Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles canadiennes

Emma Blanc-Tailleur, illustratrice scientifique médicale : croquis médecine

[ad_1]

Emma Blanc-Tailleur évolue à son aise dans les couloirs de l’hôpital Necker à Paris. La jeune femme de 23 ans le sait bien  » petite ville « , comme elle l’appelle. Elle n’est cependant ni médecin ni infirmière, mais illustratrice scientifique médicale – un métier rare qui l’amène à évoluer dans cet établissement pédiatrique de premier plan. Ses illustrations, intégrées dans des diaporamas de cours ou sur des sites Internet, servent à enseigner aux futurs médecins, mais aussi à améliorer l’information des parents d’enfants malades.

Ce tout jeune diplômé a découvert le métier par hasard. « J’ai grandi à Aix-les-Bains, elle dit. Après mon baccalauréat, je me suis inscrit en licence de graphisme à l’école Estienne à Paris. Et puis j’ai découvert qu’ils proposaient un master en illustration scientifique, c’est la seule formation de ce genre en France. Il fallait alors choisir une spécialité. J’ai des amis qui se sont lancés dans l’illustration botanique, mais moi, je me suis orienté vers la médecine, sans trop savoir à quoi m’attendre. Je voulais l’essayer, voir si ça me plaisait… Et j’ai adoré. »

Chirurgies complexes

Du jour au lendemain, elle, qui n’avait jusqu’alors aucune connaissance en médecine (sa mère est institutrice et son père chef d’entreprise) se retrouve au bloc opératoire, à la suite d’opérations chirurgicales très complexes pratiquées sur des enfants. . Des actes pour lesquels peu de ressources visuelles existent et pour lesquels elle doit créer une sorte de  » manuel « . Pour comprendre les moindres détails, elle effectue des recherches approfondies et se rend plusieurs fois au même cabinet. L’aide des médecins est évidemment cruciale, et les corrections sont souvent importantes pour arriver à un résultat précis et compréhensible par tous.

« Être confronté à tous ces enfants malades, c’est dur »avoue la jeune femme, qui dit avoir récemment compris  » signification  » de son métier, alors qu’elle travaillait sur des malformations du crâne nécessitant une intervention chirurgicale lorsque le bébé a entre 6 mois et 1 an. « Avant l’intervention, j’ai présenté mes illustrations aux parents dont l’enfant allait être en salle d’opération, en leur expliquant ce qui allait se passer. J’ai vu qu’ils étaient convaincus et rassurés. Cela n’aurait pas été le cas si on leur avait montré des photos, qui peuvent être très choquantes, explique Emma Blanc-Tailleur. Au départ, je me suis lancé dans ces études en me disant que je voulais créer des choses utiles aux autres mais sans savoir si cela allait servir. Là, j’ai compris que c’était vraiment le cas. »

Celle qui ne se considère pas comme une  » artiste «  je tiens à souligner que ce n’est pas le cas « ne dessine pas pour le plaisir mais dessine sur commande ». Pas de place pour l’imagination, insiste-t-elle. « Je me suis toujours dit que si le dessin pouvait devenir mon métier, il fallait qu’il ait un but. Mes illustrations sont toujours pédagogiques, elles facilitent la compréhension d’un phénomène. »

Professeur d’anatomie et juge de compétitions de patinage artistique

Depuis son diplôme, l’illustratrice travaille dur. Les demandes, très variées, proviennent d’hôpitaux, de chirurgiens, d’infirmières ou de soignants. Elle vient par exemple de terminer un dossier réalisé avec le CHU de Toulouse sur la chirurgie de la mandibule, explique-t-elle en feuilletant son portfolio. Elle a également lancé l’ébauche d’une bande dessinée destinée aux jeunes parents de la maternité Necker afin de les alerter sur les risques domestiques pour les nouveau-nés.

Le peu de temps qui lui reste, Emma Blanc-Tailleur le passe à l’université d’Annecy, où elle enseigne les bases de l’anatomie à des étudiants en arts appliqués dans le but de créer des personnages pour le cinéma d’animation. Ses week-ends sont souvent consacrés à son service de pompier volontaire, « un autre environnement et une grande famille », et le patinage artistique qu’elle pratique depuis l’âge de 6 ans. La jeune femme fait désormais partie des jurés lors des concours régionaux, « un gros engagement ».

On n’ose plus lui demander quels pourraient être ses futurs projets. « J’y pense trop tard, mais j’aurais aimé faire un traitement, et peut-être que ça me tenteraitelle glisse. En attendant, j’apprécie la chance d’être arrivé là grâce à l’illustration. »

—–

Continuer à apprendre et transmettre

« J’étais bien à l’école, j’aurais pu continuer à étudier pendant des années ! » Rien ne m’intéresse. C’était très important pour moi d’évoluer vers un métier dont l’objectif était d’informer les gens sur des choses complexes, de leur apporter de nouvelles connaissances. Cela peut paraître original mais ce n’est pas nouveau : le premier à faire de l’illustration scientifique en étroite collaboration avec des médecins fut Léonard de Vinci, à la Renaissance. Aujourd’hui encore, je m’appuie sur ses fiches anatomiques, d’une précision incroyable. J’espère que dans quelques années, mes dessins seront aussi utiles à quelqu’un. »

[ad_2]
Fr1

Back to top button