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Nouvelles canadiennes

Des bisons à la rescousse des prairies

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De retour à la maison familiale, Kurt Wigness prépare le dîner : des burgers de bison. Des deux hommes, il est le plus bavard. Il adore raconter des histoires et pourrait parler pendant des heures des artefacts qu’il trouve sur ses terres.

Comme cette grosse pierre d’un mètre de diamètre avec une cavité en son centre. Je l’appelle mon indestructible Maytag (marque de laveuse)., plaisante Kurt. Cet été, un archéologue en visite lui a expliqué qu’il pourrait s’agir d’un outil que les premiers peuples sédentaires utilisaient pour laver leurs vêtements.

Ou ce rocher entièrement poli par le bison, cela montre qu’ils étaient là bien avant nous, depuis des millénaires.

On estime qu’entre 30 et 60 millions de bisons auraient galopé à travers les plaines avant le « Grand Massacre » des années 1700. Photo : Radio-Canada / CORY HERPERGER

C’est avec cette volonté de recréer un environnement similaire à celui d’autrefois que le parc national des Prairies, situé à une heure au sud, a réintroduit le bison.

Outre le ciel nocturne, qui offre un spectacle à couper le souffle, ce sont les bisons qui constituent l’attraction la plus prisée du parc. Mais ceux qui peuvent les voir ont de la chance, car les géants disposent de plus de 900 kilomètres carrés de terrain de jeu.

Un territoire qui peut paraître immense aux visiteurs, mais qui est petit pour le responsable de la conservation du parc, Dan Rafla.

C’est pourquoi il est très important d’avoir d’autres personnes qui partagent nos valeurs de conservationrévèle Dan Rafla, faisant référence aux éleveurs de bétail comme les Wigness. Ils sont extrêmement importants pour la conservation (des écosystèmes).

Le gestionnaire de la conservation de ce parc de la Saskatchewan arrête sa voiture au sommet d’une colline pour expliquer l’importance des prairies. Même si l’on ne voit pas grand-chose à la surface, la végétation des prairies peut capter beaucoup de carbone.

Même si Dan Rafla convient que cette information reste rare dans la population générale, il existe un consensus au sein de la communauté scientifique. C’est quelque chose qui est de plus en plus connu et, aujourd’hui, c’est l’une des motivations pour protéger cet écosystème.

Établi en Saskatchewan depuis seulement un an, Dan Rafla est impressionné par la richesse du paysage. C’est une beauté plus calme et plus nuancée, mais regardez juste derrière nous, tous ces buissons de sauge sauvage, c’est incroyable, et c’est l’habitat de nombreuses espèces menacées.

Si vous n’avez pas grandi en Alberta, en Saskatchewan ou au Manitoba, vous ne voyez peut-être que des étendues plates, mais il y a en réalité beaucoup de richesse et de biodiversité… sous vos pieds., déclare Jensen Edwards, porte-parole de l’organisation environnementale Conservation de la nature Canada. Pour lui, les prés, c’est un peu des héroïnes méconnues.

Car c’est dans ses racines que cet écosystème, que l’on retrouve non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Russie et ailleurs sur la planète, piège un tiers du carbone mondial. Ce qui en fait un allié crucial dans la lutte contre les changements climatiques, estime Cecelia Parsons d’Environnement et Changement climatique Canada, citant des études réalisées par son ministère.

Elle explique que étant souterrain, le carbone piégé par les prairies est protégé des incendies, contrairement au carbone stocké par les forêts.

Illustration d'un réseau racine

Environ 90 % de la biomasse des prairies tempérées se trouve sous terre. Les racines peuvent atteindre près de quatre mètres.
Photo : Radio-Canada

Selon un recensement des données sur les terres agricoles canadiennes relayé par Conservation de la nature Canada, le pays a déjà perdu 80 % de ses prairies indigènes. Et l’organisme environnemental craint que ce chiffre continue d’augmenter avec la croissance urbaine et l’expansion de l’agriculture.

 » Nous avons atteint le point où nos prairies sont très menacées… Nous perdons, au Canada, l’équivalent de 100 000 terrains de football de prairies sauvages chaque année. »

Une citation de Jensen Edwards, porte-parole, Conservation de la nature Canada

Ce sentiment d’urgence est partagé par Merek Wigness. Cet été, des milliers de kilomètres de forêts ont été détruits par les flammes à l’est et à l’ouest du pays. La fumée qui traverse la Saskatchewan est, pour lui, un dur rappel de l’importance de conserver cet écosystème sous-estimé.

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