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Nouvelles canadiennes

crainte d’une escalade après l’attaque meurtrière à Homs

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crainte d'une escalade après l'attaque meurtrière à Homs

► Comment s’est déroulée l’attaque de Homs ?

Une vague de panique s’est emparée en quelques secondes, jeudi 5 octobre, de l’académie militaire de Homs, dans le centre de la Syrie, à l’issue d’une cérémonie solennelle de promotions d’officiers. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent les victimes s’effondrant entre explosions et coups de feu. L’attaque, attribuée par le régime à « groupes terroristes », a été menée à l’aide de drones armés d’explosifs. Le bilan est très lourd : au moins 112 morts, dont 21 civils, et plus de 120 blessés. Le ministre de la Défense Ali Mahmoud Abbas, présent à la cérémonie, avait quitté les lieux juste avant l’attaque.

Le lieu de l’attaque est porteur d’une symbolique très forte, comme l’explique Fabrice Balanche, maître de conférences à l’université Lyon 2 et spécialiste de la Syrie. « Il s’agit d’une attaque très bien préparée contre le vaisseau amiral de l’armée syrienne, où Hafez Al Assad (l’ancien président et père de l’actuel chef de l’Etat, NDLR) a terminé ses études militaires. Le symbole est énorme. » Cette attaque n’est pas sans rappeler également le « massacre » de l’école d’artillerie d’Alep lorsque, le 16 juin 1979, 83 jeunes cadets alaouites furent tués à coups d’armes automatiques et de grenades par les Frères musulmans. .

► Quels groupes sont pointés du doigt ?

Pour l’heure, personne n’a revendiqué l’attaque, mais les forces gouvernementales ont mené des bombardements contre la région d’Idlib, dernier bastion rebelle du pays, situé à environ 120 kilomètres au nord-ouest du pays. pays. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a recensé 8 morts et 30 blessés lors de ces représailles.

L’utilisation de drones chargés d’explosifs n’est pas sans rappeler le mode opératoire des jihadistes d’Idlib, et notamment du principal groupe Hayat Tahrir Al-Sham (HTS). Issu de l’ancienne branche locale d’Al-Qaïda, qui compte environ 50 000 combattants, HTS contrôle en grande partie l’enclave de quelque 4 millions d’habitants. « HTS, qui a déjà utilisé ces drones, est passé maître dans l’art de leur fabrication artisanale. Ses membres ont montré qu’ils étaient capables de les envoyer depuis Idlib, en 2017-2018, en causant d’énormes dégâts contre la base aérienne russe de Hmeimim. (ouest du pays), explique Fabrice Balanche. Même si l’armée syrienne bombarde régulièrement la ligne de front à Idlib, la question est de savoir pourquoi ont-ils fait cela ? Il y a encore beaucoup d’obscurité et leur logique est difficile à comprendre. »

► Quelle pourrait être l’ampleur de la réponse de Damas ?

Outre les premières frappes de représailles lancées après l’attaque, le régime a promis de riposter. « fermement ». Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rapidement mis en garde contre le risque d’escalade, à l’unisson avec l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, qui a appelé à « désescalade immédiate » violence.

De quelle nature seront les représailles de Bachar Al Assad ? « Il doit laisser sa marque. Il peut très bien frapper ici ou là en disant qu’il s’agit d’ateliers supposés de fabrication de drones, mais j’ai des doutes sur la possibilité de lancer des représailles massives contre Idlib. Frapper HTS sur la tête nécessite d’énormes ressources. ajoute le spécialiste.

Et pour agir, Damas dépend grandement de Moscou, l’armée syrienne ne pouvant intervenir sans l’artillerie et l’aviation russes. «Nous savons que depuis 2022, la priorité de la Russie a été de se rapprocher de la Turquie et d’éviter les désaccords. Cependant, Idlib est un sujet de colère, explique Fabrice Balanche. Les Turcs protègent Idlib et ne veulent pas qu’une offensive de l’armée syrienne jette 2 millions de Syriens vers la Turquie. Les Russes ont donc indiqué à Assad qu’il n’était pas question de lancer une offensive sur Idlib, hormis des escarmouches, des tirs d’artillerie sur la ligne de front, et de se retourner plutôt contre les Kurdes pour se rapprocher des Turcs. Tout dépendra donc des Russes. »

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