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Entreprise

Des voix s’élèvent contre la substitution cachée d’ingrédients dans les aliments

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Après la reduflation, c’est au tour de la déqualification d’être la cible des critiques des consommateurs concernés par ces stratagèmes commerciaux qui donnent l’impression d’en avoir moins pour son argent. Le gouvernement Trudeau promet d’enquêter sur cette pratique, mais les experts affirment que des mesures immédiates sont nécessaires.

Dans la plupart des cas, les substitutions d’ingrédients sont pratiquement imperceptibles. Toutefois, les changements de recettes pour certains aliments laissent des traces.

L’année dernière, Daniel Noël avait été surpris par le goût d’une barre granola au chocolat Trempettes de Quaker, bien qu’il s’agisse d’un produit qu’il achetait fréquemment.

Le snack semblait avoir dépassé sa date de péremption, a-t-il confié par mail.

Pourtant, une comparaison avec un autre emballage récent du même produit lui a permis de découvrir le véritable coupable.

Emballages de barres Quaker Dipps avant et après le changement de recette.

Photo : Avec l’aimable autorisation de Daniel Noël

Les barres Trempettes ont perdu leur enrobage de chocolat au lait au profit d’un enrobage chocolat à base d’une matière grasse moins chère : l’huile de palme.

La quantité de protéines par barre a également diminué de moitié tandis que la teneur en graisses saturées et en sodium a augmenté respectivement de 40 % et 16 %.

J’ai l’impression d’avoir été eu. Ce n’est pas le même produit. Ça n’a plus le même goût.

Pepsico, propriétaire de la marque Quaker, n’a pas répondu aux questions de CBC/Radio-Canada.

Une pratique trompeur

Si elle n’avait pas vu les deux paquets de barres Dipps l’un à côté de l’autre, Tammy Norton admet qu’elle n’aurait jamais remarqué le changement de recette.

Cependant, cet habitant de Cannington, en Ontario, n’achètera plus cette collation qui contient de l’huile de palme plutôt que du beurre de cacao.

Un portrait de Tammy Norton et de ses deux enfants.

Tammy Norton et ses deux enfants à la Royal Winter Agricultural Fair à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Pelin Sidki

Ce n’est certainement pas quelque chose que je voudrais offrir à mes enfantsdit-elle sans hésitation.

Je pense que c’est une technique trompeuse. (Les producteurs) cherchent à proposer un produit qui leur coûte moins cher et ils ne sont pas honnêtes avec les consommateurs.

Des substitutions qui présentent des risques pour la santé, selon les experts

En plus d’irriter les consommateurs, la déqualification soulève des enjeux de santé, selon Pascal Thériault, agroéconomiste et professeur à l’Université McGill.

Pascal Thériault, vice-président de l'Ordre des agronomes du Québec et professeur à la Faculté des sciences agricoles et environnementales de l'Université McGill.

Pascal Thériault est vice-président de l’Ordre des agronomes du Québec et professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement de l’Université McGill. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Cela pourrait engendrer un risque pour le consommateur dans certains cas précis, par exemple une allergie alimentaire à certains ingrédientsfait-il remarquer.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments confirme que les producteurs n’ont pas à divulguer les changements apportés à leurs recettes autrement qu’en mettant à jour la liste des ingrédients sur l’emballage de leurs produits.

Les consommateurs souffrant d’allergies alimentaires devraient lire les étiquettes des aliments chaque fois qu’ils achètent quelque chose, car les ingrédients peuvent changer sans préavis.ajoute un porte-parole de l’agence fédérale par mail.

Toutefois, cette recommandation est très loin de la réalité de la plupart des gens, estime la diététiste Jennifer Lee.

Un portrait de Jennifer Lee.

Jennifer Lee est candidate au doctorat en sciences de la nutrition à l’Université de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Pelin Sidki

Le consommateur moyen ne passe pas plus de quelques secondes à faire ses choix (alimentaires) lorsqu’il va à l’épicerie., plaide-t-elle. À ses yeux, les producteurs devraient être obligés d’afficher clairement toutes les modifications apportées aux ingrédients de leurs produits.

