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Nouvelles canadiennes

Dans l’œil d’Ivanoh : prédire le pire

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Outre les victimes civiles et militaires, certains journalistes, vidéastes et photographes couvrant la guerre entre Israël et le Hamas ont été tués. Vendredi, 21 journalistes ont perdu la vie depuis le début des hostilités, huit ont été blessés et trois autres sont portés disparus ou détenus, selon un rapport du Comité pour la protection des journalistes. Un constat brutal.

Partir en reportage dans une zone de guerre n’est évidemment pas sans risques. Une bonne préparation est cruciale pour les minimiser.

Formations

Une formation aux premiers secours, notamment, est dispensée à ceux qui devront se rendre dans des zones dangereuses.

Photo : Radio-Canada

La première étape de cette préparation a lieu très en amont, bien avant de réaliser un reportage. La plupart des agences de presse proposent des formations sur le travail dans des situations dangereuses. Nous enseignons notamment les premiers secours adaptés aux zones de conflits.

Un briefing militaire de base sur les tactiques de guerre, les armes et les équipements de sécurité est également requis. Un gilet pare-balles ne sert à rien si on ne sait pas s’en servir.

Cette formation nous permet également de rencontrer des collègues ayant déjà travaillé en zone de guerre. C’est l’occasion d’apprendre et d’échanger.

Planification et logistique

Avant de partir, vous devez trouver des contacts locaux. C’est une règle de base. Dans l’industrie, on les appelle fixateurs.

Ce sont souvent des gens qui habitent dans la région et qui connaissent champ Au bout des doigts. Ils sont souvent évoqués par des confrères journalistes. Nous voulons qu’ils soient fiables, honnêtes et ingénieux. Nous devons pouvoir leur faire une confiance absolue. Notre vie en dépend.

En plus de nous orienter et de nous trouver un véhicule avec un chauffeur expérimenté, ils doivent le plus souvent faire office d’interprètes lors des entretiens.

Casques, gilets pare-balles et articles de sécurité sont stockés dans une petite pièce.

Radio-Canada possède sa propre réserve d’équipements de sécurité.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La logistique avant le départ est complexe.

La liste des choses à garder à l’esprit est longue, mais voici un bref aperçu :

  • passeports et visas
  • documents pour l’accord avec le service militaire du pays visité
  • médicaments et trousse de premiers secours
  • assurances (vie, évacuation, hospitalisation, etc.)
  • cartes de crédit et argent en monnaie locale
  • matériel d’utilisation (appareils photo, objectifs, trépieds, etc.)
  • piles et adaptateurs secteur
  • matériel de sécurité
  • vêtements
  • sac de couchage
  • eau et nourriture sèche (surtout les barres granola)

Il faut également prévoir les déplacements, l’hébergement et l’accès, une fois sur place, à Internet, à un téléphone satellite, à une génératrice, à une voiture électrique et à essence.

Un homme portant un casque et un gilet pare-balles est allongé face contre terre à côté d’une voiture.

Un journaliste s’abrite près du moteur d’un véhicule lors d’une attaque à Sderot, en Israël, le 9 octobre. Cette position permet une meilleure protection contre les projectiles.

Photo : Getty Images/AFP/JACK GUEZ

Et vous devez établir un plan de sécurité.

Avons-nous besoin d’un garde du corps ? Une escorte militaire ? Les besoins varient en fonction du niveau de risque et de la volatilité de la situation.

Choisir avec qui faire équipe est essentiel au succès de l’expédition.

Un voyage typique dans une zone de guerre par une équipe journalistique (photographe et reporter) nécessite un fixateurun chauffeur et un spécialiste de la sécurité.

Ce dernier est souvent un ancien militaire qui a beaucoup d’expérience dans le secteur où nous allons. C’est le responsable de la sécurité qui, en théorie, a le dernier mot. Nous devons discuter avec lui du niveau de risque que nous sommes prêts à tolérer.

Si l’un de nos collègues est trop téméraire et n’écoute pas les retours de l’équipe, le voyage peut vite tourner au cauchemar.

L’inverse est également problématique. Si un membre de l’équipe a constamment des réserves sur le plan du jour, nous ne sommes pas plus avancés.

Deux agents couvrent un caméraman de leurs corps.

Des agents de sécurité israéliens protègent un caméraman lors d’une attaque à Sderot, en Israël, le 12 octobre.

Photo : Getty Images/AFP/MENAHEM KAHANA

Une préparation intellectuelle est également requise. Vous devez lire et vous documenter sur le conflit que vous allez couvrir.

Quelle est la situation géopolitique ? Quels sont les acteurs du conflit ? Quelle langue parlons-nous ? Comment allons-nous communiquer sur le terrain et avec nos collègues de bureau ? Y a-t-il de l’électricité ?

Chaque fois que vous travaillez dans une zone dangereuse, des événements imprévus se produisent. Une fois sur place, si nous sommes bien entourés et bien préparés, nous pouvons minimiser ces imprévus et nous concentrer sur l’essentiel : faire notre travail.

Toutefois, une telle préparation n’est pas à la portée de tous. Les pigistes et les travailleurs des petits médias, par exemple, doivent très souvent s’en passer, à leurs propres risques.

Les gens se rassemblent autour d’un tas de pierres sur lequel sont placées quelques caméras.

Les collègues d’Issam Abdallah ont placé leurs caméras sur sa tombe. Le vidéaste a perdu la vie la semaine dernière alors qu’il couvrait le conflit Israël-Hamas.

Photo : Reuters/ZOHRA BENSEMRA

J’ai vécu une nouvelle expérience très triste il y a quelques jours. C’était la première fois que je voyais des photographes déposer leurs appareils photo sur une tombe.

J’espère bien que c’est le dernier.

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