Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles canadiennes

Douleur et vigilance au sein de la communauté juive de France

[ad_1]

Douleur et vigilance au sein de la communauté juive de France

« Il est très difficile de trouver les mots pour parler de ce qui se passe en Israël. C’est cauchemardesque, indescriptible. Nous n’aurions jamais pensé pouvoir atteindre une telle barbarie. »confie Fabienne Bendayan, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de la zone Marseille-Provence. « Le choc est évidemment énorme. Les Juifs ont été attaqués chez eux ou assassinés alors qu’ils étaient dans la rue ou qu’ils attendaient le bus. C’est inconcevable »ajoute Pierre Haas, délégué du Crif pour la région Est.

C’est d’abord un immense sentiment d’émotion et de douleur exprimé par les représentants de la communauté juive de France après le lancement de l’offensive militaire du Hamas sur le territoire israélien. Une émotion que Gérald Darmanin a su mesurer. Lundi 9 octobre dans l’après-midi, le ministre de l’Intérieur a reçu le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du Crif, Yonathan Arfi, et le président du Consistoire central, Elie Korchia.

Ces responsables ont exprimé leur grande vigilance face aux possibles répercussions de ces événements sur le sol français. « Nous n’entendons pas céder à la peur mais nous avons des inquiétudes légitimes car, malheureusement, l’histoire montre que lorsque des événements douloureux surviennent au Moyen-Orient, il peut y avoir un phénomène d’importation du conflit en France », explique Fabienne Bendayan. « Il est clair qu’Israël interviendra à Gaza pour tenter de décimer toute la logistique du Hamas. Cela risque de faire des victimes collatérales et nous craignons que cela provoque des réactions en France. », ajoute Pierre Haas. Ces craintes sont prises en compte par le gouvernement français. Dès samedi 8 octobre, Gérald Darmanin a annoncé un renforcement de la sécurité des lieux de culte et des établissements d’enseignement juifs dans plusieurs villes de France.

A l’issue de sa rencontre avec les représentants de la communauté juive, le ministre a précisé lundi qu’une vingtaine« actes antisémites » ont été constatées en France, allant de propos menaçants contre les Juifs et Israël à l’affichage de banderoles en soutien aux Palestiniens. Il a ajouté qu’il y avait eu « dix personnes arrêtées » au cours des dernières 48 heures. Sur France Bleu Nord, dans la matinée, il a indiqué que« environ 700 rapports Pharos » – la plateforme dédiée au signalement des contenus violents ou illicites circulant sur Internet – avait été décomptée. « Ces signalements à Pharos sont des enquêtes judiciaires ouvertes »a-t-il déclaré.

De son côté, la communauté juive ne compte pas rester inactive. « Nous avons également appelé les membres de la communauté et les bénévoles pour assurer la surveillance, notamment autour des écoles à partir de lundi. Ces personnes ne seront bien entendu pas armées mais auront pour mission d’être vigilantes face à toute action jugée suspecte aux alentours. dit Pierre Haas. Les lieux de culte ou d’enseignement pourront également compter sur l’action du Service de protection de la communauté juive (SPCJ), fondé en 1980 à la suite de l’attaque de la rue Copernic à Paris par diverses instances de la communauté juive, dont le Crif. Très discret dans les médias, cet organisme a pour mission de protéger la communauté des « menaces terroristes et antisémites ».

Le conflit israélo-palestinien provoque régulièrement des tensions en France. En juillet 2014, une manifestation pro-palestinienne contre une invasion terrestre israélienne à Gaza avait par exemple donné lieu à de graves violences antisémites à Sarcelles (Val-d’Oise). Celles-ci donnèrent lieu à de véritables scènes de guérilla urbaine dont le souvenir est encore très présent dans la mémoire des habitants de la ville.

La menace terroriste liée au conflit entre Israéliens et Palestiniens est aujourd’hui difficile à évaluer avec précision. Cette menace était forte dans les années 1970 et 1980. Plusieurs factions de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont alors pris pour cible les intérêts israéliens et la communauté juive d’Europe. En France, le groupe Carlos a commis plusieurs attentats au nom de la cause palestinienne. Ce sont aussi des groupes palestiniens qui sont à l’origine de l’attentat d’octobre 1980 contre la synagogue de la rue Copernic et de celui qui vise, en août 1982, un restaurant juif de la rue des Rosiers à Paris.

Ces dernières années, c’est Al-Qaïda et surtout l’organisation État islamique qui, depuis la zone irako-syrienne, ont attaqué la France. « Mais n’oublions pas que Mohammed Merah en 2012 à Toulouse et Amedy Coulibaly en 2015 à Hyper Cacher ont soulevé la cause des enfants et du peuple palestinien pour justifier leurs actes ignobles », rappelle Fabienne Bendayan. Tout comme son homologue Pierre Haas, elle affirme que l’ennemi d’Israël est « Le Hamas et non le peuple palestinien qui est également victime des actions de ce groupe terroriste. »

Le Crif devait organiser lundi soir à Paris une « marche solidaire » auquel ont été invités « tous amis d’Israël ». Des rassemblements étaient également prévus dans plusieurs grandes villes françaises : Nice, Strasbourg, Nancy, Tours, Lille, Montpellier, Marseille et Bordeaux. Des rassemblements doivent également avoir lieu mardi à Lyon et mercredi à Toulouse.

[ad_2]
Fr1

Back to top button