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Nouvelles canadiennes

Dépression post-partum : des pères « sauvés » par leur bébé après le décès de leur compagne

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Les pères endeuillés après le suicide de leur partenaire qui souffrait de dépression post-partum disent avoir été « sauvés » par leur bébé, mais ressentent encore de la colère et de l’incompréhension des années plus tard.

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« Le bébé m’a sauvé, car il faut le prendre une heure à la fois », confie *Martin, père d’une fillette de 5 ans, dont l’ex-compagne s’est suicidée 12 jours après l’accouchement, en 2017. avait une raison de s’accrocher.

« Les trois premières années ont été très, très difficiles. Au début, c’est en mode survie. On n’a pas le temps de penser à quoi que ce soit», renchérit Matthew Lalonde-Therrien, dont la compagne Julie Rioux s’est suicidée en 2016.

Le suicide est déjà un sujet sensible et tabou dans la société, le contexte de dépression post-partum ajoute une couche de sensibilité supplémentaire. Des années après le décès de leur compagne, ces pères avouent encore ressentir de la frustration.

« Comment ose-t-elle faire ça? »

«Je sais qu’elle était malade, mais je suis toujours en colère contre elle», admet Martin, 39 ans, qui vit à Montréal. Je n’ai pas l’impression que ce sentiment va disparaître. Comment a-t-elle pu oser faire à sa propre fille ce qu’elle voulait ?

Dans les deux cas, les mères avaient consulté un psychiatre pour dépression post-partum. Habitant la Gaspésie, Julie Rioux a même été hospitalisée pendant un mois à deux heures de chez elle, à Rimouski.

« Elle ne se sentait pas du tout suivie ni aidée », se souvient M. Lalonde-Therrien. Elle a dit au psychiatre ce qu’il voulait entendre pour sortir de là.

Aux prises avec de graves problèmes de sommeil et une dépression majeure, la femme de 34 ans s’est finalement suicidée en septembre 2016, alors que son fils avait huit mois. Elle devait revoir son psychiatre trois semaines plus tard.

« Enfin, elle a été méchante avec l’enfant. Quand il pleurait, elle le dénigrait», se souvient sept ans plus tard le père, qui ressent toujours colère et incompréhension.

En effet, les cas graves de dépression post-partum peuvent entraîner des difficultés d’attachement à l’enfant et un rejet.

«C’est une souffrance extrême», explique Valérie Samson, infirmière consultante en médecine materno-fœtale à l’hôpital Sainte-Justine. La mère peut douter de ses compétences parentales et ne se sent pas à la hauteur.

Une chose est sûre, ces hommes considèrent que les services de santé mentale n’ont pas été suffisants.

  • Écoutez l’entrevue de Jessica Barker dans l’émission de Sophie Durocher via Radio QUB :
« Faites une petite sieste »

« La semaine d’avant, on courait partout dans les hôpitaux », raconte Martin, dont la fille vient de rentrer à la maternelle.

Alors que la mère de 32 ans venait d’accoucher en 2017, l’hôpital a refusé d’hospitaliser la mère avec son bébé.

« Ils lui ont dit : ‘Rentre chez toi, fais une petite sieste et ça va disparaître.’ J’ai l’impression qu’ils ont banalisé les symptômes. Chaque fois qu’on lui disait non, son état empirait un peu », ajoute-t-il.

Finalement hospitalisée dans un service psychiatrique de l’hôpital Sainte-Justine, la femme a mis fin à ses jours après être sortie en courant de sa chambre.

« Il existe des services pour presque tout en médecine, mais en post-partum, il n’y a presque rien. C’est le désert », conclut Martin.

Aujourd’hui encore, ce dernier n’ose même pas évoquer les circonstances du décès.

« Cela change les attitudes des gens », affirme celui qui a recommencé sa vie avec une nouvelle femme.

*Il souhaite rester anonyme pour protéger sa fille

(!) Où demander de l’aide ?
  • À l’accueil psychosocial de votre CLSC
  • Aux urgences d’un hôpital
  • D’un médecin de famille
  • Dans un centre communautaire périnatal
  • Tel-Aide : 514-935-1101
  • Infos sociales : 811
  • Ressources communautaires et sociales : 211

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