ne le propose même plus. La vie n’est plus rythmée par la tradition chrétienne dans notre pays. L’Église n’est plus en contact avec certaines parties de la société. Comme d’autres, on note une forte évolution en peu de temps, marquée par une forte sécularisation. Cela se traduit concrètement, entre autres phénomènes, par une baisse du nombre d’enfants catéchisés.

Mais en même temps, on perçoit un signe fort, celui de l’augmentation du nombre de catéchumènes adultes mais aussi adolescents. Ils sont l’illustration d’une quête spirituelle en France qui demeure, même si elle ne s’inscrit pas forcément dans la confiance dans l’institution ecclésiale, marquée notamment par la crise des abus sexuels. Ainsi, nous constatons que le message de l’Évangile nous dépasse complètement.

Quels sont les objectifs de ce rassemblement ? Doit-il permettre de faire connaître les initiatives qui « marchent » ?

PD : Il faut partager les nouvelles réponses qui existent dans les diocèses, celles qui sont les plus audibles, pour que chacun puisse s’en inspirer, sans copier-coller parce que les contextes locaux sont différents. L’idée n’est pas de présenter de « bonnes recettes », mais de découvrir les initiatives venues des 95 diocèses impliqués dans la première phase du processus. Nous travaillerons également ensemble et réfléchirons sur la transmission de la foi entre nos frères juifs, protestants et orthodoxes.

De nombreux diocèses s’interrogent sur l’évangélisation et sont prêts à se remettre au travail. Le kérygme doit confirmer une dynamique déjà à l’œuvre en France au milieu des difficultés vécues par l’Église. Un sentiment d’inquiétude s’exprime face à la panne de transmission, mais aussi une prise de conscience qu’on ne peut pas continuer ainsi : le modèle d’avant ne fonctionne plus. J’ai l’impression que la question missionnaire est susceptible de transcender les différences de sensibilité au sein de l’Église. Il y a plusieurs façons de faire, par exemple on voit le succès du Congrès de la Mission, et c’est très bien. Par ailleurs, l’approche Kérygme soulève également une question fondamentale sur l’appel à la conversion puisque l’annonce de l’Évangile renvoie aussi à la crédibilité du messager.

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