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Entreprise

Elle ne voulait pas que « ça sorte » : une image de réussite qui cachait de lourdes dettes l’a conduite à la faillite

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Les jeunes Québécois sont de plus en plus représentés dans les procédures d’insolvabilité au Québec. Notre Bureau d’Enquête et le spectacle je rencontré plusieurs jeunes qui ont fait faillite avant même d’avoir 25 ans.

DETTE TOTALE : 14 668 $

  • NOM : Stéphanie (nom fictif)
  • ÂGE : 23 années
  • VILLE : Rawdon
  • LA FAILLITE : octobre 2020
  • CAUSE : mauvaise planification financière

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Au début de la vingtaine, Stéphanie a donné l’impression à ses amis qu’elle avait beaucoup de succès avec son appartement joliment décoré et sa toute nouvelle Chevrolet Spark. Malheureusement, cette image de prospérité et d’indépendance reposait largement sur le crédit et cachait une grande fragilité financière.

Lorsque Stéphanie s’est séparée, elle a dû commencer à payer seule le loyer. Elle s’est également rendu compte que l’achat d’une nouvelle voiture entraînait des coûts qu’elle n’avait pas imaginés. Les factures impayées se sont rapidement accumulées.

«C’était beaucoup de factures de téléphone portable (que je ne payais pas au début). Je n’arrêtais pas de me dire que ça n’avait pas d’importance », explique-t-elle.

Et les cartes de crédit. Quand on est jeune, c’est facile d’accumuler ça. C’est l’option : j’ai de l’argent là-bas que je peux emporter, c’est assez simple.»

À peu près au même moment, Stéphanie a également eu un accident de voiture. Mais elle n’était assurée que « d’un côté », car elle souhaitait payer moins ses mensualités.

« J’ai un accident avec la voiture et ce n’est pas couvert. J’ai des sommes plus importantes à payer, j’étais déjà en retard avec les factures. (…) J’étais capable de gérer ça avant. Mais là (j’étais) dans (des milliers de dollars de dettes), moi à 20 ans, je ne pouvais pas (envisager) ça », confie-t-elle.

«Je me sentais étouffé. Je ne voyais pas la fin », poursuit-elle.

À l’âge de 20 ans, le jeune Rawdonnais a déclaré faillite pour des dettes totalisant plus de 14 000 $.

Ironiquement, elle a ensuite elle-même travaillé pour une institution financière proposant du crédit.

Honte

Dans l’interview, la jeune femme n’a pas caché qu’il n’avait pas été facile de tout avouer à ses proches.

Elle a révélé à sa mère qu’elle ne roulait pas dans l’or, même si elle ne souhaitait pas au début « que ça se sache, que ça sorte ». Elle a fini par revenir vivre chez ce dernier pour réduire les coûts.

Même si s’engager dans une démarche de redressement de ses finances lui a apporté un immense soulagement, la faillite qu’elle a vécue ne résout pas tout, juge-t-elle. Elle a dû payer une somme mensuelle à ses créanciers pendant trois ans.

« Il n’en reste pas moins que la faillite vous suit. Tout ne va pas bien parce que les dettes sont réglées », dit-elle. Elle parle de la honte qui la hante encore de ne pas avoir su bien gérer ses affaires.

Aujourd’hui, Stéphanie tente peu à peu de se reprendre en main. Même si on lui dit que le fait d’avoir une carte de crédit peut l’aider à améliorer sa cote de crédit, elle hésite encore à en obtenir une à nouveau. Elle craint de retomber dans la même spirale de l’endettement.

Elle travaille dans une garderie et dit qu’elle n’a pas les moyens de retourner aux études.

La jeune femme plaide pour plus d’éducation financière au secondaire.

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