Le gouvernement fédéral promet enquêtes

Le ressentiment de la population face à l’inflation alimentaire a poussé le ministre de l’Innovation, de la Science et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, à convoquer les patrons des géants alimentaires du pays.

À la suite de ces rencontres, le ministre fédéral s’est engagé à prendre des mesures des mesures immédiates et décisives pour défendre les intérêts des consommateursa-t-il déclaré dans un communiqué.

Il prévoit notamment la création d’un groupe de travail sur l’épicerie qui enquêtera sur la reduflation et la déqualification, pratiques que le ministre juge nocif pour les consommateurs.

Au moment de publier ces lignes, Innovation, Sciences et Développement économique Canada n’avait pas répondu aux questions de Radio-Canada concernant les objectifs de ces enquêtes, leurs échéanciers et la possibilité qu’elles conduisent à des modifications législatives.

Quoi qu’il en soit, Yves Perron, porte-parole du Bloc québécois en matière d’agriculture, qualifie les mesures du ministre Champagne de faux spectacle.

Pour lui, la priorité devrait être d’accroître la concurrence dans le secteur agroalimentaire qui, à travers les fusions et acquisitions, a été consolidé entre les mains de quelques grands acteurs.

Il estime que le gouvernement Trudeau devrait au moins envisager de nouvelles réglementations qui obligeraient désormais les fabricants à afficher clairement les substitutions d’ingrédients dans leurs recettes.

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Cette mesure s’apparenterait à un remède utilisé par le gouvernement fédéral pour protéger les consommateurs des aliments potentiellement nocifs pour leur santé.

L’année dernière, Ottawa a annoncé de nouvelles règles d’étiquetage qui nécessiteront, d’ici 2026, l’utilisation d’un signe distinctif sur le devant des emballages d’aliments riches en sucre, en sel et en graisses saturées.

L'ancien ministre de la Santé Jean-Yves Duclos à côté des produits transformés et du nouveau logo.

Certains aliments échapperont aux nouvelles réglementations en matière d’étiquetage. C’est le cas, entre autres, du lait, du beurre, du fromage et de la viande hachée. (Photo d’archives)

Photo : La Presse Canadienne / Sean Kilpatrick

Influence du consommateur

Des problèmes d’approvisionnement à l’évolution des préférences des consommateurs, les changements de recettes dans l’industrie alimentaire se produisent pour de nombreuses raisons, selon l’expert en nutrition Vasanti Malik.

Selon lui, il serait donc peu pratique, voire potentiellement prohibitif, d’obliger les producteurs à alerter leurs clients chaque fois qu’ils substituent un ingrédient à un autre dans la fabrication de leurs produits.

Ce n’est pas une stratégie réaliste. Il est (de la responsabilité) de chacun de consulter les listes d’ingrédients.

La diététiste Jennifer Lee souligne toutefois que les entreprises doivent déjà mettre à jour la liste des ingrédients sur les étiquettes lorsqu’elles modifient leurs recettes. Informer leurs clients de ces changements ne représenterait donc pas un effort supplémentaire majeur, selon elle.

Plus (les fabricants) communiquent ces changements aux consommateurs, mieux ils peuvent instaurer la confiance avec ces derniers.fait valoir Mme Lee.

Un panier d'épicerie.

Les épiciers et les entreprises alimentaires ont été la cible de critiques dans un contexte d’inflation alimentaire élevée. (Image d’archive)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Edgar Dworsky, qui tient un blog où il recense des cas de reduflation et de déqualification, souligne cependant que les entreprises agroalimentaires sont avant tout influencées par l’avis de leurs clients.

Ce défenseur des droits des consommateurs invite donc ceux qui constatent une substitution d’ingrédients qui altère la qualité d’un produit à porter plainte auprès du fabricant.

C’est ce qu’ont fait de nombreux consommateurs américains lorsque la société Conagra a modifié la recette de sa margarine. Balance intelligente en réduisant sa teneur en matières grasses de 39%.

Quelques centaines de commentaires négatifs sur le site Internet de l’entreprise ont suffi à forcer le retour de la recette originale.

Les consommateurs se sont mobilisés et l’entreprise a cédése réjouit M. Dworsky.

Avec les informations de Sophia Harris (CBC) et de Philippe de Montigny

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