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Entreprise

De l’hydrogène vert et des milliards à Shawinigan

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Ces détails seront dévoilés par TES Canada vendredi, en Mauricie. Le ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, ainsi que le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, doivent être présents à l’annonce. Selon nos informations, la facture du projet oscille autour de 4 milliards de dollars si l’on prend en compte la part d’autoproduction énergétique.

L’hydrogène vert – très consommateur d’énergie – est considéré comme une solution alternative dans l’industrie lourde (cimenteries, alumineries et aciéries), encore dépendante du gaz naturel fossile. Filiale de la société belge Tree Energy Solutions, TES Canada a été cofondée par la femme d’affaires France Chrétien Desmarais, fille de l’ancien premier ministre Jean Chrétien et épouse d’André Desmarais, vice-président du conseil d’administration de Power Corporation du Canada.

L’entreprise a obtenu un bloc d’énergie estimé à 150 mégawatts (MW), soit l’équivalent d’environ 30 fois la puissance du Centre Bell.

« L’hydrogène sera destiné à être utilisé au Québec », affirment les promoteurs, sur le site Internet du « Projet Mauricie », où l’on apprend que la mise en service aurait lieu en 2028 et que 200 emplois permanents seraient créés dans la région. après le démarrage.

Mercredi, TES Canada n’a pas commenté les informations recueillies par La presse.

TES Canada fait partie de la liste de 11 demandes sélectionnées par le ministre Pierre Fitzgibbon pour partager environ 1000 MW. Les entreprises souhaitant se lancer dans la production d’hydrogène se précipitent sur nos portes. Hydro-Québec a reçu des demandes totalisant 23 000 MW, dont 9 000 pour l’hydrogène vert.

C’est beaucoup trop, selon le ministre.

«On ne peut pas fabriquer d’hydrogène, on n’a pas d’électricité (…), on va en fabriquer un peu quand même», a déclaré M. Fitzgibbon, alors qu’Hydro-Québec faisait état de l’augmentation de la demande industrielle.

Points d’interrogation

Plusieurs questions pourraient attendre les promoteurs vendredi. On ne sait pas encore d’où proviendra l’argent. Québec et Ottawa ne seraient pas directement impliqués dans l’arrangement financier.

Fondée en 2019, Tree Energy Solutions est toujours considérée comme une start-up et sa filiale canadienne existe depuis à peine un an. En juillet 2022, Tree Energy Solutions était valorisée environ 940 millions de dollars (700 millions d’euros), selon le Temps Financier. Des institutions comme la banque britannique HSBC et le groupe financier italien UniCredit comptent parmi ses « partenaires et actionnaires ».

Partout dans le monde, ses projets sont encore en phase de développement. Aux États-Unis, le propriétaire de TES Canada collabore, entre autres, avec le géant français de l’énergie Total pour potentiellement implanter un site de production de gaz naturel de synthèse.

En Mauricie, la question de l’acceptabilité sociale risque d’entrer rapidement dans l’espace public. L’électrolyseur d’hydrogène de l’entreprise, dont la capacité est estimée à 500 MW, doit être installé dans le parc industriel de Shawinigan, ce qui ne devrait, en principe, pas poser de problème.

Puisque les 150 MW que doit fournir Hydro-Québec seront insuffisants, les promoteurs souhaiteraient ériger plus d’une centaine d’éoliennes – ce qui constituerait l’un des plus grands parcs du genre au Québec – dans un rayon d’une trentaine d’années. kilomètres autour de Shawinigan. Douze communes ont été identifiées et informées. Reste à voir comment leurs citoyens réagiront.

Joint par téléphone par La presse, le maire de Shawinigan, Michel Angers, n’a pas souhaité commenter les différents aspects du projet. Il a toutefois eu du mal à contenir son enthousiasme face à l’annonce prévue vendredi.

« Cela faisait très longtemps que cela n’avait pas eu lieu (l’annonce d’un tel projet) », a déclaré M. Angers. Ce sera très intéressant. Tous nos terrains sont réservés à des projets d’efficacité énergétique. Vendredi sera un premier départ. »

Deux volets

Le complexe québécois de TES Canada devrait comporter deux volets. Il y aura production d’hydrogène vert ainsi que de gaz naturel de synthèse « renouvelable et 100 % vert ». Au moment de la rédaction de cet article, nous ne connaissions pas les quantités qui seraient produites.

Énergir est un client potentiel pour ce gaz naturel de synthèse, selon les informations recueillies par La presse. Il serait acheminé vers les clients industriels du distributeur québécois via son réseau qui approvisionne le parc industriel de Shawinigan.

« Le projet permettrait à Énergir d’accéder aux usages complémentaires de l’hydrogène vert en produisant notamment un volume important de gaz naturel renouvelable de troisième génération afin d’accélérer la mise en œuvre de cette avenue innovante. Nous ne commenterons pas davantage pour le moment. Nous serons toutefois présents vendredi pour expliquer notre rôle dans ce projet. »

Énergir, par courriel

TES Canada est dirigé par Éric Gauthier, ancien cadre chez Power Corporation responsable des investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables. Aux côtés de Mme Chrétien Desmarais parmi les administrateurs, on retrouve notamment Robert Tessier, ancien président du conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et ancien président-directeur général de Gaz Métro (l’ancien nom d’Énergir) .

Les cofondateurs de Tree Energy Solutions, Marcel Van Poecke et Paul Van Poecke, siègent également au conseil d’administration de TES Canada. Ces derniers se présentent comme deux hommes d’affaires possédant plus de trois décennies d’expérience dans le secteur de l’énergie, où ils ont occupé de nombreux postes de direction.

Avec la collaboration de Tommy Chouinard, La presse

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