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Nouvelles canadiennes

de l’amour de la nature à l’éco-spiritualité

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Lorsqu’elle a lu pour la première fois l’encyclique Laudato si’du pape François en mai 2015, a déclaré Laura Morosini « aussi stupéfait qu’émerveillé ».  » C’était bien au-delà de mes attentes », se souvient-elle en souriant, installée sur sa terrasse verdoyante du 20e arrondissement de Paris.

Huit ans plus tard, seule annonce d’une suite, publiée le 4 octobre et intitulée Laudate Deum, est selon elle une preuve de conscience écologique dans l’Église.  » Le Pape est avec nous ! », s’enthousiasme-t-elle.

Changer les choses grâce aux lois

Laura Morosini, 54 ans, porte depuis des années cette conciliation – ou réconciliation – entre foi et écologie. Une relation qu’elle chérit depuis l’enfance : née dans une famille catholique italienne, elle a d’abord vécu à Milan avant d’arriver dans le sud de la France, pour le travail de son père. A Monaco, elle entretient une relation étroite avec la nature«surtout la mer».

Mais son « réveil écologique» a été principalement réalisé à l’adolescence, au début des années 1980, en pleine guerre froide, dans un monde menacé par la guerre nucléaire.  » Pour la première fois dans l’histoire, l’humanité a réalisé qu’elle pouvait s’autodétruire et détruire toute vie sur Terre, souligne-t-elle. Ce fut le point de départ de mon engagement. »

Étudiante à Sciences Po Bordeaux, elle s’est spécialisée en droit de l’environnement. Convaincue que la politique a un rôle à jouer dans la lutte pour la préservation de la planète, elle a été tour à tour attachée parlementaire puis conseillère technique environnement à la mairie de Paris, où elle a notamment engagé le premier Plan Climat de la ville.  » J’étais déterminé à faire bouger les choses « , dit-elle, les yeux pleins d’enthousiasme derrière ses lunettes rouge vif.

Encourager les chrétiens dans leur transition écologique

Après quinze ans de carrière dans le monde institutionnel, Laura Morosini, également mère de deux enfants, a compris qu’il fallait faire des efforts « ce qui se passe en chaque personne, au niveau le plus profond ». Reprenant l’expression du Pape François dans Laudato si’cela évoque un « conversion à l’écologie nécessaire chez chaque individu » afin de former un « demande sociale » mesures écologiques. « Concevoir des kilomètres de pistes cyclables n’entraînera pas de changement radical si les gens continuent de penser : « J’adore la voiture» « , dit-elle, dénonçant implicitement la petite phrase d’Emmanuel Macron, dimanche 24 septembre.

Pendant longtemps, cet avocat a ressenti une grande frustration personnelle : « Je n’ai pas pu établir de lien entre mon activité professionnelle et ma vie de foi… à l’exception de mon agacement face aux montagnes de déchets lors des goûters paroissiaux. », glisse-t-elle.

En 2012, elle crée avec des amis le mouvement œcuménique Chrétiens Unis pour la Terre. « Nous voulons apporter des solutions concrètes pour changer les mentalités et l’Église. Les chrétiens doivent s’appuyer sur leur héritage spirituel, notamment le Cantique des Créatures, de saint François d’Assise « , elle explique.

Co-fondateur du label Green Church

Profitant de l’élan suscité par la publication de Laudato si’en 2017, elle participe à la création de « Green Church », un label visant à inciter les paroisses à participer à la transition écologique, en s’inspirant des modèles suisses et britanniques.

 » Chaque paroisse réalise un éco-diagnostic, puis à votre rythme dans la mise en œuvre de diverses mesures : rénovation des bâtiments, organisation de fresques climatiques, carême végétarien, jardins partagés, etc. », elle dit. Près d’un millier de lieux d’Église portent aujourd’hui ce label en France.

Aujourd’hui, Laura Morosini poursuit son engagement au sein de la branche européenne du mouvement Laudato si’qui vise à « élever une voix prophétique pour la justice climatique et écologique ». Elle anime des formations et pilote des projets tels que La lettre, un film d’introduction à l’encyclique, ou co-organise des événements comme Time for Creation. UN « un agenda chargé, en adéquation avec l’urgence climatique », pour ce passionné aux multiples casquettes, mais « toujours plein d’optimisme ».

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Ses raisons d’espérer

« Il ne s’agit plus seulement de regarder la nature »

« Sur les questions écologiques, les paroles des chrétiens sont considérées comme une heureuse surprise : la société civile nous accueille à bras ouverts pour participer à ce combat. De plus, nous sommes passés à une autre échelle et avons quitté l’époque où l’on pensait que l’écologie était : « Fermez le robinet et triez vos déchets.» Aujourd’hui, par exemple, il existe un réel enthousiasme au sein de l’Église pour le désinvestissement des énergies fossiles, un mouvement qui prend de l’ampleur depuis la COP21. Il s’agit cependant d’un geste majeur, aux impacts immédiats. Par ailleurs, j’observe un intérêt croissant pour l’éco-spiritualité. Beaucoup comprennent qu’il ne s’agit plus seulement de regarder la nature, mais de recréer une relation spirituelle avec la Création. »

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