Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles canadiennes

Crise entre l’Inde et le Canada : la Russie et la Chine « se lèchent les babines » | Tensions entre l’Inde et le Canada

[ad_1]

Au cours des cinq dernières années, le Canada a vu ses relations diplomatiques s’effondrer avec trois grandes puissances mondiales : la Russie, la Chine et, plus récemment, l’Inde. Tandis qu’Ottawa tente de limiter les effets de la crise diplomatique avec New Delhi, Moscou et Pékin se frottent les mains, estiment les experts.

Les tensions entre l’Inde et le Canada ont été révélées le 18 septembre, lorsque le premier ministre Trudeau a déclaré à la Chambre des communes que des « allégations crédibles » établissaient un lien potentiel entre le gouvernement indien et l’assassinat d’un citoyen canadien d’origine sikh, Hardeep Singh Nijjar. .

Le ministère indien des Affaires étrangères a réagi le même jour en qualifiant les accusations de M. Trudeau deabsurde.

Depuis lors, le Canada et l’Inde ont tous deux expulsé de hauts diplomates des deux pays. New Delhi a également suspendu le traitement des demandes de visa faites par les citoyens canadiens et a exigé qu’Ottawa réduise son corps diplomatique sur son territoire.

Du côté canadien, les autorités semblent toutefois vouloir contenir la crise, le premier ministre Justin Trudeau ayant répété à plusieurs reprises vouloir éviter toute escalade avec l’Inde. Il a également réitéré l’importance de garder les diplomates canadiens en Inde. pour faire progresser nos relations avec ce pays.

Cette crise s’ajoute à d’autres démêlés diplomatiques impliquant Ottawa, notamment avec Moscou, depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, et avec Pékin, depuis 2018, lorsque la Chine a arrêté les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig en réponse à l’arrestation au Canada, à la demande. des autorités américaines, de l’héritière et directrice financière du géant Huawei.

À elles deux, la Russie, la Chine et l’Inde représentent une population de près de 3 milliards d’habitants, soit 37 % de la population mondiale.

La crise avec l’Inde survient alors que les alliés du Canada, menés par les États-Unis, courtisent New Delhi dans l’espoir de faire de la cinquième économie mondiale un contrepoids à l’influence de Pékin dans la région indo-pacifique. .

Une effigie du Premier ministre indien Narendra Modi a été brûlée lors d’un rassemblement sikh devant le consulat indien à Toronto.

Photo : Getty Images / AFP/COLE BURSTON

Le manque de preuves dénoncé

Selon les experts interrogés, cette nouvelle querelle diplomatique place Washington dans une position inconfortable, ce qui explique la réaction modérée des Etats-Unis, qui affirment concerné par les accusations canadiennes, appelant l’Inde à collaborer dans l’enquête.

Les experts estiment également que cette querelle risque de faire basculer l’Inde dans le camp russo-chinois.

La Russie et la Chine se lèchent les babines, elles ont l’eau à la bouche, elles sont super heureuses.

Selon Michel Juneau Katsuya, ancien directeur de la zone Asie-Pacifique du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), c’est la Russie qui en profite le plus, voyant dans cette crise une opportunité de favoriser un rapprochement avec la Russie. ‘Inde.

Il rappelle que lors du dernier sommet du G20, tenu en septembre en Inde, les dirigeants se sont abstenus d’évoquer l’agression russe en Ukraine, à la demande de New Delhi.

Le premier ministre Justin Trudeau et le premier ministre indien Narendra Modi.

Le premier ministre Justin Trudeau avec son homologue indien Narendra Modi.

Photo : La Presse Canadienne / Sean Kilpatrick

C’est un régal pour la Russie de voir le Canada, qui essayait d’être un champion sur tous les terrains en faveur de l’Ukraine, saborder son propre bateau, déplore M. Juneau Katsuya, surtout après la bévue monumentale (de l’hommage rendu) à un nazi. sympathisant au Parlementlors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Ottawa.

Tout fossé qui se développe entre l’Inde et ses partenaires occidentaux est célébré par Pékin et Moscou, car ces deux pays ne veulent pas voir des ponts construits dans la région dans le but de les isoler.

La querelle diplomatique entre New Delhi et Ottawa est donc considérée comme une évolution bienvenue tant en Chine qu’en Russie.dit M. Vaishnav.

