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En attaquant Israël, les Houthis du Yémen cherchent à gagner en influence

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En attaquant Israël, les rebelles Houthis cherchent à gagner de l’influence au Yémen et dans la région, plutôt que d’influencer le conflit en cours dans la bande de Gaza, affirment les analystes.

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Les rebelles yéménites, proches de l’Iran, ont récemment lancé plusieurs drones et missiles vers le territoire israélien, affirmant appartenir à « l’axe de la résistance », nom désignant les forces ennemies d’Israël.

Les experts estiment que ces attaques constituent une menace supplémentaire pour Israël, qui combat le groupe islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah libanais à sa frontière nord, mais ne représentent pas un danger majeur pour le pays.

Selon Mohammed Albasha, analyste du groupe américain Navanti, les Houthis cherchent avant tout à accroître « leur influence politique au Yémen et dans la région ».

En répondant à la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sanglante du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, ils veulent « être reconnus et légitimés comme un acteur important », tout en ralliant leur base populaire dans un pays en guerre. depuis plus de huit ans et dans le reste de la région, explique-t-il à l’AFP.

Les rebelles ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa en 2014, déclenchant l’intervention l’année suivante d’une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir les forces gouvernementales.

S’ils ont déjà mené des attaques contre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, également membres de la coalition militaire, ils n’ont jamais participé à un conflit n’impliquant pas le Yémen.

Capacité de nuisance

Les Houthis disposent de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones qui peuvent théoriquement franchir les 1 600 kilomètres séparant le sud de la péninsule arabique d’Israël, explique Fabian Hinz, de l’Institut international d’études stratégiques.

Ils pourraient atteindre le sol israélien par « un hasard » mais « il y a très peu de risques », estime l’expert.

En plus de cibler Israël, les rebelles disposent « d’options plus larges, plus vastes et plus profondes dans de multiples directions », a déclaré à l’AFP un responsable houthiste, Nasr al-Din Amer.

L’un des théâtres de l’escalade pourrait être la mer Rouge, une route vitale pour le commerce mondial, selon Mohammed Albasha. Ils ont « la possibilité de déployer des mines marines, de s’emparer de navires armés, d’utiliser des missiles anti-navires ou de perturber le flux des exportations de pétrole brut », souligne l’analyste.

« Ils pourraient potentiellement utiliser des drones marins, appelés WBIED, pour cibler les navires israéliens en mer Rouge ou les navires en route » vers le port israélien d’Eilat, ajoute-t-il.

Les Houthis pourraient également cibler les intérêts des alliés d’Israël dans la région, notamment les États-Unis. Cette semaine, ils ont abattu un drone américain MQ-9 Reaper qui survolait la côte yéménite dans le cadre de ce qu’ils disent être un soutien militaire américain à Israël.

« Stratégie calculée »

En ciblant des cibles israéliennes et américaines, les Houthis cherchent à renforcer leur position dans les négociations avec l’Arabie saoudite, qui cherche à s’extirper du conflit au Yémen voisin, explique Majid Al-Madhaji du Centre d’études stratégiques de Sanaa.

Il s’agit d’une « stratégie calculée » dont l’objectif est de « faire pression sur les Américains » afin d’« accélérer la conclusion d’un accord avec les Saoudiens », a déclaré l’analyste lors d’une visioconférence.

Cette stratégie est d’autant plus mesurée que les conséquences pour le Yémen, où règne un calme relatif depuis l’année dernière, sont limitées, estiment les experts.

L’Arabie saoudite serait toutefois « contrainte de riposter si un missile ou un drone blessait par inadvertance des ressortissants saoudiens ou frappait des installations vitales » en route vers Israël, prévient Mohammed Albasha.

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