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Nouvelles canadiennes

Éliminer le greenwashing en cinq étapes

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Lorsque vous choisissez un produit, optez-vous généralement pour celui qui se revendique le plus vert ? Si c’est le cas, vous êtes loin d’être les seuls. C’est le cas d’environ la moitié des consommateurs canadiens, selon un sondage PricewaterhouseCoopers réalisé en 2021.

Or, 40 % des arguments légumes verts mis en avant par les entreprises ne sont verts que le nom et peuvent être considérés comme une manière de greenwashing, selon une enquête menée par leRéseau international de protection et d’application des droits des consommateursun groupe d’autorités de protection des consommateurs.

Lorsqu’une marque met en avant des caractéristiques démontrant une certaine responsabilité écologique, sans que ces affirmations soient étayées par des faits, nous sommes confrontés à un cas de greenwashing. Au Canada, bien que la publicité trompeuse soit illégale, rien ne réglemente spécifiquement les pratiques des entreprises en matière d’allégations environnementales.

Qui ne s’est jamais demandé si un produit pouvait réellement être neutre en carbone ou si un emballage était recyclable comme on le prétend ? Voici un petit guide d’autodéfense pour ceux qui souhaitent aiguiser leur esprit critique face à ces promesses verdoyantes.

Première étape : tout ce qui brille n’est pas vert

Le premier indice qui saute aux yeux du consommateur averti ? L’évocation de la nature à travers une série d’images séduisantes. Julien O. Beaulieu, avocat formé en droit de la concurrence et auteur d’un rapport sur le greenwashing climatique dans le pays, explique que « pour les chercheurs qui travaillent sur le greenwashing, il existe une catégorie appeléele greenwashing des dirigeants, qui est le fait d’ajouter toutes sortes d’éléments, de la verdure, de la couleur verte, des photos de nature autour d’un produit, qui sont parfois déconnectés de l’environnement dans lequel on utiliserait ces produits.

Cette fausse publicité pétrolière utilise la couleur verte pour amplifier son message environnemental.

Photo : Radio-Canada / Charlie Debons

Bien entendu, toutes les publicités mettant en avant la nature ne sont pas trompeuses. Mais attention au lien ténu entre ce qu’ils tentent de nous vendre et cette image paradisiaque !

Deuxième étape : repérer les mots vagues

L’un des types d’écoblanchiment les plus courants consiste à faire de grandes promesses en utilisant des mots qui semblent justes mais qui ne veulent pas dire grand-chose. Des mots ou des expressions tels que naturel, écologique, doux pour l’environnement, Vert ou même écologique méritent des éclaircissements pour être crédibles. La question à se poser : De quoi parle-t-on exactement ?

Une fausse publicité pour des vêtements.

Cette publicité mensongère propose à ses consommateurs des « écopoints ».

Photo : Radio-Canada / Charlie Debons

Troisième étape : certifié greenwashed

Certaines marques vont jusqu’à créer leur propre certification environnementale et afficher le logo sur l’emballage. Parfois, on nous présente une certification quelque peu obscure. Ce n’est pas nécessairement faux ou trompeur, mais est-ce crédible ? Ses critères sont-ils rigoureux, ou tout le monde peut-il l’obtenir ? Il faut vérifierconseille Julien O. Beaulieu.

Une fausse publicité pour cendrier.

Cette fausse publicité pour cendrier affiche plusieurs certifications environnementales.

Photo : Radio-Canada / Charlie Debons

On peut alors se demander si la certification est Maison ou s’il est utilisé par plusieurs entreprises et validé par un organisme officiel. Cet indice de écolabels sur le site du ministère de l’Environnement du Québec (Nouvelle fenetre) peut rendre votre travail plus facile.

Étape 4 : On vous dit toute la vérité, ou juste une vérité ?

Les annonceurs pratiquent parfois du greenwashing sans même avoir l’intention de le faire. Une caractéristique écologique bien réelle du produit peut être mise en avant dans l’espoir d’en tirer un avantage concurrentiel, mais cela peut cacher des effets négatifs qui ne sont pas communiqués. Être neutre en carbone, c’est bien, mais on ne parle que des émissions de gaz à effet de serre. On ne parle pas de la consommation de plastique, des impacts sur la biodiversité, de ce que deviendront les emballages une fois mis en décharge.explique Julien O. Beaulieu.

Une fausse publicité pour un yaourt avec la mention « emballage neutre en carbone ».

Cette fausse publicité se concentre sur le packaging de son produit.

Photo : Radio-Canada / Charlie Debons

Une pratique similaire consiste à vanter les caractéristiques écologiques de l’emballage d’un produit sans mentionner les conséquences que le produit lui-même ou sa fabrication peuvent avoir sur l’environnement. N’oubliez pas qu’une seule fonctionnalité ne peut résumer l’ensemble du cycle de vie d’un produit.

Étape 5 : N’importe qui ne peut pas être neutre en carbone

Si l’on en croit les messages de la publicité et des emballages, tous les services et produits de consommation seront neutres en carbone d’ici 2050 ! Mais pour en être sûr, il faudra enquêter en vous rendant sur les sites d’entreprises vertueuses afin de trouver un plan précis, une procédure à suivre.

Une planète Terre avec les mots « neutre en carbone d’ici 2050 ».

Plusieurs entreprises affirment vouloir devenir neutres en carbone d’ici 2050.

Photo : Radio-Canada / Charlie Debons

Par exemple : avons-nous prévu des objectifs à atteindre à plus court terme et des moyens de suivre les progrès vers cette neutralité carbone tant vantée ? Voulons-nous lutter contre toutes les émissions liées à la fabrication d’un produit ? Certaines entreprises misent sur l’amélioration de leurs processus de fabrication, mais si l’empreinte des matières premières, la phase d’utilisation du produit ou sa fin de vie ne sont pas prises en compte, une partie du tableau manque.

A noter également que la compensation carbone ne doit servir qu’à supprimer du bilan les émissions de gaz à effet de serre restantes, celles qui ne peuvent être évitées à la source. Plusieurs scientifiques et spécialistes désavouent les mécanismes de compensation impliquant la plantation d’arbres et la protection des milieux naturels, car ils peuvent être compromis par les aléas climatiques et sont parfois frauduleux.

Julien O. Beaulieu mentionne que les industries très polluantes peuvent l’utiliser pour verdir leur image : C’est ainsi que le pétrole peut être neutre en carbone, comment le charbon peut être neutre en carbone : car en plus de les produire, l’entreprise achète des crédits carbone pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre. Certains crédits sont de haute qualité, mais d’autres sont de très mauvaise qualité. C’est là que cela peut être dangereux.

Une fois nos yeux bien entraînés à repérer le greenwashing, on peut se demander si c’est à chacun de faire tout ce travail de vérification. Pour poursuivre la réflexion et connaître les solutions dont dispose la communauté pour mettre un terme aux pratiques environnementales frauduleuses, l’équipe Carbone vous invite à visionner le reportage qu’elle consacre à ces questions.

Carbone parle de l’environnement autrement pour répondre aux préoccupations des citoyens. De la science populaire aux enjeux qui touchent la vie quotidienne des Canadiens, les vidéos de Carbone explorent une diversité d’enjeux et de défis pour faire des choix plus éclairés.

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