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Coupable d’agression sexuelle : il plaide que sa victime a été contaminée par un rituel chamanique impliquant un cobaye

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Un pédophile qui a agressé sexuellement une fillette de 9 ans a tenté en vain de faire dérailler les poursuites en suggérant qu’un rituel chamanique impliquant un cobaye au Pérou avait coloré la mémoire de la jeune victime.

Edgar Orantes, 41 ans, a dénoncé le processus de révélation de l’enfant, affirmant qu’elle avait été « contaminée » par un proche et influencée par un rituel chamanique, au cours duquel un cobaye avait été sacrifié.

Le juge Dennis Galiatsatos a réfuté ses arguments, affirmant que la rencontre avec un chaman dictait plutôt « le moment » où la victime serait prête à faire rapport. Le magistrat a déclaré l’accusé coupable de contacts sexuels et d’agression sexuelle sur la jeune fille, alors âgée de 9 ans.

Et pour trancher la question, le magistrat s’est penché sur les rituels auxquels s’était livré le jeune.

La victime, dont l’identité est protégée, a subi une violente agression en 2015, alors qu’elle était en troisième année primaire. A partir de ce moment, son attitude a complètement changé. D’enfant joviale, elle est devenue triste et s’est isolée.

Sa mère a eu du mal à l’aider.

Trouver la vérité

L’été de son 13e anniversaire, la victime s’est rendue au Pérou pour rendre visite à un parent. C’est à cette occasion qu’elle fut amenée à participer à des rituels, dont un avec un esprit guérisseur.

Mais c’est plutôt la rencontre d’un chaman qui l’a aidée. Au cours de la séance, on lui mettait du parfum sur les mains, puis on lui plaçait un cobaye, appelé cuy au Pérou, sur le dos. L’animal a uriné sur l’enfant, ce qui, selon la tradition péruvienne, signifie que quelque chose n’allait pas dans la vie du client, a résumé le juge dans sa décision.

Le chaman passait ensuite l’animal sur tout le corps de la victime, lui tapotait les bras avec des compositions florales, brûlait de l’encens et faisait sonner une cloche. Pendant ce temps, le chaman a demandé aux esprits de guérir l’enfant, de lui enlever la perversité et son stress afin qu’elle puisse se sentir bien avec sa famille.

A la fin du rituel, le cobaye devait être sacrifié, comme le veut la tradition, « bien qu’il le fasse en l’absence (de l’adolescent) en raison de son jeune âge ». On lui a expliqué que lorsque le chaman tue l’animal, cela lui permet de découvrir la vérité.

Déclencheur pour un dévoilement

La jeune personne a témoigné qu’elle avait adoré son expérience, qu’elle avait été impressionnée et qu’elle se sentait guérie.

Après cet exercice, la victime a été interrogée par un proche qui l’avait accompagné chez le chaman péruvien. Elle a fini par avouer son « grand secret » et détailler l’agression qu’elle a subie quatre ans auparavant.

De retour au Québec, elle porte plainte à la police. Edgar Orantes a été inculpé à l’été 2020. À l’issue du procès, le magistrat a conclu que le souvenir de l’événement par la victime est « indépendant de toute influence extérieure ».

Il reconnaît que le rituel chamanique peut paraître « inhabituel selon les mœurs et coutumes nord-américaines », mais selon lui, cela n’affecte pas la fiabilité du récit de l’enfant. « Ce rituel peut être comparé à un autre événement déclenchant une révélation comme une visite chez le curé, une rencontre avec un professeur de confiance, une rencontre avec une assistante sociale ou une séance de psychothérapie », précise-t-il.

L’accusé reviendra devant le tribunal le mois prochain.

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