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Santé

Des chauves-souris qui nous aident à mieux comprendre le cancer

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Des recherches fascinantes récemment publiées montrent que la très faible incidence de cancer chez les chauves-souris pourrait s’expliquer par certains gènes impliqués dans la puissante réponse immunitaire de ces animaux.

Mammifères volants

Les chauves-souris sont un ordre très particulier de mammifères (Chiroptères), caractérisé par le développement de plusieurs adaptations physiologiques tout à fait remarquables comme le vol à très grande vitesse (certaines espèces peuvent atteindre des vitesses supérieures à 150 km/h), l’écholocation, une longévité inhabituelle pour des animaux de leur taille. (jusqu’à 40 ans, ce qui équivaudrait à 230 ans pour un humain) et des taux de cancer très faibles.

Ces propriétés sont d’autant plus exceptionnelles que les chauves-souris représentent également un réservoir de plusieurs virus, dont certains extrêmement dangereux (Marburg, Nipah, Ebola, SARS-CoV-1 et -2), sans que la présence de ces pathogènes n’ait d’impact négatif. sur leur santé.

Immunité atypique

Il a été suggéré que la résistance des chauves-souris à la présence de nombreux virus est due à des différences marquées dans la structure de nombreuses protéines immunitaires qui rendent ces animaux tolérants à l’infection virale et réduisent la réponse inflammatoire normalement associée à la présence d’un agent pathogène.

L’inflammation jouant également un rôle clé dans le développement du cancer, cette atténuation des réponses immunitaires et inflammatoires pourrait également expliquer la très faible incidence de cancer observée chez la chauve-souris.

Pour examiner cette possibilité, les chercheurs ont analysé l’ADN de 15 espèces différentes de chauves-souris et comparé ces génomes à celui des humains, des souris et d’autres mammifères susceptibles de développer différents types de cancer.1.

Ils ont observé plusieurs différences frappantes dans les gènes codant pour plusieurs protéines immunitaires et inflammatoires, en particulier dans les interférons, une classe de protéines qui jouent un rôle central dans le contrôle de l’inflammation.

Selon les auteurs, le profil d’interféron des chauves-souris est complètement différent de celui des humains et la réduction du potentiel inflammatoire provoquée par ce changement pourrait expliquer, au moins en partie, l’incidence quasi inexistante des cancers chez ces animaux.

Un ADN mieux protégé

Un autre facteur qui pourrait contribuer à cette protection contre le cancer est la présence de 33 gènes suppresseurs de tumeurs et de 6 gènes réparateurs d’ADN qui sont enrichis dans le génome des chauves-souris par rapport à celui des mammifères touchés. par le cancer.

Il est possible que ces mécanismes de protection soient une adaptation au mode de vie très particulier des chauves-souris, notamment à la grande quantité de déchets métaboliques (comme les radicaux libres) qui sont générés par la forte dépense d’énergie nécessaire au vol.

Étant donné que ces déchets peuvent attaquer l’ADN et provoquer des mutations conduisant au cancer, la sélection des mécanismes de défense et de réparation de l’ADN a probablement évolué en parallèle pour contrecarrer les effets négatifs de ces attaques sur la survie.

Quoi qu’il en soit, il est clair qu’une réponse inflammatoire de faible intensité, combinée à la présence de barrières protégeant l’intégrité de l’ADN, représente une stratégie gagnante pour la prévention non seulement du cancer, mais aussi de toutes les maladies chroniques dont le développement est influencé par un excès d’inflammation.

Ces résultats montrent une fois de plus à quel point la nature représente une source d’inspiration inépuisable pour découvrir de nouvelles façons de lutter contre les maladies qui touchent l’humanité et d’améliorer la condition humaine.

1. Scheben A et al. Le séquençage à lecture longue révèle une évolution rapide des gènes liés à l’immunité et au cancer chez les chauves-souris. Génome Biol. Évol. 2023 ; 15 : évad148.



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