Pour Michel Juneau Katsuya, le premier ministre Justin Trudeau manquait cohérence dans porter des accusations (contre l’Inde) comme il l’a fait, sans être en mesure de fournir des preuves. C’est de l’amateurismeil accuse.

Un homme met le feu à un drapeau canadien.

Des militants de Shiv Sena Taksali ont incendié une banderole représentant le drapeau national du Canada lors d’un rassemblement dans une rue d’Amritsar, le 23 septembre 2023.

Photo : AFP / Narinder Nanu

L’expert en sécurité nationale rappelle que la Grande-Bretagne, où la Russie était accusée d’avoir empoisonné deux de ses opposants − Alexandre Litvinenko (Nouvelle fenetre)en 2006, et Sergueï Skripal, en 2018, − avaient fourni à sa population les noms des suspects, ainsi que des vidéos et des photos pour étayer ses allégations.

En octobre 2018, après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, le président turc Recep Tayip Erdogan a partagé avec l’Arabie saoudite, ainsi qu’avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni, des enregistrements audio de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. meurtre.

Au Canada, aucune arrestation n’a encore été effectuée suite au meurtre en juin dernier de Hardeep Singh Nijjar et les autorités affirment que l’enquête est en cours.

La « crédibilité » du Canada en jeu

Selon M. Vaishnav, en l’absence de preuves solides, le Canada apparaît sur la défensive aux yeux de l’Inde, où la population et les médias se sont clairement rangés du côté du Premier ministre Narendra Modi.

Cela profite énormément à M. Modi, surtout à l’approche des élections du printemps prochain. (…) Il a adopté une diplomatie musclée pour faire avancer les intérêts de l’Inde sur la scène internationale et affirmer que l’époque où l’Occident dictait l’Inde est révolue.

La pression est donc sur le gouvernement canadien pour trouver un moyen de rendre publiques certaines preuves tout en protégeant ses méthodes et ses sources d’information, car à l’heure actuelle, c’est la crédibilité de M. Trudeau qui est en jeu. miserajoute M. Vaishnav.

Selon lui, les relations entre les deux pays finiront par s’améliorer, mais pas tant que M. Trudeau sera au pouvoir, car le degré d’animosité et d’antagonisme envers le gouvernement canadien qui se ressent actuellement à New Delhi est très élevé.

Les manifestants brandissent des drapeaux du mouvement Khalistan et une pancarte avec le visage de Hardeep Singh Nijjar.

Des manifestants se sont rassemblés à Vancouver en juin dernier à la suite du meurtre de Hardeep Singh Nijjar. Il a été tué par balle dans le parking du temple sikh qu’il dirigeait à Surrey, dans la région métropolitaine de Vancouver.

Photo : La Presse Canadienne / ETHAN CAIRNS

Les Indiens ne sont pas prêts de pardonner, d’oublier et de passer à autre chosea-t-il déclaré, affirmant que New Delhi souhaite que le Canada prenne des mesures plus fermes contre les militants en faveur de la création d’un État sikh indépendant en Inde, le Khalistan, un mouvement considéré comme terroriste par les autorités indiennes.

La diaspora sikh au Canada est la plus importante au monde, avec plus de 770 000 personnes. Environ 35 % des Indiens résidant au Canada sont sikhs, alors qu’il n’y a que 1,8 % de sikhs en Inde.

Les extrémistes sikhs seraient à l’origine de l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire du Canada, survenue le 23 juin 1985, lorsqu’une bombe placée dans la soute à bagages du vol 182 d’Air India a explosé, tuant 329 personnes à bord, dont plus de 80 enfants.

Michel Juneau Katsuya accuse les agences fédérales de sécurité, notamment SCRSayant a mal géré l’ingérence indienne pendant très longtemps.

J’étais à la tête du bureau Asie-Pacifique chez SCRSle dossier de l’ingérence indienne date de l’attentat d’Air Indiail a dit. On le sait, ils sont là depuis le début, ils ont des agents dans la communauté, ils sèment même le trouble dans la communauté.

Cela met en évidence une crise intérieure plus profonde dans la gestion de la sécurité nationale au Canada.

[ad_2]
journalmetro

Back to top button