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Nouvelles canadiennes

Des dizaines d’appels d’offres pour des ressources intermédiaires restent sans réponse

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L’Association des ressources d’hébergement intermédiaires du Québec (ARIHQ) demande au gouvernement provincial de revoir le cadre financier entourant la création de places en ressources intermédiaires. Pas moins de 51 appels d’offres pour des places ont été annulés en 2022-2023, dont près de la moitié parce qu’aucune soumission n’avait été reçue, note l’ARIHQ. Une des raisons invoquées : les coûts de construction ont grimpé, mais le montant des subventions gouvernementales n’a pas suivi.

Au Québec, plus de 200 personnes hospitalisées attendent une place en ressources intermédiaires, des résidences destinées aux patients qui nécessitent moins de soins que ceux en CHSLD, mais trop pour recevoir uniquement de l’aide à domicile. Tous les résidents y sont envoyés par le système public, mais le centre appartient à un gestionnaire et non au gouvernement.

Les services s’adressent aux patients qui vivent soit avec une déficience intellectuelle, soit en perte d’autonomie due au vieillissement, soit avec des problèmes de santé mentale ou physique. Les places sont déterminées par appels d’offres, selon différents paramètres.

Les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) publient leurs besoins et reçoivent par la suite des soumissions de promoteurs privés prêts à y répondre.

Le problème est que de nombreux appels d’offres restent sans réponse et que des centaines de places en ressources intermédiaires ne se concrétisent jamais. En 2022-2023, 574 places qui devaient être créées pour les personnes non autonomes, comme les personnes âgées ou celles vivant avec une déficience intellectuelle, n’ont pas vu le jour.

Selon’ARIHQLe principal problème est que les coûts de construction ont grimpé, alors que le montant des subventions gouvernementales n’a pas suivi le rythme.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans les ressources intermédiaires, les appels d’offres sont basés sur la qualité et non sur le prix. La fourchette de financement est préétablie. Les ressources intermédiaires sont uniformisées par ce qu’on appelle la convention nationale, dans laquelle sont définies toutes les composantes de la rémunération.explique le président duARIHQCarl Veilleux.

Le président de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec, Carl Veilleux, devant le terrain que la Compagnie Emmanuel-Grégoire, dont il est le directeur général, a acheté en 2017 pour y construire une ressource intermédiaire.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Bouillon

Ces dernières années, les coûts de construction ont grimpé en flèche, les prix des matériaux ont également grimpé en flèche et le financement est devenu plus coûteux en raison de la hausse des taux d’intérêt. Sans parler de l’augmentation du coût de la vie, du prix de l’alimentation et des salaires, qui doivent être indexés.

Toutefois, les montants négociés dans l’accord national n’ont pas été ajustés depuis sa signature en 2021. Résultat : les promoteurs doivent répondre aux mêmes critères, mais avec un budget beaucoup plus serré.

Également directeur général de la Compagnie Emmanuel-Grégoire, un organisme à but non lucratif propriétaire d’une ressource intermédiaire à Montréal, Carl Veilleux peut témoigner des difficultés vécues pour mener à bien des projets de construction.

Des dizaines d’appels d’offres pour des ressources intermédiaires restent sans réponse

Rapport de Davide Gentile.

En 2017, l’organisation a acheté un terrain à la pointe est de l’île pour y construire une deuxième ressource intermédiaire. Six ans plus tard, ce n’est encore qu’un projet.

À partir du moment où une organisation à but non lucratif ne peut plus soutenir un projet comme celui-ci, il ne faut pas s’attendre à ce que des promoteurs privés le fassent. C’est bloquant pour tout le monde.

Conséquences dans les hôpitaux

Le manque de places en ressources intermédiaires se répercute sur le réseau hospitalier.

À l’Hôpital général du Lakeshore à Montréal, l’unité 4 Est du service de psychiatrie fait ce qu’elle peut pour stimuler ses résidents en attente d’une place dans un établissement de santé de deuxième ligne.

Les patients qui sont ici sont déclarés stables. Ils sont donc prêts à quitter l’hôpital s’ils sont jumelés à un lieu comme une ressource intermédiaire, un foyer de groupe ou une ressource de type familial. Le problème c’est qu’on n’a pas de placeexplique l’assistante sociale Mélanie Léonidas.

Le directeur du programme de santé mentale et de toxicomanie de CIUSSS originaire de l’Ouest-de-l’Île de Montréal, Amine Saadi, peine à trouver des promoteurs pour combler les espaces d’hébergement dont sa clientèle a besoin.

LE CIUSSS a mis en place un plan d’action pour améliorer la situation, entre autres en remplaçant les ressources de type familial, telles que les familles d’accueil pour personnes vivant avec des troubles de santé mentale, par des ressources intermédiaires, mais cette solution n’est pas suffisante.

Nous rencontrons des problèmes majeurs. Entre autres choses, l’augmentation actuelle du coût des immeubles ou des maisons nous empêche vraiment de réaliser notre plan d’action comme nous le souhaiterions. Alors, on se retrouve souvent avec des patients qui nous bloquent l’accès aux lits d’hôpitaux parce qu’il n’y a pas assez de places en terme d’hébergement.» a déclaré M. Saadi.

On a eu deux appels d’offres ces deux derniers mois, puis (…) il n’y a pas eu de preneurs de la part des promoteurs.

Par courriel, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a indiqué avoir pris conscience des obstacles financiers à la création de places en ressources intermédiaires. Il ne ferme pas la porte à une renégociation de l’accord national avec leARIHQ avant son expiration en 2025.

À ce jour, aucune solution n’a été écartée. Des analyses sont en cours afin de déterminer des solutions adaptées aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux. Rappelons que c’est une priorité ministérielle de maintenir le stock actuel de ressources intermédiaires et de les développer pour l’avenir.écrit le service de communication du ministère.

Une rencontre entre le ministère et leARIHQ s’est tenue le 27 septembre, mais aucun calendrier n’a été fixé pour la suite.

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