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Nouvelles canadiennes

Des parents accusés de crimes « dégoûtants » contre leur bébé

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La femme de 43 ans a reconnu sa culpabilité pour les délits de production et de diffusion de pédopornographie, de contacts sexuels, d’incitation aux contacts sexuels et d’exhibitionnisme. Elle s’est rendue en prison vendredi, au palais de justice de Thetford Mines.

« Il y a quelque chose de spécial dans ce dossier. Ce sont des crimes tout à fait répugnants et d’une immense gravité. En revanche, c’est vous qui avez dénoncé ces crimes. Vous aviez la capacité d’assumer l’entière responsabilité», a déclaré la juge Sarah-Julie Chicoine, avant de prononcer la sentence.

Elle a accepté la suggestion commune des procureurs dans cette affaire. Un rapport préparé par un agent de probation concluait que la femme avait agi ainsi en raison de son problème de dépendance affective à l’égard de son partenaire, dans un contexte de violence conjugale. Elle restera inscrite au registre des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans.

L’accusé a déjà commencé une thérapie pour éviter une récidive. Son ex-conjoint et père de la victime, un homme de 64 ans, doit revenir devant le tribunal la semaine prochaine. Il est accusé des mêmes délits à caractère sexuel.

«Je regrette sincèrement tout ce qui s’est passé. (…) Je sais que j’ai fait le bon choix (dénoncer) pour protéger ma fille. Mais au moins, ma fille est en sécurité, malgré les conséquences pour moi. (…) Ce n’est pas excusable. Cela n’aurait jamais du se produire. J’ai manqué de jugement», a déclaré l’accusé en larmes avant d’être conduit en garde à vue.

Une double vie

Martine*, maman de quatre enfants, a rencontré Stéphane* en février 2020 sur un site de chat. Ils apprennent à se connaître virtuellement et discutent quotidiennement. Un mois plus tard, Stéphane se rend de Trois-Rivières à Thetford Mines pour rencontrer Martine.

Le duo entame alors une relation. En avril, Stéphane avait reconnu avoir perdu son emploi de chauffeur routier en raison d’une relation difficile avec son ex-conjointe. Martine achète toujours une maison à Beaulac-Garthby dans laquelle elle souhaite vivre avec son amant.

Même si les deux individus sont enregistrés comme propriétaires, seule Martine a payé l’hypothèque.

Au final, Stéphane n’emménagera jamais dans cette maison et n’aura même aucun revenu pendant toute la durée de leur relation. Il rend visite à Martine de façon sporadique. Leur relation s’avère majoritairement virtuelle.

«Au cours de leur relation, l’homme a menti à plusieurs reprises à l’accusée, afin de lui soutirer de l’argent», peut-on lire dans un résumé des faits reprochés déposé au tribunal.

Martine apprend qu’elle est enceinte en mai. Elle accouche en janvier 2021.

« Avant la naissance de leur fille, la sexualité du couple était normale. Par la suite, c’est devenu plus particulier. L’accusé et (Stéphane) ont plusieurs échanges écrits concernant des relations sexuelles impliquant (leur fille)», peut-on lire dans le document judiciaire.

Ils discutent entre autres des relations sexuelles qu’ils auront devant l’enfant ou des actes à caractère sexuel qu’ils pourraient accomplir sur elle. Les deux individus se disent « enthousiasmés » par leurs « projets » et alimentent également la discussion.

« L’accusée admet qu’à au moins une occasion, pendant que le couple avait des relations sexuelles, sa fille se tenait debout sur sa couchette et les regardait. (Stéphane) s’est dit excité par le fait que leur fille les voie. »

Résumé des faits allégués déposé au tribunal

Le sexe commence dans le salon, pendant que le bébé joue avec des jouets. Le couple amène ensuite l’enfant nu sous la douche avec eux. Il y aura des gestes de fellation et de masturbation en présence de l’enfant. Stéphane la tient dans ses bras.

Le couple se dirige ensuite vers la chambre. L’enfant est au lit pendant que Martine et son partenaire font l’amour. La femme de 43 ans admet qu’elle touchait les fesses de sa fille pendant l’acte.

« L’accusé pratique une autre fellation sur (Stéphane) qui éjacule. L’enfant reçoit un peu de sperme sur son pied. L’accusée lèche le sperme du pied de sa fille », peut-on lire dans le résumé des faits.

Pornographie juvénile

Tout au long de leur relation, majoritairement virtuelle, Martine envoie plusieurs photos de sa fille à Stéphane.

« À une occasion, l’accusée lui met de la confiture sur la poitrine. A la demande de (Stéphane), elle laisse sa fille s’en approcher », peut-on lire dans le résumé des faits.

Au moins une fois, l’accusée a exhibé ses parties génitales en présence de sa fille « sachant que cela exciterait » son partenaire.

Elle envoie également une photo de sa fille de 17 ans, vêtue d’un gilet et d’une culotte, à Stéphane. L’homme admet qu’il se masturbait souvent en regardant l’image.

Plainte pour escroquerie, enquête pour gestes sexuels

Le couple s’est officiellement séparé à l’été 2022. Le 8 septembre de la même année, Martine porte plainte pour escroquerie contre son ex. Elle lui reproche d’avoir mené une double vie durant leur relation pour lui soutirer de l’argent.

« Il l’a manipulée et lui a menti, de sorte qu’elle lui a donné environ 80 000 $ de biens divers. »

Au moment de cette déclaration, plusieurs propos tenus par Martine permettaient aux policiers de conclure que des actes à caractère sexuel avaient été commis à l’égard de la jeune fille.

Suite à l’enquête et à une perquisition, Stéphane a été arrêté le 2 novembre 2022 et Martine le mois suivant. Les deux accusés ont fait des aveux, sans nier les faits reprochés.

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