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Des soldats israéliens sur le front nord, dans la guerre de « dissuasion » contre le Hezbollah

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Un drone libanais vient d’apparaître de l’autre côté de la colline. La radio crache l’information en code militaire, mais un bourdonnement suspect a déjà alerté les soldats israéliens. Deux d’entre eux en tenue de camouflage sont accroupis au sol, M-16 pointé vers le ciel.

Les canons des chars israéliens ainsi que les systèmes d’interception, sur lesquels l’armée refuse de donner des détails, entrent en action. Les tirs ont duré une heure, pendant laquelle tout le bataillon a reçu l’ordre de rester strictement à couvert.

« C’est comme ça ici, on passe de zéro à cent en quelques secondes », décrit Kamal Saad, 33 ans, commandant du bataillon 299 de l’armée israélienne.

Cette position, où l’AFP était autorisée, sert de base arrière au bataillon, réputé dans tout le pays pour être composé à 70 % de combattants d’infanterie druzes, minorité arabophone d’Israël réputée pour son patriotisme et son sens de la solidarité. lutte.

« Nous avons grandi ici, c’est notre maison, nous connaissons chaque pierre », ajoute-t-il.

« Notre mission est de protéger les forces de sécurité opérant ici et les civils restants », a déclaré à l’AFP le commandant, dont le frère Alim Saad a été tué dans la zone le 9 octobre par un commando du Hezbollah.

Samedi, certains hommes du commandant Saad ont suivi en direct et dans leur langue maternelle, l’arabe, le discours du leader du mouvement chiite, Hassan Nasrallah.

L’unité a été placée en état d’alerte maximale. « La menace peut venir de n’importe où, de la mer, du ciel et des unités terrestres », explique le commandant israélien.

« Dernière ligne »

Loin du déluge de roquettes de 2006 lors de la guerre du Liban, l’affrontement est ici fait d’échanges sporadiques, mais quotidiens.

Et, pour la première fois de son histoire, tous les civils des localités frontalières ont été évacués par l’armée.

Vendredi, dans un autre secteur de la frontière, trois soldats ont été blessés lors d’une attaque contre la position de Margaliot, près de Kiryat Shmona.

Samedi, la position, clé dans la bataille, a été de nouveau visée à la même heure, 10h00, a constaté l’AFP, entraînée par le panache de fumée blanche, s’élevant à côté de l’antenne israélienne.

A ses pieds, le kibboutz de Kfar Giladi et ses gardiens « de la dernière ligne avant le Hezbollah ». Tom Cohen, 28 ans, est revenu d’Australie pour remettre son uniforme et rejoindre le groupe d’autodéfense de ce village agricole collectiviste où il a grandi.

« Les gens pensaient que le Hezbollah allait essayer de s’infiltrer ici, comme dans le sud (lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre, ndlr) et ils essaieront peut-être », dit-il.

« Mais la principale menace, ce sont les roquettes et les drones d’attaque, comme ceux qu’il y avait ici, j’en suis sûr, ce matin. » Il espère que « le deuxième » Hezbollah « n’est plus là », que la frontière s’ouvrira et qu’il pourra enfin découvrir le pays dans lequel il a grandi.

« Déclaration de guerre »

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu répète qu’il n’entrera en guerre que si le Hezbollah la lui impose. Vendredi, lors d’un briefing avec les troupes près de Gaza, il a déclaré que la mission des troupes déployées en masse dans le nord se résumait à un mot : « dissuasion ».

Tous les combattants israéliens rencontrés craignent un affrontement massif.

« Le Hezbollah essaie depuis le deuxième jour d’entrer dans cette guerre et de nous attaquer. Pour moi, ces roquettes qu’ils envoient sur les civils sont déjà un acte de déclaration de guerre», a déclaré le volontaire Tom Cohen, en montrant la stèle qui commémore la mort de 12 soldats en 2006, tués par une roquette à la porte. du kibboutz.

La guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, fait craindre une conflagration régionale.

Du côté israélien, 1.200 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées dans l’attaque du Hamas, selon les autorités israéliennes.

En représailles, Israël a bombardé la bande de Gaza, mené par le mouvement islamiste. Plus de 11 000 personnes, dont au moins 4 500 enfants, ont été tuées, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Lors des affrontements frontaliers entre l’armée israélienne et le Hezbollah, plus de 90 personnes sont mortes côté libanais, pour la plupart des combattants de la formation chiite, et au moins huit du côté israélien, dont six militaires et deux civils, selon un bilan de l’AFP. compter.

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